COMMENTAIRES DE L'OBSERVATION V
a) Ce malade a pris une très forte dose de gardénal, et bien qu'il en ait vomi une petite quantité, il est certain que
plusieurs grammes ont été absorbés.
Il a reçu une dose totale de 20 centigrammes de strychnine répartis de la façon suivante (19 centigrammes en trois
jours) :
43 mars, 3 centigrammes; 14 mars, 7 centigrammes; 15 mars, 9 centigrammes; 16 mars, À centigramme.
On est frappé de la progression des doses de strychnine nécessaires pour maintenir le malade dans un état satis-
faisant.
pas obtenu le réveil complet et définitif signalé par Ide dans | ki ses observations.
rs la abae “s la ue nous n'avons
ce) Soulignons l'intérêt de la recherche de réflexes rotuliens réapparus après le deuxième centigramme de strychnine intraveineux, à partir de ce moment-là nous n ‘avons plus utilisé que la voie sous- -cutanée; les injections n’ont pas été faites systématiquement, mais plus ou moins rapprochées, suivant l’état du malade. En procédant ainsi, on doit, à notre avis, éviter l'apparition de tout accident strychnique.
d) Remarquons enfin que nous avons fait rechercher systématiquement la numération globulaire et la formule leucocytaire, qui nous ont donné de telles variations quotidiennes qu’il ne nous semble pas que l’on puisse en tirer la moindre déduction au point de vue pronostic.
> OBservaTION VI.
Intoxication par le gardénal (6 grammes).
Guérison après injection de 4 centigrammes de strychnine.
X.., 33 ans, cultivateur, entre le 19 février 1934, à 16 heures, salle 19, dans le service du Docteur Denis.
Il a pris par ingestion, à 14 heures, 60 comprimés de gardénal à 10 centigrammes, soit un total de 6 grammes de gardénal.
A son arrivée dans le service, le malade est somnolent, obnubilé,
ES
répond avec ‘difioulté aux question
turique sans agitation. DU à AS Vision trouble. Réflexes musculaires normaux.
neux ie nettement diminués. “4 cent €
deb de re. PRE - + LS Un quart d ‘heure après son admission, e malade reçoit 1 centi- .
gramme de strychnine par voie intramusculaire (solution au Lo È
SRE
tième). | ere 4 Fe 17 heures s Le Done est fe. agité. On est obligé Fu la camisole de force pour le maintenir. =
Il se plaint de diplopie. \
Les réflexes oculaires sont normaux, >
Les réflexes tendineux sont abolis.
Puis, progressivement, le malade tombe dans une tornade très marquée. A
18 heures : 1 centigramme de strychnine.
19 heures : Malade somnolent, mais que l’on peut éveiller. Réflexes nettement plus vifs qu’à son entrée.
20 h. 30 : La torpeur s’est accentuée, et le malade est dans le -. coma, ne répond plus aux questions. RES
Tous les réflexes (y compris les réflexes pupillaires) sont aholis.
Strychnine sous-cutanée, 1 centigramme. =
Dans les instants qui suivent, le malade semble ee éveillé, il prononce quelques mots, demande à boire.
Revu à minuit, état stationnaire.
Les réflexes tendineux restent faibles. ?
20 février, — Le matin, on trouve le malade toujours somnolent, mais non pas côomateux, Les réflexes tendineux sont toujours faibles. |
La journée se passe sans modification.
17 heures : 1 centigramme de strychniñe sous-cutané.
Dans les instants qui suivent : agitation. Le malade veut se lever et on le maintient avec peine dans son lit,
Il n'est pas refait d’autre, strychnine,
production € du coma complet.
emende, Fe. Fe Fo nous er re nn int et que les réflexes disparaissaient, semble avoir empêché la é