COMMENTAIRES DE L'OBSERVATION X
E.- En somme, il s’agit d’une intoxication par le gardénal, 6 grammes environ; traitée avec insuccès par une dose considérable de strychnine (1 g. 31).
Pouvons-nous trouver une explication à cet échec?
On peut invoquer évidemment le retard avec lequel la strychnothérapie a été commencée, puisqu'il y avait au moins vingt-quatre heures que la malade s'était intoxiquée lorsqu'elle fut amenée à l'hôpital.
| On pourrait invoquer également, avec juste raison semble-
t-il, le terrain sur lequel a évolué l’intoxication, en effet, des renseignements donnés par la famille, il résulte que cette femme avait des antécédents pathologiques très chargés. Quoi qu’il en soit, nous pensons que nous nous sommes trouvé en présence d’un de ces cas analogues à ceux que
(Guérison cars. injection de 2 centigrammes de os
D < 1 Ne Le
ue, res, T 19 mai 1934. | : See ne
mt Elle arrive à l'Hôpital deux es après, “elle est admise ans Je service de M. le docteur Denis. 4 ARS SE Nous voyons la malade à 18 h. 30; torpeur accentuée; UE + ration régulière, facies légèrement cyanosé, les réflexes tendineux
s et le réflexe cornéen sont positifs.
LS = Le pouls est régulier, la tension artérielle de : Mx, 18; Mn, 7
Température de 36° 9.
Etant donné le bon état de la malade, nous ne voyons pas la nécessité de commencer la strychnothérapie, et on décide d’at- ne tendre en la laissant sous surveillance. : —
Nous revoyons la malade à 21 h. 30 : la torpeur s’est nettement f accentuée, les réflexes sont absents, il n’y a plus aucune réaction aux excitations, la respiration est beaucoup plus superficielle.
Etant donnée l’aggravation manifeste, nous injectons 4 centigramme de strychnine sous-cutané. s
Une minute après, la malade ouvre les yeux, elle peut s’asseoir “ dans son lit, elle demande à boire, elle parle distinctement, les réflexes rôtuliens sont revenus, mais faibles. La malade est encore somnolente, obnubilée et se remet à dormir dès qu’on cesse de lui parler.
À 22 heures, une heure après la situation est sans changement, sommeil peu profond, mais, étant donnéé la faiblesse des réflexes rotuliens, on injecte 4 deuxième centigramme de NOR qui rend la malade beaucoup plus éveillée,