‹ La Strychnine Dans Le Barbiturisme AiguChapitre 26 sur 30 · CS · texte numérisé non relu

CS

Déductions cliniques.

4° Tous nos malades ont pu être traités par la strychnine

parfois à dose considérable, sans jamais présenter le moin-

dre signe d’accidents strychniques; non seulement ils n’ont jamais eu de convulsions, mais nous n’avons jamais observé la moindre raideur. ’ 5

2 Dans toutes nos observations, nous avons noté le bon effet de la strychnine sur les troubles bulbaires, et en parti- culier sur les troubles respiratoires, la respiration devenant ample et régulière après chaque injection de strychnine.

Aussi avons-nous été très surpris de trouver dans le livre de M. Flandin une conclusion opposée : « En revanche, écritil, la strychnine agit peu sur les troubles respiratoires, la dyspnée, les irrégularités du rythme persistent habituellement pendant le traitement. »

3° Par contre, la strychnine ne nous a paru avoir aucune action sur la tension artérielle. Cette constatation nous a surpris dès le début, car, classiquement, la strychnine est considérée comme hypertensive; or, dans aucune de nos observations, et malgré les doses, parfois très élevées, de strychnine, nous n'avons noté le relèvement de la tension artérielle; au contraire, à diverses reprises, nous avons été obligé, pour lutter contre le collapsus cardiaque, d'utiliser très largement les toni-cardiaques (caféine, solu-camphre, coramine, et surtout l’adrénaline).

4° Nous avons toujours suivi avec beaucoup d'intérêt l’action de la strychnine sur les divers réflexes. Nous avons noté son action constante et régulière sur le retour des réflexes tendineux, du réflexe rotulien en particuher. C’est cette

es : ia par voie.

du réflexe rotulien, mais, à partir de agir avec Ja plus grande prudence, ne Aie faire d' inje systématiques, et utiliser la voie sous- cutanée. ANT"

Par contre, l’action de Ja strychnine sur les ons joue | | laires nous a paru beaucoup plus irrégulière et sans grand intérêt. ER

Au point de vue Sanguin, nous avons fait pratiquer pour quelques- uns de nos malades le dosage systématique de l’urée sanguine. Le taux de l’urée semble augmenter sensiblement au plus fort de l’intoxication, pour revenir ensuite rapidement à un chiffre normal. | NRA.

Déductions relatives à l’évolution.

Lorsqu'on suit l’évolution des comas barbituriques, on est. frappé de constater que beaucoup de sujets qui ne sont sou Ê ; mis à aucun traitement présentent des améliorations spon-

tanées, suivies de reprises de coma profond. 4 De même, et plus nettement chez les sujets traités par la F strychnine, il existe des périodes pendant lesquelles une conscience relative reparaît : le malade remue spontanément les membres, peut parfois exécuter un ordre très simple ou tenter de parler; on pense que cette amélioration annonce le début du réveil. Mais au bout d’un temps variable, si on arrête les injections de strychnine, toute conscience est de nouveau abolie, la motricité disparaît, et le malade retombe dans un sommeil aussi profond qu'auparavant. Tous nos malades pour lesquels, après une amélioration manifeste, la strychnine à été cessée ont été retrouvés quelques heures après de nouveau dans le coma.

Tout se passe comme si la totalité du toxique ne se fixait pas d’emblée sur les centres nerveux; il semble bien qu'il

nes con Æ en effet, que si ee ne. Dares fee turiques se fixent électivement sur les cellules des hémis- phères cérébraux et du bulbe, ils se fixent. également. Sur le. ioie et. dans le, sang, où les hématies en sont. imprégnées ee plus que le plasma. CT ee MS OT ee eo 4 De ces considérations sur ob ac comas a NN Fete. riques, il. résulte cette conclusion pratique qu'il ne faut pas ; à cesser brusquement les injections de strychnine, dès que l'on obtient une première amélioration, et croire que le malade est réveillé, sans quoi on s'expose à la surprise F: désagréable qui nous est arrivée au début, de trouver, le = lendemain matin, le malade dans un état grave, alors que nous l’avions laissé la veille au soir à demi réveillé.

Déductions relatives au pronostic.

De nos observations, il ne semble pas que nous puissions tirer des éléments d'un grand intérêt au point de vue pronostic. ,

Certains auteurs ont donné une her lince capitale, les uns à la température, les autres à la formule leucocytaire, d'autres enfin, et les plus nombreux, semblent attacher une très grande importance à la précocité de la strychno-

ù thérapie.

Or, il est des cas fébriles qui guérissent parfaitement.

S'il est vrai que tous nos intoxiqués décédés ont eu des températures élevées, la réciproque n'est pas exacte, et, parmi nos intoxiqués qui ont guéri, nous avons noté des températures de 39 et 40 degrés.

vert à Hefotient or p un à ha < quinzième et | cit dix- huitième heure. RES si L'AER Si |

Quant à la numération globulaire, nous ny Macro È

personnellement à aucune valeur, des variations considérables

du nombre et de la nature des leucocytes pouvant ê être obser-

vées d’un jour à l’autre.

Il nous semble qu'au point de vue : pronostic 1 élément Sani

“tal est bien la réaction individuelle. RER Porn

Réaction individuelle qui dépend pour une part de 1 état

du terrain, il est indiscutable que c’est avec les sujets jeunes et non tarés que l’on obtient les meilleurs résultats, mais,

d'autre part, il existe pour chaque individu une dose toxique. limite au-dessus de laquelle le poison provoquera la mort,

quel que soit le traitement mis en œuvre. 6

C'est cet élément, d’ailleurs inconnu, qui, à notre avis, domine le pronostic.

Nous n'avons pas l'intention d'aborder ici la discussion des doses minima, mortelles pour l’homme, des divers barbituriques. | «

Chaque auteur donne une dose différente; il est incontestable que des individus sont morts après ingestion d’une faible dose de barbiturique (4 gramme et même moins) et que d’autres ont parlaitement survécu à une dose supérieure à 10 grammes.

En réalité, si ces variations existent, il faut bien remarquer qu'elles sont plus apparentes que réelles,

Qui dit quantité de toxique ingérée ne dit pas quantité de toxique absorbée. En effet, beaucoup de malades vomissent; d'autre part, l'absorption par la muqueuse digestive

re nr Nous : avons suivi

de

auc un moment le: ns signé. & intoxication barbiturique.

ANS 3 + > à Û 42 s K Ç à r Fran no DÉdUCtIONS TRE RTE ï

A l'heure actuelle, nous pensons qu'en présence d’une intoxication barbiturique, il faut toujours mettre en œuvre

Ja strychnothérapie, mais sans précipation, sans faire d’injections systématiques, sans chercher à atteindre des chiffres

« records ».

Dans les intoxications légères (faible dose de toxique, bon

état du malade), attendre et surveiller, et ne faire la strych-

nine que si cela devient nécessaire.

Dans les intoxications graves, ne pas perdre de temps, commencer immédiatement les injections de strychnine, les premiers centigrammes par voie intraveineuse, puis, dès le retour des réflexes rotuliens, par voie sous-cutanée, à la dose de 1 centigramme par injection, non pas systématiquement, mais à la demande.

Au point de vue des doses, il ressort de nos observations une variabilité extrême; on ne peut en tirer de règle fixe, il n'est rien de mathématique. ;

C’est ainsi qu'il nous a fallu pour la même malade, à quel-

ques mois d'intervalle, des doses de strychnine quatre fois

plus importantes pour une intoxication par une dose sensi-

blement égale de poison.

Jusqu'à quelle dose faut-il injecter la strychnine ? Nous

NO 2 Sr

sommes frappé de voir, dans notre tableau récapitulatif, que nous avons fait les plus fortes doses de strychnine aux malades pour lesquels nous avons eu un échec (26 centig. et Det)

D'où nous serions tenté de conclure qu'il faut arrêter la strychnine si, au bout de quelques centigrammes, il ne s’est pas manifesté une amélioration très nette et indiscutable. Toutefois, on ne peut donner cette règle, car, si on se rapporte à la très belle observation de Mme Bertrand Fontaine. publiée dans les Bulletins et mémotres de la Société médicale des Hôpitaux de Paris, numéro du 26 novembre 1933, on voit que l’auteur à été obligée d’injecter une dose considérable de strychnine pour arriver à combattre une intoxication par une dose massive de véronal.

Donc, dans l’impossibilité d'arriver à dégager une règle précise, nous poursuivrons les injections de strychnine aussi longtemps qu'il sera nécessaire, en tenant compte de l'état du malade, en faisant le bilan exact des divers signes cliniques sans nous décourager, même si, malgré nos efforts, nous devons arriver à un échec.

a — Espérinces sur le pin.

do da ALAN Er

Nous avons choisi le lapin comme animal d'expérience el nous avons opéré sur des lapins de poids moyen (2 kilos environ). =

Comme produits injectés, nous avons utilisé : es. ER /

Be Su d’une part, le gardénal sodique (ampoule de 20 centi- 14 fe grammes de la Maison Poulenc); :

£ d'autre part, une solution de sulfate de strychnine au 0 1 millièmes

cd

Technique expérimentale.

Toutes nos injections ont été faites par voie intraveineuse (dans la veine marginale de l'oreille). f

Vs. Afin d'éviter le choc qui se produit inévitablement chez le

lapin après des injections intraveineuses pratiquées sans

précaution, et qui se termine souvent par la mort immé-

diate de l’animal, nous avons toujours observé les règles suivantes :

1° Tous les produits toxiques injectés ont été additionnés

d'une certaine quantité de sérum glucosé isotonique, tiède;

2° La durée des injections n'a jamais été inférieure à dix

Je toxique oué non choc en une minute.

D Poe DR

Nous avons. pris pour ne lé. ne “rapportés : dans le

ARE Cr pharmacodynamie spéciale de Zunz. Er

Nous y trouvons les chiffres suivants = 1° Pour la strychnine : dose minima mortelle pour Fe

lapin, par voie intraveineuse, de 0 me. 2 à 0 mg. eo par kilo de

d'animal. 4, MER ee Te Nous avons donc considéré que la dose de strychnine de ARS O0 mg. 5 par kilo d'animal était sûrement mortelle, ce que

nous avons d’ailleurs vérifié sur plusieurs lapins (lapin n° 1 A,

lapin n° 2 A, lapin n° 3 À, lapin C, lapin Detlapin E),

La dose de 0 mg. 6 par kilo est indiscutablement mortelle, . la mort étant foudroyante. |

2° Pour le gardénal, Zunz donne les chilires suivants È

Dose de sommeil : 7 centigrammes de gardénal par kilo injectés par voie intraveineuse provoquent un sommeil de deux heures environ.

Nous avons obtenu avec cette dose un sommeil peu profond (lapin n° 1 B), aussi avons-nous injecté des doses de gardénal toujours supérieures. Nous n'avons pas essayé de déterminer la dose minima mortelle, recherche qui nous était

inutile.

Première série d'expériences.

Le mélange « in vitro » gardénal-strychnine est-il inacli ? ou plus exactement : Est-il possible de neutraliser réciproquement «in vitro » du gardénal et de la strychnine de

Lelle façon que le mélange soit inàctif ? $

ARE es

Nous avons mélangé in vitro une dose mortelle de strychnine, toujours la même (0 mg. 6 par kilo), avec des doses de gardénal variant de 8 à 17 centigrammes par kilo, doses anesthésiques; nous avons injecté le mélange ainsi obtenu au lapin et étudié les diverses manifestations présentées par l'animal après cette injection.

Signalons qu’il s’est presque toujours produit, au moment du mélange in vitro gardénal-strychnine, un léger précipité blanchâtre qui disparaissait en moins d'une minute par simple agitation, le mélange injecté étant toujours parfaitement limpide avec les doses indiquées précédemment.

Lapin N° 1 A.

Poids, 2 kg. 010. d Injection de 1 mg. 2 de sulfate de strychnine au millième dans 10 cm3 de sérum glucosé isotonique, soit

une dose de 0 mg. 6 par kilo d'animal.

Injection intraveineuse poussée lentement (dix minutes). Pas d'incident jusqu'à la fin de l'injection. Quelques secondes après, crise convulsive généralisée, opisthotônos.

Le lapin meurt en une minute et demie après une série de convulsions.

Lapin N° 2 A.

Poids, 4 kg. 750. |

Injection de 1 milligramme de sulfate de strychnine au millième dans 10 cm3 de sérum glucosé, soit

une dose de O0 mg. 6 par kilo d'animal.

Injection poussée très lentement; dès la fin de l'injection, crise de convulsions intenses, mort de l’animal après trois minutes et

demie de convulsions généralisées.

Lapin N° 3 À.

Poids, 2 kg. 300.

Injection de 4 mg. # de sulfate de strychnine au millième dans

10 em3 de sérum glucosé, soil

une dose de 0 mg. 6 par kilo d'animal.

LE ge

Injection poussée lentement en dix minutes; trente secondes après la fin de l'injection : opisthotonos, convulsions généralisées,

mort en quarante-cinq secondes; absolument foudroyante.

Lapin C.

Poids, 2 kg. 780.

Injection de 1 mg. 7 de sulfate de strychnine au millième dans

10 cm3 de sérum glucosé, soit

une dose de O0 mg. 6 par kilo d'animal.

Dès le huitième centimètre cube de l'injection poussée lentement, le lapin présente des convulsions généralisées, opisthotonos, mort en une minute, sans que l’on ait injecté la quantité tôtale de strychnine.

Lapin D.

Poids, 2 kg. 750.

Injection de 1 mg. 6 de sulfate de strychnine au millième dans 10 cm3 de sérum glucosé, soit M

une dose de O0 mg. 6 par kilo d'animal.

Avant la fin de l'injection, convulsions généralisées, mort fou-

droyante en trente secondes.

Lapin E.

Poids, 1 kg. 600.

Injection de 4 mg. de suliate de strychnine au millième dans soit

10 cm3 de sérum glucosé

une dôse de O0 mg. 6 par kilo d'animal.

Mort en trois minutes au cours d’une crise de convulsions géné-

ralisées.

En résumé : 6 lapins injectés avec une solution de sulfate de strychnine au millième par voie intraveineuse à la dose de Q@ mg. 6 de strychnine par kilo d'animal sont morts foudroyés; nous sommes donc bien autorisé à considérer la dose de 0 mg. 6 par kilo comme mortelle pour le lapin,

Gardénal, 8 centigrammes par kilos | Strychnine, 0 mg. 6 par kilo. se

FERME . Lie FE x ÉLAN % « 4 PA :

Sérum glucosé tiède, 10 em. DPI TI 4 CC 4: heures î Injection intraveineuse poussée en dix minutes, + EP Aucune réaction pendant la durée de l” injection. SR Une minute après : Swrychnisme aigu : deux crises convulsives ER avec opisthotonos; durée, une minute et demie, Après la -crise : dyspnée, tachycardie.

Dix minutes après : Lapin couché sur le flanc, réideur. Re AT ;

colonne vertébrale. Ponireie complète du train postérieur. Ne =

peut se tenir en équilibre et retombe sur le flanc. £ Vingt-cinq minules après : Le lapin se redresse spontanément, se tient sur ses pattes, Pattes arrière en extension complète et

parésie du train postérieur (légers mouvements des pattes quand on tient le lapin par les oreilles). es

Mange une feuille de chou. Le lapin a très soif et boit de l’eau avec avidité.

Le lendemain : Lapin normal.

Plus de parésie; se déplace normalement.

É Par la suite, survie normale.

En résumé :

Avec quelques accidents de strychnisme aigu, le lapin a supporté le mélange, par kilo, de :

0 mg. 6 de strychnine; 8 centigrammes de gardénal,

Ste

Soit : ;

dose sûrement mortelle de strychnine, avec une dose anesthésique faible de gardénal.

Lapin N° Ô A.

Poids, 1 kg. 750.

Mélange in vitro :

Gardénal sodique, 30 tentigrammes; Sulfate de strychnine à un millième, 1 mg. 05.

Léger précipité blanc qui se dissout très rapidement, Dose par kilo d'animal :

Gardénal, 17 cg. 1;

Strychnine, 0 mg. 6.

On ajoute au mélange 20 cm3 de sérum glucosé.

Injection poussée très lentement (un quart d'heure), sans incident.

A la fin de l'injection, le lapin se couche sur le flanc.

Pas de convulsion. Pas de paralysie. Réflexes très vifs.

Demi-heure après : Lapin couché sur le flanc. Pas de dyspnée. Il essaie de manger par intervalle sa feuille de chou, quelques bouchées, puis abandonne. Troubles de l'équilibre.

Quarante-cinq minutes après : Lapin profondément endormi. N’a plus de réflexes, à la percussion, ni du museau, ni des membres.

Respiration, 34 par minute. Redresse la tête après de fortes excilations, Ne s'intéresse plus à la feuille de chou.

Une heure après : Sommeil profond. Respiration, 25 par minute.

Revu le lendemain matin : Le lapin est réveillé. Se tient sur ses pattes. Pas de trouble de l'équilibre. À mangé abondamment pendant la nuit. Pas de paralysie.

Vingt-quatre heures après l'injection : Tout à fait normal.

Par la suite, survie normale.

En résumé

Dose mortelle de strychnine + Dose anesthésique forte de gardénal.

Re Pas d'accident strychnique. Le lapin a eu un sommeil profond, mais moins accentué, moins comateux que le lapin n° 1 B. Pas de troubles de l'équilibre au réveil.

Lapin N° 7 A.

Poids, 1 kg. 900.

Mélange in vitro

Gardénal sodique, 24 centigrammes.

Solution de sulfate de strychnine à un millième, 1 mg. 15.

Léger précipité qui se solubilise aussitôt.

Soit, par kilo d'animal, une dose de :

ro

Gardénal, 12 cg. 5; Strychnine, 0 mg. 6.

Sérum glucosé, 20 cm3.

Injection poussée lentement (un quart d'heure) sans incident.

Dans les minutes qui suivent, aucune manifestation. Pas de convulsion. Pas de perte d'équilibre.

Les réfleres (percussion du museau et des masses musculaires des membres) sont beaucoup moins vifs que pour le lapin n° 6 A.

Demi-heure après : Le lapin commence à dormir; s’est couché sur le flanc.

Deux heures après : Sommeil profond d’où on ne peut le tirer par de fortes excitations.

Six heures après : Lapin profondément endormi. Troubles de l'équilibre (ne peut se tenir sur ses pattes).

Réflexe cornéen positif. Pas de troubles respiratoires.

Refuse la feuille de chou.

Vingt-quatre heures après : Lapin normal.

Survie normale.

En résumé :

Dose mortelle de strychnine + Dose anesthésique moyenne de gardénal.

Pas d'accident strychnique. Sommeil profond, mais moins

eu ” accentué que pour le lapin n° 6 A (en particulier s’est endormi beaucoup moins rapidement).

Lapin N° 8 A.

Poids, 2 kg. 700.

Mélange in vitro :

Gardénal sodique, 30 centigrammes; Solution de sulfate de strychnine à un millième, 1 mg. 6.

Léger précipité qui disparaît.

Soit, par kilo d'animal, une dose de Gardénal, 11 centigrammes:

Strychnine, 0 mg. 6. |

Sérum glucosé, 20 cm3.

Injection en dix minutes, poussée sans incident. A la fin de l'injection, le lapin n'a pas de réaction; mange une feuille de chou.

Pendant les cinq minutes qui suivent, rien d’anormal. Puis, brusquement, accidents strychniques (précédés de réflexes extrèmement viis). |

Crise convulsive légère, sans opisthotonos, de courte durée (30 secondes).

Après quoi, le lapin reste fatigué, somnolent; pas de paralysie.

Uñe heure après : Lapin profondément endormi.

Une forte excitation provoque des mouvements; pas de dyspnée.

Vingt-quatre heures après : Lapin normal,

Survie normale.

En résumé :

Dose mortelle de strychnine + Dose anesthésique moyenne de gardénal.

Résultat : Strychnisme atténué, sans paralysie.

ET

A A nn | Deuxième série d'expériences. VENU Ps ï ar :. DOTE DS Larix wi Be 7 EME rt > Fes Poids, 2 kg. 050. ; x FN PR 2 | - Injection de 35 centigrammes de sardémal sodique ‘dans AU em de sérum glucosé, soit : CE

une dose de 17 ne de Éafdénal par kilo d'animal.

Pendant l'injection, poussée très lentement dans la veine, le ‘ DES

lapin s’agite, crie, et on est obligé de. ns or à deux reprises.

| - Dès la fin de l'injection, le lapin. se ue sur le flanc, profon- ; 4 dément endormi; abolition des réflexes cornéens. ss | Trois heures après, le lapin, est véritablement comateux; -respi-- x .. ration superficielle très ralentie (19 respirations par minute). ; | Vingt-quatre heures après, le lapin est réveillé; il présente seulement quelques troubles de l'équilibre et ne tient sur les pattes qu'avec difficulté. Pas de paralysie. | Quarante-huit heures après, lapin normal. s Par la suite, survie sans incident.

Lapin N° 2 FE.

Poids, 2 kg. 480.

Injection de 20 centigrammes de gardénal sodique dilué dans 10 cm3 de sérum glucosé, soit

une dose de gardénal de 8 centigrammes par kilo d'animal.

Injection intraveineuse poussée très lentement, sans incident.

Pendant les trois premières minutes, pas de réaction; l'animal mange sa carotte normalement. Progressivement le lapin s'arrête de manger, puis s’alfaisse sur le flanc.

Au bout d’un quart d'heure, il est endormi. Respirafion ralente. Réflexes très diminués.

Au bout d’une heure, le lapin est complètement endormi; toutefois sommeil peu profond, dont on peut je tirer par de fortes excitations: il essaie de se redresser, mais ne peut tenir sur ses

pattes.

Res MO

soit 0 my. 6 de ee par he d animals

on pousse injection, très lentement. ‘amis le troisième e

des ns aire, qui R, de ne l'injection. PRE nn de deux minutes, l'animal étant redevenu calme, on reprend re

jection, et on injecte les 7 em3 restants sans incident ni réaction. “ee

Une minute après : accidents de strychnisme aigus, opistho-

tonôs, convulsions généralisées; on pense que l’animal va mourir.

Après trois périodes de crises convulsives, le lapin se redresse, mais il ne peut se maintenir sur ses pattes. Il ne présente ni raideur ni parésie du train postérieur.

Trois heures après, d'animal présente une paralysie du train postérieur avec pattes en extension et de la torpeur.

Le lendemain matin, on trouve l'animal sur ses pattes; il à mangé pendant la nuit; il n’y a aucune paralysie.

Par la suite, survie normale.

En somme, ce lapin n° 2 B, qui avait reçu une dose anesthésique faible de gardénal de 8 centigrammes par kilo, a très bien supporté, malgré l'apparition de quelques acci-

dents de strychnisme passagers, l'injection de la dose de

sulfate de strychnine de O0 mg. 6 par kilo, dose sûrement mortelle. | :

Il est donc indiscutable que l'injection de gardénal a protégé le lapin contre la dose mortelle de strychnine,

COMMENTAIRES

Cette dernière expérience avec le lapin n° 2 B, qui a reçu, avant les injections de strychnine, une dose anesthésique de gardénal, nous place dans une situation analogue à celle que nous rencontrons en clinique.

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