CONCLUSION
CONDUITE ! re TENIR EN PRESENCE D'UNE INTOXIC \ Anne
PR un des ba chaine, peut être considérée comme l'antidote
= des intoxications barbituriques. Cet antidotisme est largement , démontré par la clinique et par l’expérimentation sur 4 l'animal. à FPS
IT. — 11 semble bien établi par l’expérimentation et par la clinique que cet antidotisme n’est pas illimité. Une dose quel- 2 conque de barbiturique introduite dans l'organisme ne sera pas toujours combattue avec succès par la strychnine, même à des doses considérables. F4 Le À
Pour le chien, à qui nous avons injecté un barbiturique (le Numal), dont nous connaissions la dose mortelle par kilo, nous avons vu qu'à partir d’une certaine dose de barbiturique (2 cmë de Numal par kilo, soit deux fois la dose mortelle), la strychnine en injection n'empêche pas l'action : mortelle du barbiturique. >
Il y a donc une limite, un seuil, à partir duquel la strych- a nine, même à dose convulsivante chez l'animal comateux, ne neutralise pas le barbiturique.
De même chez l’homme, il existe pour chaque individu une dose limite, impossible à déterminer à l'avance, au-dessus de laquelle, malgré un traitement strychnique intensif correctement appliqué, on ne peut empêcher la mort de se
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produire.
ue, 1e Strychnine. injecté, comme “hannl Vo ;
une nt de nos Foie (Obs. XD. mais A faut bien re : x qu'ils ’agissait d’une intoxication légère par une faible dose
de barbiturique.
IV. — Nos expériences sur le lapin ont eu pour but Her rechercher si on pouvait neutraliser réciproquement in vitro du gardénal par la strychnine, de telle façon que le mélange
soit inactif. ñ
Nous avons vu que cette neutralisation était impossible |
à réaliser.
En considérant, d'autre part, les réactions provoquées par les injections de strychnine chez nos intoxiqués par les barbi-
turiques, nous sommes arrivé aux conclusions suivantes, relatives au mécanisme de l’action de la strychnine :
Des trois hypothèses envisagées : antagonisme, phylaxie, antidotisme, nous avons retenu pour une Ltée Dar l’action par antagonisme.
Eliminant complètement la phylaxie, nous considérons que le principal mécanisme d'action est l’antidotisme, non pas par neutralisation chimique, mais par phénomène d’adsorption.
C'est cette interprétation qui est la seule conforme à l'expérience. Il est intéressant de noter que le processus de
- neutralisation des barbituriques par la strychnine, faisant
intervenir le mécanisme des phénomènes d’adsorption, rejoint la théorie générale de Bordet sur l’immunité.
V. — Il est impossible d'établir une règle précise pour administrer la strychnine, le rythme à donner aux injections et les doses à injecter étant essentiellement variables suivant chaque individu.
tn os barbituriques ne d tenir compte de he — suivantes : CN EURE Lire MON CRE AO TE ST a) “AIRE Et La strychnine doit être injectée e en maths con en au centième, mais par doses fractionnées; l'apport, qui doit jamais être brutal, doit réaliser, au contraire, une Re RAR continue; ANNE | ea FRE À A és
RORIE ° Cette Delon continue doit être poursuivie jus- | qu'au réveil complet, mais, pour cela, al faut éviter les injections systématiques, qui risqueraient ‘d'entraîner des doses de strychnine inutiles; © ’est en surveillant attentivement les diverses réactions du malade (retour des réflexes en nt | culier), que l’on devra se baser pour établir la conduite à tenir. = s Se
À notre avis, on peut essayer de schématiser le traitement de la façon suivante
En présence d’une intoxication grave (coma oo) on.
00 peut utiliser d'emblée la voie intraveineuse, mais seulement #6 pour les premiers centigrammes. Puis, dès qu'il commence : An à se dessiner une réaction, injecter la strychnine sous-cuta- es
: ASS née de demi-heure en demi-heure par exemple, ou en injee- =. tions plus rapprochées, suivant l’état du malade, jusqu'au retour des réflexes rotuliens. |
À partir de ce moment, la prudence s'impose; il faut espa- À cer les injections et ne plus faire la strychnine qu'à la Sæ demande, en tenant compte surtout de l’état de la respiralion. Ne cesser complètement la strychnine qu'après réveil
complet. à.
Dans les intoxications légères (torpeur peu accentuée), ne pas se presser pour commencer la strychnine; si son emploi devient nécessaire, proscrire absolument la voie intraveineuse, faire les injections sous-cutanées, espacées, à la dose de un centigramme chaque fois.
Bien entendu, nous ne prétendons pas que la strychnine doive être le seul médicament utilisé; il faudra employer des
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Ainsi, nous avons la certitude que nous rendrons service. Ja plupart des ‘intoxiqués et si, malgré nos efforts, nous Re boutissons à à un échec, nous serons en droit d'affirmer que | CR malade était au-dessus des ressources de toute théra- peutique. A A NC 1e RTS Da
En terminant, nous ne dirons pas, comme. le Professeur Te, qu’à l’heure actuelle « il ne doit plus mourir de « suici- » dants » par les barbituriques », Mais nous pensons qu'on : ne doit plus laisser mourir ces intoxiqués sans avoir essayé ee ae Ja strychnothérapie. Vas 4