‹ La Strychnine Dans Le Barbiturisme AiguChapitre 9 sur 30 · COMMENTAIRES DE L'OBSERVATION L · texte numérisé non relu

COMMENTAIRES DE L'OBSERVATION L

De cette observation, nous pouvons tirer les remarques suivantes : |

a) Cette malade a reçu en moins de deux jours une dose considérable de strychnine sans qu’il apparaisse le moindre signe d'intoxication strychnique.

b) L'amélioration des troubles respiratoires est incontestablement un des effets constants de la strychnine que nous avons notés après l'injection de chaque centigramme, la strychnine amenant une respiration plus ample, plus régulière et faisant disparaître la cyanose.

c) Par contre, la strychnine n’a nullement relevé les chiffres de la tension artérielle (classiquement, la strychnine est hypertensive); malgré la dose considérable injectée, on avait besoin, pour remonter la tension artérielle, d’injections répétées d’adrénaline et d’éphédrine.

d) H faut souligner que la température a atteint le soir du deuxième jour 40 degrés, ce qui, d’après certains auteurs, aurait dû faire porter un pronostic fatal.

e) La façon dont a évolué le coma est des plus instructives à suivre. |

Au soir du premier jour, après 3 centigrammes de strychnine, on notait une amélioration indiscutable, Pendant la nuit, la strychnine ayant été abandonnée, la malade est retombée dans un coma profond, et on a été obligé, le deuxième jour du traitement, d’injecter 6 centigrammes, dose double de la veille.

Donc, le premier jour, excès de timidité. Il aurait fallu poursuivre les injections de strychnine d'heure en heure.

f) Enfin, remarquons que la malade a été traitée tardivement; la strychnothérapie n'ayant été mise en œuvre qu'à la dix-huitième heure.

Page 1