INTRODUCTION
Dans la grande majorité des cas, 64 o/o d’après Haberda (5), la mort naturelle du fœtus est la conséquence de sa souffrance au cours de l’accouchement. C’est qu’en effet l’accouchement représente un moment critique où de la vie intra-utérine le fœtus passe à la vie extra-utérine, c’est-à-dire qu’au lieu de recevoir de l'organisme maternel certains éléments nécessaires à sa vie, il doit les puiser dans le milieu extérieur : la principale caractéristique de ce changement c’est que le fœtus qui, jusque-là, respirait par son placenta, se met à respirer par ses poumons. Normalement ce changement se produit quelques instants après que l’enfant est sorti des voies naturelles maternelles. Mais cette substitution de la respiration pulmonaire à la respiration placentaire peut dans certains cas se faire prématurément, Qu’au cours du travail un obstacle par exemple se
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produise à la circulation funiculo-placentaire, et le fœtus pourra par des mouvements respiratoires précoces, tâcher de remédier à la gêne de l’hématose qui en résulte. Il aspirera alors les divers produits — liquide amniotique, méconium, mucus vaginal — dans lesquels il baigne et qui, suivant la vigueur des mouvements respiratoires, pénètreront plus ou moins profondément dans les voies aériennes. Il y aura ainsi parfois une véritable submersion intra-utérine, qui risquera d’amener la mort du fœtus lorsque les alvéoles en se déplissant se rempliront d’une grande quantité de liquide. Or, c’est au cours des accouchements clandestins, où aucun secours médical ne peut parer aux complications qui se présentent ni terminer rapidement un accouchement qui traîne en longueur, que l'enfant est le plus exposé à souffrir et par conséquent à faire des efforts respiratoires prématurés et à périr par ce mécanisme. On conçoit donc l'intérêt médico-légal qu'il y a en pareil cas à rechercher dans les voies aériennes du fœtus la pré-
sence de liquide amniotique, de méconium ou de
mucus vaginal et de les caractériser, car leur présence permettra de conclure à la mort naturelle du nouveau-né et d’écarter l'hypothèse d'un infanticide, par submersion criminelle par exemple, si l’on ne trouve à l’autopsie du cadavre aucune trace de violence. |
Dans un premier chapitre nous chercherons dans quelles circonstances le fœtus est exposé à la submersion intra-utérine. Dans un second chapitre, nous
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déccirons Le méthodes qui permettent de mettre en. évidence la présence dans l'appareil respiratoire de
corps. étrangers ayant amené l’asphyxie du fœtus.
=. Dans un troisième chapitre enfin, nous étudierons | , l'interprétation des lésions constatées à l'autopsie et. des modifications révélées par l'examen histologique Ni
ainsi que les causes d'erreur qu'il faut savoir éviter.
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