AVANT-PROPOS
Depuis Tépoque où A. L. de Jussieu proclamait le principe de la subordinalion des caractères, les progrès des éludes micrographiques ont ajouté une masse de données aux caractères sur lesquels repose la comparaison des plantes. En même temps la doctrine transformiste a imprimé une direction nouvelle à l'interprétation des affinités. Certaines découvertes ont paru inconciliables avec les règles posées au sujet de la valeur des caractères de morphologie externe. Sans remarquer que ces difficultés tiennent bien moins à l'infidélité des caractères morphologiques qu'à la rigueur attribuée aux lois de leur subordination, on a voulu chercher dans la structure intime Téclaircissement de toutes les obscurités de la taxinomie.
C'était une perspective bien tentante pour les débutants que celle de réformer la botanique, avant d'avoir appris à connaître une seule plante, en découpant en tranches minces des fragments de feuille ou des morceaux de bois. Aussi le domaine de la botanique s'est-il trouvé submergé sous un déluge de notes et de dissertations d'anatomie végétale. Les progrès de la science n'ont pas répondu à cette somme d'efforts. La plupart de ces Mémoires se neutralisent, il est vrai, par leurs conclusions contradictoires. Dans quelques-