Loc, cit
MORPHOLOGIE COMPARATIVB EXTBRNB. — II. 101
des feuilles plus élevées, en sorte que les premières feuilles, trifoliolées, diffèrent du type habituel sans appartenir à une période ontogénique individualisée. Les Tetragonolobus purpureus, Requieiiii ont des stipules secondaires dès l'origine ; mais leurs premières feuilles ne sont pas comparables à celles des Lottis comirculatus, tenais, etc., attendu que la tige principale avorte; les premières feuilles appartiennent à des rameaux nés au niveau du nœud cotylaire, non cependant à l'aisselle des cotylédons. Le Telr a gono lobus siliquosiis présente la même anomalie ; seulement le rameau qui usurpe la place de la tige principale est unilatéral et moins déjeté en dehors de l'axe que ceux des autres Tetragonolobus. L'organisation prématurée des stipules secondaires des Tetragonolobus peut tenir aussi à l'intégration du type stipulaire, plus complète dans les préfolioles de ce genre que dans celles des Lotus. Voilà sans doute pourquoi le Lotus omithopodioides, qui a aussi les rameaux inférieurs déviés de l'axe, manque assez souvent de stipules secondaires aux premières feuilles.
Les Anthyllis, Hymenocarpus, Coronilla scorpioides, C. mû nima ont des feuilles initiales simples : les feuilles suivantes se compliquent peu à peu : il n'y a pas de vraies feuilles primordiales. La simplicité primitive se maintient indéfiniment chez les Scorpiurus.
La distinction de deux feuilles primordiales opposées et à limbe unique à Tégarddes feuilles trifoliolées est parfaite et constitue un caractère palingénique chez les Phaséolées. Sir John Lubbock^ la signale chez le Cliloria temata. Je l'ai constatée dans les genres Phaseolus, Soja, Lablab, Dolichos. Ce sont bien, en général, des feuilles composées : non seulement elles ont des stipules souvent connées, mab, de l'articulation qui sépare le rachis du pétiolule se détache une paire de stipelles dans la plupart des plantules de Phaseolus multiflorus, et une ou deux de ces émergences dans les sujets vigoureux de Phaseolus vulgaris. Pourtant les feuilles primordiales du Dolichos melanophthalmus sont simples, car le pétiole, court et inarticulé, a dans toute son étendue les caractères d'un pétiolule.
Le Psoralea bitnminosa a les feuilles primordiales opposées,