LvBBocK, Phylobioiogical Observations. Oct. 188G
102 CARAGTÈR£S DE L\ FBUILLB DANS LE PHTLUIC DES ANTHTLLIS.
unifoliolées comme les Pbaséolées. Il serait intéressant de savoir ce qui se passe chez les iËscbynoménées, Âdesmiées, Stylosanlhées qui se montrent, à d'autres égapds, les alliés du Psoralea. LesHallia, qui sont ses plus proches parents, ont les feuilles définitives unifoliolées ; il est probable que les premières n'en diffèrent pas, si ce n'est par l'opposition. N'ayant pas eu à ma disposition de plantules de ces espèces, je ne puis attacher aux feuilles primordiales des Psoralea qu'une valeur négative, en ce sens qu'elles offrent une discordance avec les Galégées.
Une feuille primordiale unifoliolée n'est pas moins nettement individualisée dans la tribu des Trifoliées. C'est un fait constaté chez les Medicago (M. disciformis, elegans, Hélix, olivœformis, saliva, luptilina, scutellala, marginata, marina, ciliaris, orbicularis, murex, Sardoa), Melilotus (M, officinaUs, speciosa, albus, Messanensis), Trigonella {Tr. Fcenumgrœcum, cœrulea, cancellata, hy brida), Pocockia (P. Cretica), Trifolium (T. arveiise, subterraneum, incarnalum, repeiis, resupinatum, agrarium, procumbens, rubens, pratense).
Les Ononis, genre aberrant dans la tribu, présentent aussi une première feuille à limbe unique; mais cette disposition, au lieu de disparaître brusquement à un stade défini, c'est-à-dire dès la deuxième feuille, se prolonge sur plusieurs des suivantes (0« altissima) ou même durant toute la vie, soit que l'axe reste simple, comme chez l'O. alopecuroides, soit qu'il se ramifie, comme chez l'O. variegata. Boissier * a figuré un Ononis Cephaloies dans lequel les feuilles sont réduites à la gaine au bas de la tige et des rameaux. Il serait curieux de savoir si cette disposition se trouve dès le début comme chez les Viciées.
Des espèces trifoliolées appartenant à d'autres tribus se comportent d'une façon analogue. Les fledymrtiw/îeicuo^ww, elegans, coronarium, Desmodium paniculalum., ont plusieurs feuilles unifoliolées et les suivantes ont en outre une foliole unilatérale très petite. Ch. Darwin ' a montré combien cet état d'imperfection peut se prolonger chez le Desmodium gijrans.