‹ La Subordination des caractères de la feuille dans le phylum des AnthyllisChapitre 54 sur 90 · I. Pbantl, Uk. cit · texte numérisé non relu

I. Pbantl, Uk. cit

affinités dans des formes à première vue irréductibles. Celte manière de voir ne pourra être appréciée qu'à la suite de recherches spéciales, que je ne juge pas nécessaires à mon sujet. Je résen^e donc mon opinion sur ce point, m'en rapportant provisoirement à la décision des botanistes descripteurs, qui ont jugé défavorablement ce caractère dans le groupe qui m'occupe.

Quelques auteurs attachent plus d'importance à la disposition des faisceaux dans le pétiole ; mais leurs travaux ne sont pas faits pour donner grand crédit à cette opinion. Après avoir trouvé un même type dans une demi-douzaine de représentants d'une tribu^ on l'a, sans plus ample informé, considéré comme caractéristique de cette tribu. Ainsi, d'après M. Petit*, beaucoup de Trifoliées se distinguent par le trajet particulier de leurs faisceaux. Cette assertion est basée sur le fait que, chez des Trifolium, Ononis, Melilotus, Medicago, le pétiole renferme trois faisceaux, et qu'il se produit entre ces faisceaux deux anastomoses qui leur sont à peu près perpendiculaires. Si M. Petit avait lu le mémoire de M. Plitt*, il aui*ait su que bon nombre de Trifolium ont cinq faisceaux dans le rachis; il aurait facilement observé cette structure chez les espèces les plus vulgaires, telles que les TV. pratense, repois, elegans, alpestre, etc. D'autre part l'anastomose indiquée chez les Trifoliées n'est pas transversale ; elle est constituée par des ramifications du faisceau latéral rejoignant le médian après un trajet oblique, ou par des ramifications du médian vers le latéral, ou pai'les deux à la fois, ou enfin, par des branches du latéral et du médian se rejoignant à moitié chemin, pour se continuer de chaque côté par une nervure intermédiaire. Cette dernière disposition, facile à constater chez les Trifolium à cinq faisceaux, est considérée à tort par l'auteur comme caractéristique des Légumineuses arborescentes ou frutescentes.

Enfin le caractère distinctif des Trifoliées, que M. Petit veut trouver dans l'anastomose des faisceaux au sommet de la gaine, bien loin d'être limité à cette tribu, se retrouve chez le Lotus comiculatv^ (fig. 259), un des exemples que M. Petit oppose aux

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