‹ La Substance d'Oriel: En DermatologieChapitre 12 sur 28 · II. — Les travaux français · texte numérisé non relu

II. — Les travaux français

La première observation de malade traité par la substance d’Oriel en France est, à notre connaissance, due à M. Sézary. Ce dernier l’a publiée en 1931, et Feuillette l’a rapportée dans sa thèse en 1933. Il s'agissait d’un cas de purpura rhumatoïde récidivant qui avait donné une réponse positive à l’intradermoréaction et à l’épidermoréation à la substance P. Cet auteur avait eu l’idée d’injecter la substance P dans les veines, mais avait ainsi déclanché un choc violent ; le traitement par la protéose n’avait pas donné de résultat. Cette observation resta isolée.

Deux ans plus tard sous l’impulsion du Professeur agrégé Gaté, l’école lyonnaise reprit le sujet. Toute une série de remarquables recherches fut publiée et on en trouve un résumé dans la très belle thèse de Charpy. La substance d'Oriel dans les maladies allergiques (Lyon, 1934). Avec Charpy il faut citer les noms de Thiers, Cuilleret qui ont travaillé la question. Thiers a étudié cette substance au point de vue chimique, a mis au point une technique d'extraction de la protéose qu’il est utile de rappeler ici car c’est cette technique que nous avons employée. |

Le principe de notre méthode d'extraction, écrit M. Thiers, est le suivant : extraction par l’éther en mi-

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lieu acide. Evaporation de l’éther à la température du laboratoire. Précipitation de la substance par l’alcool au pH rose de la phénolphtaléine.

En voici les détails :

1° Un volume V d'urines est acidifié avec de l’acide sulfurique à 25 *, jusqu’à ce que le papier au rouge congo vire au bleu. On le secoue violemment avec un

NE : l volume environ — d’éther et on laisse reposer au moins

une heure dans une grosse ampoule à décantation ;

2° On obtient un liquide inférieur formé par de l’urine acide et un liquide supérieur formé par de l’éther contenant du mucus visqueux ; tantôt le mucus est uniformément réparti dans l’éther, tantôt il tend à s’en séparer spontanément. Dans tous les cas on élimine la couche formée par de l’urine acide ;

3° On fait passer la couche supérieure (éther + mucus) dans une capsule de porcelaine et on laisse l’éther s’évaporer complètement, à l’abri de la poussière (le plus simple est de laisser cette évaporation se faire toute seule pendant la nuit dans une hotte). On obtient alors un liquide jaune, acide, trouble contenant des placards brunâtres et friables formés par du mucus. On les élimine par centrifugation très courte, Car on n’a pas intérêt à obtenir un liquide limpide ;

4° On précipite le volume N de liquide ainsi obtenu par un volume 4 N d'alcool à 95°. À ce moment on verse unegoutte de phénolphtaléine puis de la soude concentrée de façon à ce que, si l’on versait une goutte de plus de soude, le liquide serait franchement rose (Il est facile de

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constater que tant que le milieu est acide l’adjonction d’une goutte de soude provoque un floculat abondant) ;

5° Après environ 10 minutes on filtre sur papier filtre ordinaire monté sur un Büchner et une fiole à vide, le liquide précédent. Le précipité reste sur le filtre et on le lave trois fois avec de l’alcool à 95°, jusqu’à neutralité de l'alcool de lavage ;

6° On fait sécher à l’étuve à 37°, et la substance blanche qui tapisse le filtre est recueillie dans un tube stérile ;

7° Cette poudre est entièrement soluble dans une solution de composition :

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POSNOTE SRE Ne 14 gr. 31 NAGER at ODEOT.

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