LES TRAVAUX DE CONTROLE
FE Travaux anglais et américains
La découverte d’Oriel provoqua une éclosion de travaux de contrôle, d’abord en Angletere, puis aux Etats- Unis. Des controverses touchant parfois à la violence, affrontèrent partisans et détracteurs de la protéose. Toutefoisil faut dès à présent noter que les travaux qui, à la lecture, semblent présenter le plus de garanties sont, à coup sür, ceux des partisans.
Voyons d'abord les partisans : Ils apportent des résultats en général concordants, bien que différents parfois sur des points de détail ; ils s’attachèrent au début à démontrer la spécificité de la protéose et leurs premiers travaux portèrent sur les tests cutanés. Ils comparent les tests chez les sujets normaux, chez les sujets allergiques avec les réactions à l’eau, à la peptone, au pollen. Leurs statistiques sont très favorables :
Le Docteur N. Burgess, de Bristol, a beaucoup travaillé
la question, et dans trois articles consécutifs a donné
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son opinion. Le premier article de cet auteurest un travail paru dans le British-Médical Journal, et porte sur les réactions cutanées : L'auteur, bien que favorable, ne peut affirmer la spécificité. Dans un deuxième travail Burgess rapporte ses résultats cliniques, satisfaisants surtout dans l'eczéma et l’urticaire chronique. Sur un lot de 26 cas traités il rapporte 35 % de guérison, 38 % d'amélioration, pour 27 % d'échec. Il note que la protéose paraît excrétée en quantité légèrement plus considérable chez le sujet allergique et il a obtenu 67 % de tests intradermiques positifs. C’est dans les cas guéris ou améliorés que lestests se montrèrent positifs pour se négativer après la cure.
Le troisième article a trait à l’autohémothérapie ; l’autohémothérapie ne lui a pas paru avoir d’action sur la quantité de protéose; il obtint là encore 60 % de tests positifs à la substance P, tests qui se négativèrent par l’autohémothérapie quand elle guérit ou améliora le malade. | . Pour résumer, Burgess est très favorable et paraît convaincu de la spécificité de la substance P.
Percivaz, Murray LYON, STWEART, dans un article du British Medical Journal, confirment la réalité des tests cutanés apportés par Oriel et Barber et ils ont obtenu eux-aussi une réaction de Prausnitz-Küstner posilive el concluent à la spécificité.
Un'autre groupe de chercheurs W, YEoMAN MiLcer, RuTerForD, donnent leur opinion dans un article de The Lancet. Vs trouvent 50 % de tests positifs et des résultats thérapeutiques satisfaisants,
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Deux autres auteurs Darrey et Wireneap, dont Oriel cile les travaux, auraient obtenu des résultats du même ordre dans le rhume des foins ; sur 13 cas : 13 réactions positives, 6 guérisons complètes 6 guérisons partielles, un cas non traité.
Un chercheur américain G. MarTyn qui a publié avec le Dr Mills de Los Angeles, un mémoire « Urinary Proteose in ocular Allergy » a bien voulu nous envoyer son opinion définitive sur la protéose. Son avis est particulièrement favorable et il dit obtenir de très bon résultats dans l'allergie oculaire en employant des quantités infinitésimales de protéose en injections intra-dermiques.
Passons maintenant aux détracteurs ; ils sont moins nombreux, mais plus catégoriques et plus violents. Leur chef de file est le docteur FRrEEMAN qui a donné beaucoup de travaux sur cette question. Il dénie à la protéose toute spécificité, toute qualité thérapeutique et la rejette définitivement.
Bruce PEARsoN, Alfred Brown et Muxro, sont du même avis el la question de la protéose ne mérite plus, selon ces auteurs, qu’on y prête attention.
Certains auteurs sont plus éclectiques et tout en reconnaissant à la découverte d’Oriel une certaine valeur, s’attachent, comme le professeur SrTRoM VAN LEEUVEEN, à en préciser les limites et la portée.
En définitive la question est très discutée ; mais il est un point qui rallie toutes les opinions. Les auteurs ont tous trouvé dans les urines une réaction à l’éther posi- Live et admettent tous la réalité de la protéose.Sur la spé
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cificité et les qualités thérapeutiques, les avis sont partagés bien qu’à la lecture l’impression soit plutôt favorable,