‹ La Substance d'Oriel: En DermatologieChapitre 15 sur 28 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Observations négatives

Les malades, dont les observations sont rapportées ci-dessous, ne présentèrent pas dans leurs urines de substance P quoique la réaction à l’éther ait donné souvent un précipité inutilisable.

Eczémas

Obs. 1. — Mme Cord..…., concierge, âgée de 25 ans, vient consulter pour une éruption des mains ayant débuté ily a trois ans et évoluant par poussées ; à l'examen on note 2 ou 3 placards sur chaque main ; ce sont des placards d’eczéma vrai avec lichénification ; à la périphérie quelques vésicules. Suintement léger et prurit intense, pas de substance P dans les urines.

Obs, 2. — Madame Bow... âgée de 44 ans,vient consulter pour éruption traînant depuis neuf mois ; à l'examen on note sur chaque bras une grande plaque d’eczéma vésiculopapuleux infecté ; sur l’avant-bras un placard ; prurit violent. Dans les urines, traces non utilisables de substance P.

—— Gr

Obs. 8. — Mme Ha... âgée de 36 ans,vient consulter pour éruption datant de 48 heures ; depuis un an environ elle présentait au doigt une plaque d’eczéma nummulaire traité vainement ; il y a trois jours début par des placards sur les mains et les avant-bras ; depuis 24 heures généralisation au cou et au menton ; à l'examen il s’agit d'eczéma papulo-vésiculeux en placards sur les bras, avant-bras, cou et menton ; prurit intense ; pas de substance P dans les urines.

Urticaires

Obs. 4. — Mme Mi..., âgée de 39 ans ; crise d'urticaire chronique à type d’urticaire bulleux s'accompagnant d'æœdème de Quincke chez une hérédo- DRE Pas de substance P dans les urines.

Obs. 5. — Mme F1... Berthe, âgée de 38 ans; souffre depuis un an de crises d'urticaire après chaque repas quelle que soit la nourriture et quelle que soit sa quantité. Ces crises commencent 1/4 d'heure à 1/2 heure après le repas ; elles sont accompagnées d'un prurit intense. Substance P en quantité inutilisable dans l'urine et impossible à recueillir.

Prurits

Obs. 6. — Mme Br... Céline, âgée de 36 ans ; prurit ayant débuté il y a un an tout d'abord au niveau des seins ; depuis démangeaisons très vives, continues surtout aux seins, empêchant la malade de dormir. Recherche de la substance P à 3 reprises successives. Toutes 3 négatives ; la deuxième de ces recherches a été effectuée en plein paroxysme d'une crise de prurit d'une violence extrème.

Obs. 7. — Mme L... Fernande. Prurit généralisé datant de # ans, avec nombreuses lésions de grattage accompa-

gnées de papules de prurigo et de petites syncopes des extrémités. On ne peut séparer de substance P.

Obs. 8. — Mme Mic... Françoise. Prurit généralisé avec poussée d'urticaire ; a déjà présenté il y a deux ans un prurit avec lichénification de la grande lèvre droite Pas de substance P dans les urines.

Acné

Obs. 9. — Mille Du. .,âgée de 28 ans, vient consulter pour une acné vulgaire surtout papuleuse, siégeant sur le visage, sur le dos et le thorax. La réaction à l’éther donne bien un précipité mais il est pratiquement inutilisable.

Psoriasis

Obs. 10. — M. Sus... Albert, âgé de 26 ans ; psoriasis généralisé datant de 4 ans en pleine poussée, pas de substance P dans les urines.

Observations positives Eczémas

Obs. 11. - Mme Gen..., âgée de 45 ans, femme de cham-

bre. Vient consulter pour une éruption datant de un mois environ, l’éruption a débuté par la main gauche, puis s'est étendue ensuite aux avant-bras, puis au visage. ‘ À l'examen il s’agit d’un eczéma professionnel avec plaques sur le dos des deux mains ; éléments disséminés (métastatiques) sur les avant-bras, les bras, le cou, le visage, les cuisses. À eu, il y a dix ans, une poussée semblable, il y a un an poussée HO suintant, actuellement prurit intense.

Dr EU

Amélioration rapide avec nitrate et pâte camphrée et autohémothérapie. Le 20 novembre : rechute ; le prurit qui s'était calmé revient ; on envoie au laboratoire pour recherche de la substance P ; la réaction à l’éther donne une substance P de couleur jaune assez abondante.

Le 21 novembre on pratique intradermoréaction à la substance P à 1/1.000.000, 1/100.000 et 1/10.000 et une réaction à l’eau distillée : pas de réponse précoce.

Le 21 novembre dans la soirée aréole rose de 5 mm. de diamètre autour de l’intradermo à 1/10.000. Aréole rose vif un peu infiltrée, de 5 mm. de diamètre environ autour de l'intradermo à l’eau distillée.

‘Le 22 novembre, seule persiste l'aréole à l’eau ; on fait par erreur une auto-hémothérapie.

Le 24 novembre, seule persiste la réponse à l'eau distillée sous forme d'une tache papuleuse rouge et douloureuse ; on fait alors une injection de 1 cc. de 1/1.000.000 sous la peau de l’autre bras ; le soir de l'injection poussée fébrile avec douleur au point de l'injection et aux lieux des tests.

Le 28 novembre, eczéma très amélioré ; les éléments des cuisses sont pratiquement guéris ; persistance de la réponse à l'eau distillée ; on injecte 1 cc. de S. P. à 1/100.000 sous la peau.

Le 3 décembre, on injecte 1 cc. de S. P. à 1/10.000 sous la peau.

Le 5 décembre nouvelle poussée eczémateuse avec prurit, mais moins intense qu'auparavant.

Le 7 décembre, au lieu de l'injection précédente s'est développé un halo rougeâtre prurigineux qui a duré 24 heures.

Le 10 décembre injection de 1 cc. à 1/10.000.

Le 13 décembre, malade très améliorée ; prurit disparu, plus d'éruption sur la face et les bras ; seul persiste le placard du dos des mains : la réponse à l'eau reste sous la formé d'un nodule rougeâtre et dur. Injection de 1 cc. souscutané à 1/10.000.

Le 20 décembre la malade est considérée comme guérie et

on lui fait, ce jour, sa dernière injection sous-cutanée de 1/10.000.

En résumé :

Eczéma ; Intradermo-réaction faiblement positive ; Guérison,

Obs. 12. — M, Mach... Jean, maçon, âgé de 50 ans, vient consulter le 16 janvier pour une éruption chronique dont le début remonte à 5 mois ; on note à l'examen, sur le dos des mains et dans lés espaces interdigitaux, sur le tiers inférieur des avant-bras une dermatose constituée par rougeur, desquamation et vésiculation. Le malade se plaint de ne pas pouvoir fermer les mains. Prurit. Traité pendant la semaine du 16 au 33 janvier par nitrate d'argent et pâte dé zinc camphrée, sans résultat ; on envoie le malade au laboratoire pour recherche de la substance P. L’éther réaction donne une substance blanche assez abondante.

Le 23 janvier état stationnaire malgré la pommade réductrice faible ; on pratique les tests ; 4 intra-dermoréactions : solutions à 1/1.00.000, 1/100.000, 1/10.000 et solution d'Evans ; une cutiréaction à 14/10.000.

Le 25 janvier, tous les tests sont restés négatifs on fait 1/2 cc. de la dilution à 1/1,000.000 en sous cutané.

‘Le 30 janvier, état stationnaire ; une injection sous-cutanée de 4 cc, à 1/100.000.

Le 4 février, une légère amélioration se dessine; on injecte { cc. à 1/10.000, 5 Le 6 février, amélioration notable. Les vésiculés ont disparu. Le malade ferme presque complètement ses mains, la rougeur et la desquamation ont diminué ainsi que le

prurit; on injecte ce jour 1 ec. à 1/10.000.

Le 11 février, ; on injecte sous la peau 1 ec. à 1/10.000. Le 13. février, retour du prurit; il reste des placards

Eau

d'hyperkératose avec fissures et un peu de rougeur. On injecte À cc. à 1/10.000.

Le 18 février, une injection de 4 ce à 1/10.000

Le 20 février, il reste de la lichénification et de l’hyperkératose sur la face antérieure du poignet gauche et de petits placards érythémato-squameux sur le bord externe de la main droite ; injection de 1 cc. ; à 1/10.000.

Le 25 février, nouvelle poussée d'éléments vésiculeux sans prurit; injection de 1 cc. à 1/10.000 en sous-cutané.

Le 27 février, injection de 1 cc. à 1/10 000.

Le 4 mars, injection de 1/4 cc. en intradermique et de 3/4 cc. en sous cutané de la dilution à 1/19.000.

Le 6 mars, grosse amélioration; il ne reste que peu de chose ; on considère le malade comme pratiquement guéri ; on le fait revenir cependant pour quelques injections de consolidation. Pas de réponse à l’intradermo réaction précédente.

En résumé :

Eczéma professionnel ; Intradermoréactions et cuti-négatives ; Guérison.

Obs. 13. — Mme We... Louise, âgée de 35 ans, vient consulter le 13 février 1935 pour : 1) deux larges plaques d'eczéma vésiculeux des avant-bras et du dos des mains avec rougeur vive, vésiculation très abondante, suintement très important; 2) des séries de vésicules métastatiques allant jusqu'à l'épaule quelques-unes reposent sur une base légèrement infiltrée (papulo vésiculé) prurit très intense.

On faitextemporairement une injection extradermique de 1/10 ce. de la substance P de M. Mach... (obs 12) et on envoie au laboratoire pour recherche de la propre substance de la malade. Traitement local: pâte de zinc.

Le 18 février, l’intradermoréaction faite avec la substance de M. Mach... est restée négative : l'éther-réaction a montré

he

la présence dans les urines de la malade d’une substance P blanche; on pratique les intradermoréactions et la cutiréaction avec la propre substance de la malade.

Le 20 février, l'éruption paraît subir une exacerbation ; rien au niveau des tests pratiqués le 18. On injecte 4 cc. à 1/1.000.000 sous la peau.

Le 25 février grande amélioration subjective ; on injecte 1 ce. à 1/100.000

Le 27 février, rechute ; éruption sans changement mais énorme exosérose accompagnée d’un retour de prurit violent; au niveau de l'injection précédente apparition d'un placard rouge violacé de la grandeur d’une pièce de 20 fr. à base indurée et douloureux au toucher, on injeete 1 cc. à 1/10.000.

Le 4% mars, pas de réaction à l'injection précédente on injecte sous la peau 1 ce, à 1/10.000.

Le 6 mars, grosse amélioration subjective et objective diminution de la rougeur et du prurit.

On a pratiqué depuis cette date 10 injections qui n'ont pu amener que le maintien de l’amélioration sans qu'on puisse parler de guérison vraie.

En résumé :

Eczéma vrai; Réaction focale : réponse positive à une injection ; Amélioration notable sans guérison vraie.

Obs. 14. — M. X .., âgé de 65 ans, est sujet depuis de longues années à des placards d'eczéma tantôt au cou, tantôt sur les jambes, tantôt sur les avant-bras ; il s'agit tantôt d’eczéma vrai vésiculeux, d'autres fois de parakératose psoriasiforme ; de plus il souffre depuis l’âge de 21 ans de coryza spasmodique qui réapparaît chaque année au mois de juin, traité par de nombreuses méthodes y compris le traitement de Sédillot sans résultat.

Le 8 janvier, il présente à l'examen 4 placards de la di-

Royer 3

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mension d’une pièce de cinq francs sur la jambe etles avant-bras. Ces placards sont de l'eczéma vrai avec lichénification.

8 injections, à raison de deux par semaine, de S. P. en injections intradermiques et sous-cutanées.

Pas de réponse aux tests, aucun résultat; on a fait à ce malade un traitement consécutif à l’autohémothérapie sans plus de résultat.

En résumé :

Eczéma ; Tests négatifs ; Echec.

Obs. 15. — Mlle J... Françoise, traitée autrefois par M. le D' Clément-Simon pour eczéma des primevères; revient consulter le 23 novembre 1934 pour un eczéma séborrhéique du cuir chevelu avec lichénification diffuse du cou; déjà amélioré par le traitement externe; fait une poussée d'urticaire après l’ingestion de crevettes :

Le 5 décembre première injection de substance P à 1/10.

Le 10 décembre pas de réponse à l'injection précédente ; deuxième injection de substance P à 1/10‘; part en voyages de noces le 15 décembre.

Le 22 décembre, aggravation et en même temps réaction aux lieux d'injection de la substance P sous forme d’un petit nodule rouge que la malade ‘compare à un furoncle naissant.

Amélioration en 5 à 6 jours.

Le 21 janvier absolument plus rien (quelques pellicules).

Le 14 février absolument plus rien ; a mangé des crevettes sans poussée urticarienne.

En résumé :

Eczéma séborrhéique; cas rebelle avec lichénification ; guéri, semble-t-il, en deux injections.

Depuis rechute grave et rebelle à un nouveau traitement par la substance P.

Obs. 16, — M. G..., âgé de 35 ans, observation du Dr Clément Simon Eczéma avec desquamation alternant avec une forme de parakératose psoriasiforme disquamante. Tests négatifs,

À reçu: 10 injections sous-cutanées et intra-dermiques actuellement amélioration nette sans guérison à proprement parler,

En résumé :

Eczéma ; Tests négatifs ; Amélioration.

Obs. 17. — Mme De.., âgée de 44 ans, vient consulter le 27 février 1935 pour une éruption datant de trois semaines apparue tout d'abord aux mains; ayant ensuite gagné les avant-bras, le cou et la face ; a déjà présenté des poussées semblables il y a 6 ans.

A l'examen on note sur les mains des placards violacés et craquelés, suintants sans desquamation ; à la périphérie on voit quelques vésicules nettes. Lichénification par plaques ; 2 ou 3 placard de vésicules sur le front, le cou, les avantbras et les bras; tous ces placards sont très prurigineux. On donne la pâte de zinc camphrée el on envoie au laboratoire pour recherche de la substance d’Oriel ; la réaction à l’éther donne une substance blanche et abondante.

Le 6 mars,on pratique les tests de haut en bassur le bras, 4 intradermoréactions à 1/1 000.000, 1/100 000, 1/10.000, et à l’eau, une cuti et une épidermoréaction à 1/10.000 ;

Le 11 mars,pas de réponse aux tests, une injection à 1/10° le 13 mars pas de changement dans l’éruption ; { cc. en souscutané à 1/10,

Le 18 mars, le 20, le 25, le 1er avril, les 3, 8, 10, 15 avril une injection sous-cutanée de 1 cc. à 1/10 000 ; l’état cutané est inchangé.

Le 17 avril, on prescrit des applications locales de sub-

tape

stance P sur les lésions en pansement épidermique (S. P. à 1/1.000.000) ; on injecte en même temps Î cc. en sous: cutané.

Le 24 avril,les applications locales de substance P semblent augmenter le suintement ; petite amélioration, une injection de 1 cc. à 1/10.000.

Le 29 avril injection de 1 cc. en sous-cutané de 1/10.000 ; aggravalion de l’état.

Le 1° mai on abandonne le traitement car échec.

En résumé :

Eczéma vésiculaire ; Tests négatifs ; Echec complet.

Obs. 18. — Mme Le Pe.…., âgée de 37 ans, vient consulter le 6 mars pour une éruption datant de 10 mois ; à l'examen eczéma avec vésiculation, lichénification et exosérose ; infection interdigitale, quelques placards sur les avant-bras; on donne la pâte de zinc et on envoie au laboratoire pour recherche de la substance P.

Le 13 mars, on pratique les tests ; de haut en bas sur le bras droit 4 intradermoréactions à 1/1.000.000, à 1/100.000, à 1/10.000, et à l'eau, une cuti. La réaction à l'éther a donné une substance jaune et assez abondante.

Le 18 mars, tous ces tests sont restés négalifs : on injecte 1 ce. de 1/1.000.000 sous la peau.

Le 20 mars, 1 cc. de 1/100.000 en sous-cutanée, à partir de cette date la malade reçoit 2 injections par semaine de Î ce. de substance P à 1/10.000. Vers la 6° injection, une légère amélioration semble se dessiner ; rechute à la 8 injection, mais poussée moins forte.

Le 15 avril, on prescrit desapplications locales en surplus, en pansement épidermique de S. P. à 1/10°.

Le 17 avril, c'est moins bien ; les applications locales semblent réactiver les lésions ; sur le bras droit où l’on a

CS

fait les pansements épidermiques reprise du prurit et lésions manifestement plus intenses que sur l’autre bras.

Le 24 avril, les applications locales ne réactivent plus les lésions.

Le 6 mai, le traitement ne semble plus amener d’amélioration, Le malade a reçu à ce jour 14 injections de substance P sous la peau ; on abandonne le traitement.

En résumé :

Eczéma ; Tests négatifs ; Petite amélioration passagère.

Obs. 19. — Mme Ha..…, âgée de 44 ans, vient consuiter le 6 mars 1935 pour une éruption apparue 5 mois auparavant et s'étant progressivement étendue.

A l'examen, eczéma vésiculeux semblant infecté par place ; plusieurs placards à la main droite face dorsale et se continuant entre les doigts avec exosérose assez importante au poiguet et à l’avant-bras ; à la main droiteéruption beaucoup moins marquée ; un seul espace interdigital est pris.

On prescrit la pâte à l’eau et on envoie au laboratoire pour recherche de la substance P.

Le 13 mars, l'éther réaction a donné une substance jaune et rare ; on pratique les tests cutanés sur le bras de hauten bas : 4 intradermoréactions à 4/1.000.000, à 1/100 000, à 1/10.000 et à l'eau ; une cuti et une épidermoréaction.

Le 18 mars, tous les tests sont restés négatifs ; on injecte 4 ce. à 1/1.000.000 sous la peau.

Le 20 mars, on injectei cc. de susbtance P.à 1/100.000.

A partir du 25 mars la malade reçoit 2 injections par semaine de substance P à 1/10.000 en sous-cutanée.

On obtient vers la 10° injection une légère amélioration qui ne se maintient pas. Les quatre dernières injections ont été faites le 1/3 en intradermique les 2/3 en sous-cutanée sans plus de succès. à

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Le 6 mai, la malade a reçu 14 injections de substance P ; on n'obtient pas d'amélioration ; on abandonne le traitement.

En résumé :

Eczéma ; Tests négatifs ; Echec.

Obs. 20. — Mme Vi.…., âgée de 53 ans, vient consulter le 6 mars 1935 pour placards d’eczéma professionnel du poignet (face antérieure) et du dos de la main avec lichénification diffiuse ; cette éruption date d'environ 6 mois et s’accompagne de prurit violent ; depuis deux jours quelques placards sont apparus sur les avant-bras ; on donne la pâte de zinc camphrée et on envoie au laboratoire pour recherche de la substance d’Oriel.

Le 13 mars, l’éther réaction montre une substance d’Oriel blanche et abondante ; on pratique les tests cutanés sur le bras de haut en bas : 4 intradermoréactions à 1/1.000.000, à 1/100.000, à 1/10.000 et à l’eau ; à l’autre bras cuti et épidermoréaction à 1/10*.

Le 18 mars, les tests sont restés négatifs ; on injecte { ce à 4/1.000.000.

Le 20 mars, injection de 4 ce. à 1/100.000 ;

A partir du 25 mars on fait deux injections par semaine de substance P à 1/10.000 sous la peau ; comme on n'obtient qu'une pelite amélioration subjective on essaye les pansements épidermiques. Chaque soir on fait mettre à la malade un ou deux cc. de substance P à 1/1.000.000 sur les lésions : ces applications paraissent faire entièrement disparaître le prurit mais cet effet n'est que passager ; on fait les injections 1/3 de 1 ce. en intradermique et 2/3 en sous-cutanée.

Le 15 mai, la malade a reçu 16 injections de subtance P, sans auçune amélioration objective ; on abandonne le traitement.

En résumé :

Eczéma professionnel ; Tests négatifs; Echec.

Obs. 21. — M. Re.., âgé de 33 ans, vient consulter le 20 mars 1933 pour une éruption datant de trois mois.

Il s’agit d’un eczéma séborrhéique à type généralisé avec prise de la façe, calvitie séhorrohéique au début’; cette éruption est très prurigineuse ; on donne la pâte de zinc et on envoie au laboratoire pour rechercher la substance P.

La réaction à l’éther a donné une substance blanche et abondante.

Le 27 mars, on pratique les tests de haut en bas : 4 intradermoréactions à 1/1.000.000, 1/100 000, 1/10.000 et à l’eau, une cuti réaction à la substance P à 1/10.000.

Le 3 avril, les tests sont restés complètement négatifs ; on injecte ce jour 1 cc. de 1/1.000.000 sous la peau,

Le 8 avril pas d'amélioration ;on injecte ce. à 1/100.000.

Le 10 avril état stationnaire ; à partir de ce jour on injecte deux fois par semaine un centimètre cube de 1/10.000 sous la peau.

Le 24 avril le malade a reçu ce jour 10 injections de substance P sans modification de l’aspect de l’éruption ni du prurit : on abandonne le traitement.

En résumé :

Eczéma séborthéique ; Tests négatifs; Echec.

Obs. 22. — M. La... Cl... âgé de 43 ans, ouvrier d'usine, vient consulter le 3 avril 1935 pour une éruption des mains et des avants-bras, l'affection qu'il présente semble remonter à une dizaine d'années. Depuis 1922 environ il souffre chaque année d'eczéma des mains ; la poussée actuelle date de 3 à 4 jours.

2TADRE

A l'examen on note un placard d’eczéma vésiculeux sur le dos de la main et du poignet ayant même gagné le deuxième espace interdigital ; sur la face dorsale de l’avant-bras un immense placard rouge-violacé avec, à la périphérie, quelques vésicules intactes. Les lésions strictement localisées à la face dorsale sont symétriques, elles s'accompagnent de suintement et de prurit intense.

L'histoire des poussées est la suivante : Début par des petits « boutons » remplis de sérosité louche ; ces vésicules crèvent au bout de trois jours en laissant échapper leur sérosité et en formant des placards ; résolution d'une poussée en huit jours, une poussée nouvelle toutes les trois semaines.

On envoie au laboratoire le malade pour rechercher la substance P ; localement on donne pâte de zinc camphrée.

Le 10 avril la poussée s’est d'elle-même légèrement améliorée, on pratique les tests cutanés : 4 intradermoréactions avec 4/1 000 000, 1/100.000, 1/10.000 et eau. Une cutiréaction et une épidermoréaction à 1/10.000 ; l'éther-réaction a donné une substance blanche nacrée en quantité extraordi nairement abondante.

Le 15 avril les tests pratiqués sont restés négatifs on injecte sous la peau 1 cc. à 1/1 000 000.

Le 17 avril actuellement une nouvelle poussée on injecte 1 ce. à 1/100.000.

Le 24 avril grosse amélioration objective et subjective on injecte 1 ce. à 1/10.000.

À partir de ce jour on pratique des injections de substance P à 1/10.000 au rythme de ? injections sous-cutanées de 1 ce. par semaine.

Le 22 mai le malade est notablement amélioré ; les poussées après avoir diminué progressivement, ont disparu ; il reste un placard résiduel sur la face dorsale du poignet avec lichénification ; comme on ne semble plus avoir

d'action sur ces placards on arrête le traitement le malade ayant reçu 12 injections de substance P.

En résumé :

Eczéma ; Tests négatifs ; Amélioration notable.

Coryza spasmodique

Obs. 23. — Observation due à l’amabilité du Docteur Coignerai, ex-interne de l'Hôpital St-Michel.

Mme R.., 37 ans, couturière ; il s’agit d'une malade atteinte de coryza spasmodique.

Sa première crise remonte au mois d'avril 1934 ; dans le courant de ce mois, sans cause apparente, alors qu’elle travaillait à la confection d’une robe, elle ressent vers 17 beures une sensalion endonasale de brülure très intense s’accompagnant de larmoiement ; des éternuements apparaissent et se succèdent à intervalles rapprochés mais irréguliers jusqu'à 21 heures, puis ils s'arrêtent. Il en reste la) une sensation d'obstruction des deux narines qui ne cède pas à des mouchages répétés ; (b) une perte totale de l’odorat même pour des odeurs très violentes ; (c) une désagréable nécessité de dormir la bouche ouverte.

Les trois symptômes précédents persistent continuellement ; des crises de picotements et d’éternuements, toujours précédés d'une sensation de brûlure des cornets avec larmoiement et abondantes sécrétions nasales (pendant ces crises la malade salit 4 à 5 mouchoirs par heure) apparaissent tous les jours entre 17 et 21 heures et uniquement dans son appartement ; si elle sort pendant ces crises, les éternuements cessent, mais laissent cependant l'obstruction nasale et l’anosmie. Malgré ces éternuements répétés, la malade ne signale aucune céphalée, simplement une vague douleur périorbitaire bilatérale ; l’état général reste bon ;

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