‹ La Substance d'Oriel: En DermatologieChapitre 16 sur 28 · RIDE · texte numérisé non relu

RIDE

l'appétit et le sommeil ne sont pas modifiés. Rien à noter dans les antécédents tant personnels qu'héréditaires-

Naturellement cette malade a suivi de nombreux traitements ; elle a subi instillations et pulvérisations nasales avec produits variés (sels d'argent, huile adrénalinée, éphédrine, vaccins) sans aucun soulagement.

Elle vient consulter le 20 février 1935. On l'envoie au laboratoire pour rechercher la substance d’Oriel dans les urines émises pendant une de ces crises : Grosse quantité de substance blanche cristallisée.

On pratique les tests intradermiques qui donnent les résultats suivants :

a) Solution témoin : néant ;

b) dilution à 1/1.000.000 : néant ;

c) dilution à 1/100.000 légère papule rouge ;

d) dilution à 1/10.000 papule érythémateuse ; cette papule était très nette et prurigineuse; elle est apparue 10 minutes après l'injection et a persisté un peu plus d'une heure.

Traitement : 3 injections intra-dermiques par semaine 1/4, 1/2, 3/4 et 1 cc. de chaque dilution en répétant 4 à 5 fois la dose maxima c’est-à-dire À ce. avant de passer à la concentration supérieure.

Résultats : Amélioration très nette après la troisième injection, les éternuements se font plus rares ; à la 10° injection ils ont disparu : Le nez se désobstrue et l’anosmie régresse ; la malade dort de nouveau la bouche fermée. Du 15 au 25 mars la malade n’a pas eu une seule crise.

Le 25 mars on refait une recherche de substance d’Oriel ; alors que la malade n'avait plus de crise on trouve une substance macroscopiquement différente de la première : poudre jaune et amorphe ; on fait des dilutions à 14/1000, et a 1/100.

Dans la période du 21 au 31 mars la malade a fait deux petites crises d'éternuements (5 à 6 éternuements ne laissant ni sensation d'obstruetion nasale ni anosmie).

Aux dires même de la malade ce traitement lui a donné des résultats remarquables, En résumé :

Corysa spasmodique ; Tests positifs ; Grosse amélioration.

Acné

Obs. 24. — Mlle D..., âgée de 16 ans, vient consulter le 20 mars 1935 pour une éruption chronique du dos. :

A l'examen acné vulgaire siégeant sur le dos criblé de papules d'acné ; on note à côté de ces éléments en évolution une multitude de cicatrices de lésions anciennes ; on trouve sur le dos tous les éléments depuis la papule jusqu’à la pustule.

A l’interrogatoire on apprend que cette acné est apparue à l'âge de 12 ans, qu’elle évolue par poussées : Actuellement la malade semble au début d’une grande poussée .

On prescrit des massages avec la pommade soufre-résorcine et on envoie au laboratoire pour rechercher la substance P.

Le 27 mars quelques éléments sont apparus sur le cou indemne jusque là ; l’éther réaction a donné une substance jaune abondante ; on fait l'exploration de la peau de haut en bas, intradermoréaction à 1/1.000.000, 1/100.000, 1/10.000 et à l’eau. Une cuti et une épidermoréaction à 1/10.000

Le l°r avril pas de réponses aux tests. On pratique, à par: tir de ce jour, deux injections par semaine de substance P sous la peau en augmentant la concentration jusqu'à 1/10.000 et la quantité jusqu'à 1 cc. 1/2.

Le 28 avril la malade a reçu 8 injections de substance ; aucune amélioration ni subjective, ni objective ; la poussée n'est pas enrayée ; l'éruption gagne la face. On décide de cesser le traitement.

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En résumé :

Acné ; Tests négatifs ; Echec.

Erythrodermie

Obs. 25. M.R... L..., âgé de 47 ans, vient consulter en novembre 1934 pour éruption chronique généralisée.

Le début de l'affection semble remonter à 2 ans par des placards apparus sans cause évidente sur la cuisse droite, placards rouge-violacé d'un diamètre de 2 à 3 em. Ces pla cards apparaissent successivement à la cuisse gauche, à l'avant bras droit puis à l'avant bras gauche.

En septembre 1933 à la suite d’un coup de soleil, extension au visage qui reste rouge ; puis généralisation progressive au dos, aux mains, thorax et cuir chevelu.

Augmentation progressive de l'intensité de coloration qui semble avoir atteint son maximum eu l'hiver 1934. Traité sans succès à cette époque par hyposulfite de Na et glycérolé d'amidon.

Depuis, évolution par poussées, suivant à peu près le rythme suivant : fre phase : pendant 3 ou 4 jours l’éruption se fonce et devient plus prurigineuse ; 2 phase : diminution de la coloration et desquamation, d'abord en grandes bandes puis furfuracée.

Pas d’antécédents personnels ni héréditaires ; on ne retrouve pas d'absorption médicamenteuse ; on fait un examen de sang B. W. et Hecht négatifs. La numération globulaire montre une formule normale.

Le 14 novembre on fait une biopsie dans la peau du dos dont voici le résultat (Docteur Rubens-Duval)

« Lésion papuleuse constituée essentiellement par épaississement de l'épiderme, des papilles et du tissu conjonctif réliculé sous-épithélial.

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L'épaississement de l’épiderme est dû principalement à l'allongement des cônes interpapillaires corrélatif de l’hyperplasie des papilles ; les cônes interpapillaires sont non seulement allongés, mais un peu épaissis et un peu irréguliers.

Les modifications de l'épiderme sont uniquement d'ordre inflammatoire. Les papilles et la couche réticulaire sousépidermique présentent une réaction inflammatoire subaiguë à prédominance lymphoïde et à topographie surtout périvasculaire. Le derme est sclérosé.

Les modifications observées peuvent faire penser à une papule « mais ne permettent pas de l’affirmer ».

A l'examen : érythrodermie généralisée mais prédominant à la face et aux extrémités des membres ; desquamation abondante furfuracée et en lamelles. La peau présente une infiltration diffuse mais plus importante dans les segments plus colorés.

On donne au malade le glycérolé d’amidon salicylé et on l'envoie au laboratoire pour recherche de la substance P.

Le 21 novembre l'éther réaction a donné une substance blanche en quantité moyenne ; on pratique les tests cutanés : 4 intradermoréactions avec des dilutions à 1/1.000.000, 1/10.000 et avec solution d'Evans.

Le 3 décembre tous les tests sont restés négatifs, coïncidence d’une poussée évolutive plus forte que les précédentes ; petite réaction générale, on injecte un cc. sous la peau de 1/1.000.000. Cette injection-est suivie d'une légère: réaction prurigineuse généralisée.

On injecte alors la substance P., à raison de 2 injections de { cc. sous-cutanée, en augmentant la dilution jusqu'à 1/10.000 ; pendant ce traitement le malade semble un peu moins rouge et ses squames se font de beaucoup plus petites.

Le 16 janvier 1935 le malade semble amélioré et il existe des surfaces assez étendues dont la coloration est quasinormale.

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