INTRODUCTION
Le problème de lPallergie, .qu’il s’agisse d’allergie cutanée ou d'allergie humorale a suscité et suscitera encore de nombreux travaux. Un grand pas serait déjà accompli dans l'explication du mécanisme biolo-: gique de lallergie si l’on démontrait la réalité de la réaction antigène-anticorps dans les manifestations allergiques. Aussi faut-il vérifier toutes les théories qui tendent à nous éclairer sur ce sujet.
Notre travail n’a pas la prétention de jeter un jour nouveau et définitif sur ce complexe délicat mais simplement de contrôler et de vérifier un faisceau de recherches et de faits qui ont été avancés ces années dernières et dont l'intérêt est important : les travaux d’Oriel et de ses collaborateurs.
En effet, s’il faut en croire ces auteurs, nous pouvons chez chaque malade allergique isoler un antigène spécifique, nous pouvons l’extraire, le voir, le palper, et même l'utiliser pour le traitement de l'affection allergique de ce malade. Quel argument en faveur des réactions antigènes-anticorps |
Nous rapportons dans cette thèse les recherches et
les travaux expérimentaux que nous avons exécutés sous la direction de notre maître M. le D' Clément Simon, à l’hôpital Saint-Michel. Ce travail, qu'il nous a inspiré est plus son œuvre que la nôtre. Ilnous a guidé, conseillé durant les quelque dix mois qu’a duré notre expérimentation, Nous ne saurions trop le remercier de sa sollicitude à notre égard.
Le premier chapitre de notre thèse sera l’exposé des travaux d’Oriel et de ses collaborateurs,
Le deuxième sera consacré aux travaux de contrôle qu’a fait naître la théorie d’Oriel ; tout d’abord les travaux anglais, puis les travaux français de l’école lyannaise.
Dans un troisième chapitre on trouvera des observations personnelles, tout d’abord celles où nous n'avons pas pu faire un traitement par la substance d'Oriel, puis celles des malades traités par cette substance.
Nous exposerons dans le quatrième chapitre ce que nous avons appris de la pratique de cette substance, ce qu’il faut penser de sa composition chimique, de sa nature antigénique, de sa spécificité, de sa valeur thérapeutique et de la place nosologique que l’on peut lui assigner.
Le cinquième chapitre sera nos conclusions.