‹ La succession apostolique [microforme]Chapitre 3 sur 3 · RL TU TITI NOT TEST · texte numérisé non relu

RL TU TITI NOT TEST

des saints et la maison de Dieu. Si nous sommes les pierres vivantes de ce nouvel édifice qui est l'Eglise, comme dit saint Paul, elle est bâtie sur le fondement des apôtres et des prophètes. Jésus-Christ lui-même, l’éternel pontife qui est monté au plus haut des cieux, (*) est la première pierre de l'angle, elle ne saurait Jamais périr.

La succession apostolique, dépositaire de ces promesses, et indéfinie dans sa durée, elle est perpétuelle, Du premier collège, dont tous les membres avaient été désignés, appelés, formés par Jésus-Christ, et qui constituait à ses débuts le noyau de l’Eglise enseignante, sont sortis, telles les tiges d’une même racine, les rameaux sans nombre qui couvrent l’univers, et proeurent la réalisation de la parole divine. Une même sève porte en eux la vie transmise du coeur même de cette plante sacrée. Je suis la vigne et vous en êtes les sarments (*). Ce qui fait que la succession apostolique se multipliant par les évêques répandus sur tous les points du globe, et portant par eux toute la doctrine et toute la grâce, ramène tout cependant au même centre et au même chef, tels les rayons de soleil faisant pénétrer partont la clarté, la chaleur et la vie dont il reste toujours l’inextinguible foyer.

Lancé sur la haute mer (*°) des intérêts supérieurs

(*) Héb., 1v, 14.

(®) Jean, xv, 5.

(*) Lue, v, 4.

“lotetiest HÉRRPE Éd t tre tapere re tantt hhbebéées Bal étes 2 EPA Ca LE Lire

de la vie surnaturelle, par l’ordre du Christ qui en demeure l’invisible pilote, le vaisseau de l'Eglise, nouvelle arche du salut conduite par l'équipage divinement recruté, poursuit sa course avec une sécurité parl'aite en dépit des tempêtes qui l’assaillent de tous côtés ; dominant les vagues mngissantes soulevées par l'enfer, toujours soutenue et dirigée par l’Esprit-Saint qui gonfle ses voiles, la barque 4e Pierre voit autour d’elle se multiplier les naufrages qui engloutissent tour à tour les empires et les gouvernements de ce monde, sans jamais donner elle-même eontre aucun éeucil, aucun récif capable de l’entamer ou de l'arrêter.

Forteresse inexpugnable, qui garde pour le salut des âmes et des sociétés ciles-mêmes le trés:r divin de la vérité, de la justice et de l’amour, l'Eglise a jusqu’à ce jour résisté, ct elle résistera toujours jusqu’à la fin des siècles, à tous les assauts les plus furieux. livrés par la persécution sanglante, par l'erreur subtile, par l’impiété ricaneuse. Avee ses martyrs, ses docteurs, ses apologistes, ses pontifes, toujours étroiteme::t unis à celui qui n'est le ‘ef que parcequ'il est le viciire du Christ, véritable tête de l'Eglise et son Sauveur, elle garde l’assurance sereine d’une protection dont Dieu lui-même

s'est porté le garant. É

Et aujourd'hui, si plus que jamais peut-être dans son histoire, la sainte Eglise se voit avec une fureur inouïe attaquée de toutes parts et par

tous ses ennemis séculaires à la fois, elle doit sans doute verser les larmes de la douleur maternelle sur ses fils révoltés et sur les âmes qui se perdent, mais que pour-

init Faille doué à.

Sarre are

Mbits élan persarséssasrne

PURE 7e

rait-elle craindre pour elle-même puisqu'elle sait que les portes de l’enfer ne prévaudront jamais contre elle!

D'ailleurs, n'est-ce Pas ‘une chose admirable que, voyant se soulever contre son autorité, contre ses prérogatives et sa mission toutes les Passions coalisées, elle présente pour leur faire face et s'opposer à leur débordement une mani-

festation plus éclatante que jamais de la divinité de son origine et de sa constitutio

En quel siècle de l'histoire a-t-on vu l’union plus compacte entre les fidèles et leurs pasteurs, entre les évêques et leur chef ? Quand

done s’est montrée plus vivante la sainteté de sa doc-

trine et de ses préceptes? Fut-il jamais une extension plus active et plus effic:

ace de son apostolat ? Et «dans erselle qui atteint les plus loin. rs rivages, est-il possible d'être aveugle à ce point que de ne pas apercevoir le lien apostolique qui rattache chacune des églises particulières

cette expansion univ

» Par l'intermédiaire de son ‘vêque, au siège de Pierre, au Pape, à Jésu Christ, à Dieu ? Elle est donc plus vivante que jamais cette sainte Eglise qui vous apparaît aujourd'hui dans le raÿonnement de sa divine beauté. Et toute le; proinesses de son divin fondateur se montrent ici dans leur

Parfait accomplissement.

De cette Eglise, mes biens chers frères, vous êtes les membres et les enfants, c’est votre bonheur et votre gloire, c’est ce qui doit à la fois provoquer votre amour et votre gratitude. Vous avez depuis longtemps cessé d’être des hôtes et des étrangers, mais vous êtes les

rh

concitoyens des saints et les familiers de Dieu. Vous êtes enchâssés dans le divin édifice dont les apôtres sont les pierres fondamentales, et Jésus-Christ lui-même la pierre angulaire (‘). Comme notre corps n'étant qu’un, est composé de plusieurs membres, et qu’encore qu'il ait plusieurs membres ils ne sont tous néanmoins qu'un même corps, il en est de même du Christ, car nous avons tous été baptisés dans le même Esprit, pour n'être tous ensemble qu’un même corps avec lui, soit juif, soit gentil, soit esclave ou libre (**). La grande loi de l’amour et de la charité, voilà le secret de la vie divine qui circule à travers l'Eglise de Jésus-Christ.

Et maintenant Monseigneur, qu'il plaise à Votre Grandeur d'agréer avec les sentiments dont le clergé et les fidèles de ce diocèse, qui devient le vôtre vous adressent en ce jour l’expression, les voeux ardents que nous formons pour votre bonheur, et l'assurance des prières que nous ne cessons de faire monter vers le ciel, afin d'obtenir sur vous-même et sur vos ouailles l’abondance des dons célestes, capables de rendre votre nouvel apostolat fécond pour les âmes, tout à l'honneur de l'Eglise et à la gloire de Dieu. Ainsi soit-il.

(*) Eph. 11, 19, 20.

(*) I Cor., XII, 12, 13.

Page 1