‹ La Suède au XVIème siècleChapitre 95 sur 142 · CHAPITRE XXIY · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIY

étoUi d'UpMil. — Couronnemeiit du roi. — État* de Stoefelioliii. — Fuite du roi. — IVaiMMince de C^uAtave- Adolphe*

Le duc de Sudermanie s'était retiré dans son duché. Ses rapports avec la C9ur étaient froids, mais non interrompus. La naissance d'une fille donna à Charles l'occasion d'un rapprochement. 11 pria le roi d'être le parrain de son enfant. Sigismond, se rendant à ce désir, envoya deux seigneurs de sa cour, remplir sa place à Nykôping dans la cérémonie du baptême.

Les États avaient été convoqués par Charles à Upsal, pour le 6 janvier, jour de l'Epiphanie. L'obstination du roi à repousser le synode d'Upsal et à recevoir la couronne des mains du cardinal Malaspina empêcha la réunion à l'époque annoncée. Cependant les affaires étaient nombreuses et urgentes. Les députés des provinces éloignées , ignorant les dissentiments qui existaient entre le roi et son peuple, étaient déjà accourus à l'appel fait par l'administrateur. 11 fallait absolument prendre un «parti. L'ordre de la noblesse envoya Sivard Ribbing et Axel Kurck, au château "fle Gripsholm, auprès de Charles, le prier de sortit^ (Fîirie retraite funeste à tous, et de venir tttfer*4^ àtlh W-

fluence, afin de vaincre Tentêteuîent inouï de Sa Majesté. Là-dessus, le duc adresse au roi un mémoire dans lequel il dépeint l'état de la Suède sous les plus sombres couleurs, lui dévoile les périls dont il est menacé, proteste de son dévouement, et rend responsables de tous les malheurs qui peuvent arriver les intrigants et les étrangers qui entourent sa personne, et qui, par méchanceté ou par ignorance, lui donnent des conseils pernicieux.

Cet écrit, qui montrait sous son véritable jour la situation présente, fit une grande impression sur Sigismond, qui, faible quoique opiniâtre, finit, cette fois comme toujours, par céder devant la volonté inébranlable de son oncle , et consentir à être sacré ;et couronné par un évèque luthérien ; mais il né prit cette résolution imposée par une impérieuse nécessité qu'après avoir reçu du légat l'absolution d'une si grande faute. Il ne fallut rien moins que l'intervention de ce saint personnage pour apaiser sa conscience alarmée. Le pauvre homme considérait comme un péché mortel son consentement à recevoir des mains d'un prêtre hérétique une couronne qui jadis avait orné le front de saint Éric; mais, comme il ne faisait jamais une concession qu'incomplètement et de mauvaise grâce, il maintint, pour des motifs personnels et de convenance, l'exclusion de l'archevêque de cette auguste cérémonie.

Du moment' où la question du couronnement était tranchée, il n'y avait plus d'obstacles sérieux à la réunion des États. Leur ouverture fut fixée au premier jour de février. Par méfiance ou par faste, Sigismond voulait amener avec lui, outre lestrabans chargés de

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