SCULPTURE
En Suède, comme dans les autres pays, la sculpture n'était longtemps que le serviteur de» l'architecture. Toutes les églises élevées dans les premiers siècles du christianisme, furent ornées de reliefs, de décorations de portail, de baptistères et de tombeaux. C'est surtout dans les cathédrales de LinkOping et d'Uppsala et dans plusieurs des petites églises du Gotland que se trouvent les meilleures de ces anciennes sculptures. De la fin du moyen âge, il reste beaucoup d'autels avec des figures sculptées et peintes, et un monument en bois de Saint George, fait d'un artiste flamand, en commémoration de la bataille de Brunkeberg en 1471.
Au temps de la Renaissance, le niveau de la sculpture était assez haut, ce que prouvent les sarcophages des rois de la maison de Yasa à Uppsala et à Vadstena, et des bustes-portraits exquis.
Au commencement du temps baroque, la sculpture se réduisait à des ornements décoratifs, influencés par les Français et les Allemands, jusqu'à ce que Bonchardon (1711/53), Larchevêque (1721/78) et plusieurs autres sculpteurs français furent appelés en Suède au 18°^^ siècle. Par leur influence, la sculpture s'anima. Larchevêque a modelé les statues de Gustave Vasa et de Gustave- Adolphe qui sont érigées à Stockholm. Le grand médailleur suisse «/. H. Hedlinger (1691/1771) travaillait aussi en Suède, à cette époque, durant trente années.
Le plus grand artiste du temps de Gustave III, pour ne pas dire de tonte l'histoire de l'art suédois, est J. T. Sergel (1740/1814). Il s'opposait à la conception bornée du style baroque, et, se fondant principalement sur l'étude de l'art antique, il fut un des premiers en Europe à frayer une voie à la renaissance de son art. Malheureusement, un ordre du roi le rappela d'Italie en Suède, où l'art était encore dans son enfance, juste au moment où son talent donnait les plus grandes espérances. Sinon, probablement il aurait fait époque dans son art,