SCULPTURE
et il aurait occapé à Rome la place que conquirent plus tard Canova et Thorraldsen. Les œuvres de Sergel (f Faune», c Venus, sortant du bain», la statue de Gustave III et beaucoup d'autres) méritent néanmoins d'être nommées de vrais chefs-d'œuvre.
L'esprit supérieur de Sergel donnait son empreinte à la plupart de ses successeurs, surtout à J. N, Bt/8trôm(nS3/lS4S), homme d'une énorme assiduité au travail, et à ses jeunes contemporains. La stagnation que nous avons observée dans l'architecture pendant les cinquante premières années du siècle passé, n'existe pas dans la sculpture. Au contraire, celle-ci prend un essor considérable pendant cette époque, riche avant tout en figures monumentales. Le mouvement national qui se fait voir dans la littérature après 1809, exerçait une grande influence sur la sculpture. B. E. Fogelberg (1786/1864) entra le premier dans une nouvelle voie, romantique et nationale. Il aimait mieux prendre ses motifs de la mythologie du Nord que de celle des Grecs. Les trois statues colossales des dieux principaux du Nord (Odin, Tor et Balder) qui se trouvent au Musée national de Stockholm, sont faites par lui, aussi bien que celles de Birger Jarl et de Charles-Jean érigées dans la capitale. K, G. Qoamstrôm (1810/67) aimait aussi à s'occuper de l'histoire et de la mythologie des Scandinaves. Il a représenté plusieurs de nos grands hommes de science, comme Berzelius, Agardh et Tegnér. Le spirituel «/. P. Molin (1814/73) s'enfonçait aussi dans nos mythes antiques. Parmi ses œuvres les plus dignes de notre attention sont le cDuel au couteau», et la fontaine dans le Eungstrftd- ^rden à Stockholm.
Parmi les sculpteurs de nos jours, citons d'abord F. Kjellberg (1836/85), créateur du monument de Linné à Stockholm (p. 415), et J, Bôrjeson (né en 1835), le plus universel des scalpteurs suédois d'aujourd'hui. De ses nombreux ouvrages, mentionnons les statues de Scheele à Stockholm (p. 424), du poète norvégien Holberg à Bergen, et de Charles X Gustave à Malmô. Leurs contemporains étaient les médailleurs M°*« Lea Ahlbom (1826/97), J, E. Ericson (1836/71) et A. Lindherg (né en 1839), et les sculpteurs 0. Berg (né en 1839), A, CarUson (1846/78), artiste richement doué et mort trop tôt, et E, Drambeck (né en 1843). Ceux-ci se sont impressionnés par l'art italien. P, Haaselberg (1850/94), le sculpteur suédois le plus illustre après Sergel, était prochement lié à l'école moderne française, dont il a acquis toutes les meilleures qualités. Ses plus belles œuvres sont fia Perce-neige», cla Grenouille» et cle Grand-père et son petit fils». Influencés par k sculpture moderne française sont aussi le portraitiste spirituel J. FalUtedt (1848/99), 6r. Lindberg (né en 1852), T. Lundberg (né en 1852), Chr. Ericsson (né en 1868), M™« Agnes Kjellberg-Frumerie (née en 1869) et //. Sôremen- Hinghi (né en 1872). M. Ericsson s'occupe aujourd'hui principalement de l'art industriel.
La perce-neige.
Par P. Hasselbebg.
388 IV. l'enseignement et la culture intellectuelle en suède.