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MÉDECINE

Au cCollegîum medicum» à Stockholm, devenu au IS""® siècle un établissement de plus en plus complet, a succédé, en 1811, l'institut moderne, dit «Carolin», comprenant la médecine et la chirurgie. En peu de temps, Timportance de cet institut est devenue si ^ande qu'il ])ut bientôt se mesurer avec les deux facultés des universités et même les surpasser.

Au 19™« siècle, la médedne a été complètement réformée en Suède, comme dans les autres pays. Cet essor se fait surtout remarquer vers le milieu du siècle. A cette période, nos trois institutions d'enseignement de médecine commencent à être fournies des moyens nécessaires pour le développement de la science moderne, grâce à la subvention que leur a accordée l'État.

/.//M?aM^(l 790/1 860) était actif à Uppsala. On ne peut trop estimer la profonde influence qu'il a exercée sur ses disciples, A Lund, nous rencontrons E, Z. Munck af Roaensehôld (1776/ 1838), dont le grand mérite est d'avoir introduit la vaccine en Suède, avant même qu'elle n'ait été introduite dans presque aucun autre pays; et encore l'anatome distingué A. H, Florman (1761/1840). Parmi les

professeurs de l'Institut Carolin, il faut citer le chimiste «/. •/. Berzelius (1779/ 1848), A, Retziuê (1797/1860) et .1/. Huss (1807/90). Retzius s'est fait un nom en Europe par ses ouvrages anatomiques et, plus encore, par ses recherches sur l'anthropologie. Huss, de son côté, a exercé une vaste influence par ses études sur les changements maladifs du corps humain, causés par l'abus d'alcool.

Pendant les vingt-cinq années qui viennent de s'écouler, nos institutions d'enseignement de médecine sont arrivées à un degié de perfection relativement haut. Tout spécialement, l'université d'Uppsala a reçu de grandes donations du médecin suédois A, Regnell (1807/84) à Caldas au Brésil. Aussi les études d'université de nos médecins sont-elles aussi intenses et aussi étendues que celles des médecins de n'import quel autre pays. Ce résultat est dû au vif intérêt de nos médecins pour les progrès de la médecine à l'étranger, et aussi au génie de plusieurs médecins suédois. Donc, on pourrait dire, à juste titre, que la Suède, dans ce cas, occupe une place estimée parmi les nations civilisées.

Il faut mentionner parmi les grands ou>Tages, publiés dans la dernière moitié du 19™® siècle, les ouvrages de A, Key (né en 1832) et de G, Retzius (né en

Anders Retzius.

414 IV. l'enseignement et la culture intellectuelle en suède.

1842) sur Tanatomie du système nerveux et du tissu lamîneux; de F. ffoUngren (1831/97) sur la cécité pour les couleurs; de S. Henschen (né en 1847) sur la pathologie des nerfs; de 0. Hammaraten (né en 1841) sur la chimie physiologique; de R. Tifferstedt (né en 1853) sur la discipline du renouyellement des substances; de M, G, Blix (né en 1849) sur la physiologie des nerfis; de Betzius sur la histologie et de Key sur l'hygiène de renseignement. C, Curman (né en 1833) a travaillé avec succès dans le domaine de la climatologie et de la balnéologie. Le système de gymnastique suédois de P. H. Ling (1776/1839) a fait époque dans son domaine (voir la page 327). Plus tard V. Zander (né en 1836) a inventé des méthodes de gymnastique, mi-médicaux, mi-mécaniques (voir ci-dessus, la page 336). Des sociétés médicales et leurs publications ont beaucoup contribué au développement de la médecine suédoise. La «Société des médecins suédoi8> fut formée à Stockholm en 1808, et la «Société des médecins d'Uppsala» environ 1830. Celle-là publie la revue «Hygiea», qui est maintenant arrivée à l'année soixantetrois. I^s «Actes de la Société des médecins d'Uppsala» sont publiés dès 1865. £n collaboration avec les médecins des autres pays Scandinaves, les médecins suédois publient des revues médicales périodiques, dont les plus importantes sont «Archives médicales du Nord», rédigées par Key, et des revues physiologiques et ophthalmologiques, publiées en allemand.

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