MATHÉMATHIQUE
(né en 1846; chimie organique et technique); S, 0. Petteraaon (né en 1848; chimie physique, analyse des gaz); P, Klason (né en 1848; chimie inorganique, chimie technologique); 0. Widman (né en 1862; chimie organique, nomenclature chimique); le comte K, A. H, Mômer (né en 1854; chimie physiologique); J. M. Lovén (né en 1856; chimie et minéralogie); J. A, Bladin (né en 1866; chimie organique); S. Arr/iemtts (né en 1859; chimie physique; créateur de la théorie de la dissociation électrolytique); — tous professeurs ou fonctionnaires aux universités ou à d'autres institutions scientifiques.
MATHÉMATHIQUES.
En Suède, les études des mathématiques ne datent pas de loin. En effet,
S. Klmffenstjema (1678/1766) est le premier de nos hommes de science qui
ait cultivé les mathématiques pures. Il n'avait pas de successeurs immédiats, et
ce n'est qu'au milieu du 19"^« siècle que C. J. Malmsten (1814/86) fit revivre
les études mathématiques, en introduisant la connaissance de la nouvelle théorie
des fonctions par Cauchy. Ces derniers temps, les Suédois ne se sont pas con-
.ilptés de chercher à être au niveau des résultats nouveaux des sciences mathé-
'MtiQiieB, mais ils ont pris part au développement de ces sciences. Gela peut
^KL dire des deux universités de l'État, à Uppsala et à Lund, de même que de
^SÉdversité libre de Stockholm. Aux deux universités de l'État, on a naturelle-
WftÊd cherché à étudier les mathématiques d'une manière aussi universelle que
•fliiBilile. En prenant en considération surtout les œuvres scientifiques qui y sont
JÉkliées, on y trouve diverses tendances principales.
Nous rencontrons, p. ex. à Uppsala, en II. F. Daug (1828/88) un mathébien versé dans la géométrie infinitésimale. La théorie des fonctions de by et de Riemann et les recherches d'Abel et de Jacoby, se rapportant à la îe susdite, ont un disciple ardent dans G. DiUner (né en 1832), tandis que Falk (né en 1841) a embrassé la théorie des fonctions de Weierstrass. En it, et en publiant de nombreux ouvrages, chacun d'eux a beaucoup traen faveur de ces branches des sciences en question. En outre, A. Berger ^ en 1844), mathématicien d'une haute valeur, est digne d'être nommé, spé- Mdment à cause de ses recherches sur la théorie des nombres et sur l'algèbre îenre. A l'université de Lund, les mathématiciens excellents A. V. Bàcklund eu 1846) et C\ F. F. Bjôrling (né en 1839) se sont adonnés avec prédià l'algèbre et à la géométrie. En publiant quantité de traités, ils ont dbué fortement et avec beaucoup de succès au développement des sciences natiques, surtout des branches déjà nommées de ces sciences. A l'université Stockholm, on a pu, en fondant l'enseignement des mathématiques sur la théo- Vb des fonctions de Weierstrass, borner les études de ces sciences aux parties qui portent sur ce fondement, ou qui peuvent se baser sur lui. En vertu de cet état de choses favorable, l'assiduité au travail est devenue très grande, et les mathématicienB de l'université ont pris un intérêt actif à la solution des problèmes actuels de ces sciences. Pour atteindre ce but, il a fallu que l'université ait eu des mathématiciens capables de réaliser ce programme. Heureusement, l'université s'est acquis, dès son commencement, un disciple éminent de Weierstrass, G, Mittag^Leffler (né en 1846). M. Leffler fut le premier représentant des mathématiques à cette université. Un peu plus tard la savante russe M°^® Sonja Kocalewêh/ (1863/91) fut attachée à la même institution. Son successeur fut E. Phragmén (né en 1863).
Le fait qu'il y a un nombre considérable de jeunes mathématiciens, donnant de bonnes espérances pour l'avenir, et aux universités de l'État, et à
428 lY. l'enseignement et la culture intellectuelle en suèdb.
rnniversité ibre de Stockholm, garantit que la Suède a raison d'espérer pouvoir garder la place estimée dans le* domaine des mathématiques qu'elle occnpe aujourd'hui.
Le vif intérêt pour les mathématiques, qui se fait valoir dans notre iMys, s'est manifesté par la publication de la revue internationale tAeta Maihem€aicay sous la haute protection du roi Oscar, et sous la rédaction de MM. Lef&er et Phragmén. Les nombreux hommes de science étrangers distingués qui j ont publié des traités, prouvent combien elle est considérée dans le monde savant. Enfin, il faut nommer 6. Eneatrôm (né en 1852) qui a bien mérité de Thistoire des mathématiques. En 1887 il fonda le journal d'histoire des mathématiques «Bibliotheca Mathematica», qu'il dirige encore et qui vient d'être considérablement agrandi.