BO
bleaux 4 — 6 donnent des aperçus sommaires du résultat des deux catégories. Dans le tabl. 5, on a essayé de faire un parallèle du revenu taxé et de 5 ?i de la valeur des biens immeubles, — bien entendu sans aucune prétention d'exactitude pour le dernier cas, mais dans le but de donner une idée approximative de la somme totale.
De 1862 à 1898, la valeur de tous les hiens immeubles s'est accrue de 2,314 à 4,787 millions de couronnes; elle est donc plus que redoublée. Relativement aux biens fonciers, il n'y a à constater qu'un accroissement de 1,844 à 2,488 millions ou de 35 %; et même cette augmentation est expliquée, en partie, par une évaluation plus exacte depuis 1879. Au sujet des autres biens immeubles (tels que maisons, bâtiments, usines, etc.), on constate, en revanche, un accroissement de 470 à 2,299
Tabl. 6. Spécification du revenu évalué du capital et du travail.
Moyennes des années.
Revena du capital.
Couronnes.
Rbvenn du
service
pabliqae.
Couronnes.
Revena da service privé.
Couronnes.
Revena des
affaires et des
métiers.
Couronnes.
Total.
Couronnes.
En lî598
millions de couronnes, ou à peu près de 400 %. — Néanmoins il sera démontré plus bas que l'évaluation des biens immeubles est trop basse.
Le revenu du capital et du travail s'est accru, depuis la période de 1866/70 jusqu^à 1898, de 160 à 601 millions de couronnes, ou d'à peu près 375 %, Seul le revenu des affaires et des métiers s'est élevé de 93 à 356 millions de couronnes, ou à peu près dans la même proportion.
Or, c'est d'un accroissement immense pendant la dernière partie du 19°^® siècle que testifient ces chiffres. Quand même une partie de ces fortes sommes serait à attribuer à une évaluation trop basse pendant le commencement de la période, il n'en reste pas moins comme un fait incontestable que, pendant ce temps, la vie industrielle du pays s'est singulièrement développée. Pour les dernières années, on pourrait, à ce sujet, se faire une idée encore plus nette par l'évaluation de toute la
Fortune nationale.
Les biens réunis d'un pays ou d'un peuple, ce qu'on nomme la fortune ou la richesse nationale, c'est la totalité des valeurs matérielles et les créances étrangères que possèdent le peuple et les individus, et qui forment leurs moyens d'existence.
La meilleure méthode de calculer la fortune d'un peuple, c'est de spécifier autant que possible les divers chefs et d'en calculer la valeur en se basant sur les prix ordinaires de vente et d'achat; or, quand ce procédé n'est pas possible, il faut prendre pour base tant le revenu net que le prix de revient des articles et la valeur des assurances. Pour de plus amples renseignements relatifs à U manière dont cette estimation a été faite, nous renvoyons le lecteur à un mémoire de M. P. Fahlbeck au «Bulletin de l'Institut international de statistique >, tome VI, Rome 1892. En rapport des principes ci-dessus donnés, les dijQTérents chefs de la fortune nationale suédoise sont calculés pour l'année 1898 de la manière suivante.
a) Biens fonciers. Sous ce nom on comprend la masse principale de la terre du pays, c'est-à-dire tout le terrain qui n'est pas requis pour les emplacements des villes et des hourgs, pour les établissements industriels et les voies de communication; ensuite s'y rapportent tous les bâtiments et dépendances de la propriété rurale, ainsi que les forêts et les gîtes à l'exception des mines. La valeur des biens fonciers, selon les taxations officielles pour l'année 1898, s'élevait à 2,488*5 millions de couronnes. Il faudra pourtant remarquer que, an sujet des six gouvernements du nord de la Suède, où la forêt joue un rôle a important, l'évaluation est généralement reconnue comme étant trop basse; aussi, d'après un calcul fait par des experts, la somme totale, pour ces six gouvernements, doit-elle être augmentée de près de 400 millions de couronnes. En y ajoutant en chiffre approximatif (180 millions de couronnes environ) la valear absorbée par les contributions dues à l'État et à la commune, et une augmentation de 60 % pour les terres trop peu évaluées que possède l'État dans le sud du pays, on arrive, pour tous les biens fonciers, à une somme totale approximative d'environ 3,100 millions de couronnes.
b) Antres biens immeubles. Sous cette dénomination on comprend les maisons et les emplacements des villes, des bourgs ou d'autres localités pareilles, ensuite tous les autres bâtiments qui ne relèvent point de la propriété rurale, comme