LE SCIAGE ET L BXPOBTATION
PrÙB, à Sundsvall^ de «?**•" bastina rouges^ en 18 73198. Couronnes par standard,
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1873 7h 75 76 77 7S 79 80 Si 32 S3 èh 85 86 87 8S 89 90 9i 92 93 9^ 95 96 97 98
La quantité de cette importation s'est élevée pour 1898 à 280,000 mètres cubes» Les principales espèces des bois importés, des mêmes essences que produit la Suède, sont des bois bruts et mâts et vergues de différentes dimensions, ainsi que du bois de chauffage, surtout du bois du bouleau; ces bois proviennent presque exclusivement de la Finlande. Des quantités assez considérables de bois des régions septentrionales de la Finlande sont transportées, en énormes trains remorqués par des bateaux à vapeur spéciaux, à travers le golfe de Bothnie jusqu'aux scieries près de Sundsvall.
En outre sont aussi importés des bois non-ouvrés de différentes essences étrangères (en 1898 la valeur de cette importation s'élevait à 205,000 couronnes), dont la plus grande partie nous vient par l'Angleterre et l'Allemagne.
Relativement aux prix payés des bois, notre statistique commerciale fournit bien quelques chiffres, mais il serait difficile d'en faire un résumé relatif aux différentes espèces pour donner une idée nette de la fluctuation des prix. En revanche, nous donnons ci-dessus un diagramme pour une espèce des plus importantes, — 3™*» bastins rouges, — lequel démontre assez exactement les fluctuations des prix moyens du total des bois exportés de la Suède. Pour plusieurs articles, l'augmentation des prix a été, dans les dernières années, plus accentuée; dans certains cas, comme il a été déjà dit, les prix ont même surpassé ceux de 1874.
in. FORÊTS ET INDUSTRIE FORESTIÈRE DE LA SUÈDE.
Petites industries du bois.
La fabrication du goudron constitue dans les deux gouvernements septentrionaux de notre pays une industrie accessoire digne de mention. Le goudron se fait d'ordinaire dans un creux ouvert (tjârdal), quelquefois dans des fours à goudron.
Creux ouvert pour la fabrication du goudron (tjârdàl).
Le tjàrdal est établi, d'habitude, au bas d'une pente: la partie supérieure est creusée dans la montée, tandis que la partie inférieure est construite ainsi que le montre le dessin ci-dessus. Le fond du tj&rdal est une excavation en forme d'entonnoir, trouée en son milieu pour l'écoulement du goudron: au cours du brûlage, le goudron s'écoule par cette ouverture. Les parois internes du fond sont revêtues d'argile, et l'on y couche les écorces fraîches de sapin en rayons, l'intérieur tourné vers le haut. On place le bois, dans le tjàrdal, aussi compact que possible, après quoi le dessus est couvert de broussailles et de sable à pea près de la même manière que pour le charbonnage en meule ou charbonnière. On emploie comme bois à goudron les souches de pins résineux qui ont séjourné un certain nombre d'années après la coupe. Du reste, on peut utiliser pour cela toute espèce de résineux. On estime que ce procédé de fabrication du goudron donne 1*2 9 hl. pour 2*5 mètres cubes de bois. Dans les fours à goudron^ le rendement est notablement plus grand, et on recueille en outre de la térébenthine, de l'esprit de bois et du charbon. On obtient de 100 kg. de pin résineux séché à l'air 17*6 kg. de goudron, 3*4 kg. de térébenthine, 37'8 kg. d'esprit de bois et 23*3 kg. de charbon. C'est la distillation à sec qui a lieu dans les fours à goudron; pour chauffer on fait du feu soit dessous, soit autour du four. Par
Tabl. 32. Importation et exportation du goudron et de la poiœ.
Moyennes des années.
Goadron.
QalQtaaz.
Import. Export.
Goadron de houille.
Quintaux.
Import. Export.
Poix.
Quintaux.
Import. Export.
Valeur totale.
Couronnes.
Import.
Export.
lî$8185
18iH'95
En 1898
contre, c'est le brûlage du bois de goudron en tjftrdal qui produit la chaleur; mais aussi, dans ce dernier cas, le rendement est-il plus petit. Quant à l'importation et l'exportation du goudron, voir le tabl. 32.
La potasse est un mélange de sels, mais surtout de carbonate de potassium. On l'acquiert en lessivant dans l'eau des cendres de bois et en cuisant cette lessive jusqu'à ce que l'eau se soit évaporée. Ensuite on fait rougir et calciner, dans des fours aménagés pour cela, la potasse brute obtenue par ce procédé. On brûle, pour obtenir les cendres, toute espèce de bois d'arbres à feuilles sur le point de tomber en pourriture, ou encore du vieux bois de sapin vert ou humide. On fend les troncs d'arbre sur une longueur de 3 mètres, et on les entasse, en piles ou bûchers d'environ 1 mètre de haut sur 2 de large, dans un endroit sans pierres et gazonné, où l'on opère la combustion par un temps calme. Elle doit s'effectuer lentement; c'est pourquoi le bois doit toujours être humide. Le brûlage de la potasse a beaucoup diminué dans notre pays, et paraît même être actuellement sur le point de cesser.
Un combustible qui, en connexité avec la valeur progressive des produits forestiers, acquiert un usage toujours croissant, c'est la tourbe. La superficie des tourbières du pays s'élève à 7 millions d'hectares environ, et constitue, par conséquent, une grande richesse en matière première. Cependant, tous les marais à tourbe sont loin d'être propres à fournir du combustible. Aussi faut-il tâcher d'avoir une maturité convenable de la tourbe.
Le procédé le plus simple pour préparer la tourbe combustible consiste à la coupe, au moyen d'une bêche, en briquettes de forme carrée ou rectangulaire. On les empile sur le terrain ou sous un hangar de séchage. Cette tourbe porte le nom de skàrtorf ou tourbe coupée. — La tourbe foulée ou tramptorf est obtenue de la façon suivante: la tourbe, délayée avec de l'eau, est triturée dans une grande caisse en bois, jusqu'à ce qu'on ait obtenu la consistance d'une bouillie épaisse, puis cette pâte est étendue sur un terrain plat en une couche de 5 à 10 centimètres d'épaisseur, sur laquelle on trace, au moyen d'un bâton, des divisions carrées qui deviendront les briquettes. Au cours du séchage, la couche de tourbe se fendille, par suite du rétrécissement de la pâte suivant les lignes qu'on a tracées, en morceaux de forme carrée, qu'on met ensuite debout l'un contre l'autre pour compléter le séchage. La préparation de la tourbe combustible se fait aussi au moyen de machines, qui traitent la pâte en boulets, tuyaux et briquettes. On a réussi, les derniers temps, en carbonisant la tourbe, à produire de la poudre de charbon d'une valeur combustible assez élevée.
168 m. FORÊTS ET INDUSTRIE FORESTIÈRE DE LA SUÈDE.
La tourbe vient d'obtenir, dans l'intérêt de l'hygiène, un emploi étendu soit comme terreau de tourbe (torfmuU), soit comme Utière de tourbe (torfstrô). Le terreau de tourbe, qui s'emploie dans les lieux d'aisance, se prépare an moyen de la tourbe même, qui, après le séchage, se laisse assez facilement pulvériser. Li partie de la tourbe qui forme une masse cohésive, composée surtout de mousses blanches, substance fibreuse non putréfiée, donne, par trituration et séchage, la litière de tourbe, qu'on emploie dans les chalets de nécessité et dans les vacheries pour absorber l'urine. Les acides d'humus que contient la tourbe, tuent les bactéries et empêchent de ce chef la fermentation et les putréfactions, ainsi que la production des mauvaises odeurs.