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CHASSE

Bans les teinps les plus anciens, la chasse était, avec la pêche, la principale industrie des populations Scandinaves. Lorsque l'élevage du bétail eut pénétré dans le Nord et que la terre commença à être cultivée, fournissant quelques faibles moissons, la chasse ne fut plus une nécessité pour l'entretien de la vie, mais elle continua à être exercée avec assiduité, d'une part, comme donnant un surplus à l'alimentation, d'antre part, pour protéger les troupeaux de bétail contre les bêtes de proie, honorée en outre comme un exercice viril.

Le gibier abondant de ces temps était considéré comme n'étant la ^propriété de personne», et la chasse pouvait être exercée librement partout. Avec les progrès de la civilisation et de la culture du sol, suivis de la diminution successive du gibier, la législation commença à poser des limites au libre droit de chasse, et reconnut au propriétaire du sol le droit de priorité à la chasse sur ses terres, sauf quant aux grands carnassiers, qu'il fut permis à chacun de poursuivre et de tuer. Petit à petit néanmoins se répandit l'opinion que le droit de chasse, même sur les terres privées, revenait à certaines personnes privilégiées, et avec l'apparition de la loi du 29 août 1664, les paysans propriétaires dn sol perdirent presque entièrement le droit de tuer ou de prendre au piège le gibier qui n'était pas à considérer comme des animaux de proie. Ce n'est que par la loi du 21 février 1789, confirmé en détail par la loi du 18 avril 1808, que fut établi de nouveau le droit des propriétaires dn sol de disposer du gibier sur leurs terres.

Le règlement de chasse en vigueur actuellement, promulgué le 21 oct. 1864, reconnaît également comme principe fondamental le droit de chasse du propriétaire sur sa propre terre, mais, quand la terre est laissée à la disposition d'un autre, le droit de chasse revient à cette antre personne, à moins qu'il n'ait été expressément stipulé autrement. Ce droit- de chasse revenant au propriétaire ou au dispositaire d'une

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