IV. CHASSE ET PÊCHE EN SUÈDE
glouton, il n*a plus son habitat que dans les régions montagneuses et désertes des gouvernements septentrionaux, d*où il n'entreprend qu'exceptionnellement des incursions dans des régions plus habitées.
Pour ce qui est dn gibier utile, on ne possède aucune statistique officielle. Pour Vélan seul on a cherché, par la voie privée, de réunir pendant une série d'années des données fournies par le personnel attaché au service des forêts publiques, et il en ressort qu'actuellement on tue en movenne 1,600 élans annuellement dans le pays. Quant à la distribution du gibier dans le pays, il faut dire que l'élan se trouve répandn sur la plus grande partie du territoire suédois depuis le Smâland jusqu'en Norrbotten. On le chasse soit avec des chiens dressés à cet effet, soit à la battue. Des autres cervidés, le renne sauvage a pour ainsi dire entièrement disparu de la faune du pays; le cerf ne se rencontre que dans une région très restreinte, le gouv. de Malmôhus; le daim ne vit principalement que dans les parcs clos des châteaux royaux et dans quelques grandes propriétés, bien qu'on le rencontre aussi devenu sauvage dana quelques districts peu étendus de la Scanie; le chevreuil se trouve en assez grand nombre dans les régions méridionales du pays, surtout dans certaines parties de la Scanie et du Halland, et montre une tendance à s'étendre vers le nord. Le lièvre est le gibier qui de tous les mammifères est le plus généralement chassé. Dans la plus grande partie du pays, on le chasse avec l'aide de chiens courants, et cette chasse peut être considérée comme la plus nationale et la plus typique pour le pays. Ce n'est que dans les endroits où l'on applique un système de protection plus intense, qu'on le chasse de préférence à la battue.
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Coqs de bruyère.
D'après un tableaa de M. Bruno Liljefors.
PÊCHB. 173
Parmi les oiseaux, le coq de bruyère^ le coq des bois, la gelinotte et le lagopède des vallées sont l'objet d'une chasse fructueuse. On les trouve, en nombre plus ou moins grand selon la nature du terrain, dans la plus grande partie du pays, le lagopède des vallées néanmoins seulement dans les régions alpestres. De grandes quantités de ces espèces d'oiseaux s'exportent annuellement du Norrland, aussi bien dans les autres parties du royaume qu'à l'étranger. La perdrix est répandue dans les parties centrales et méridionales de la Suède où se trouvent des plaines cultivées. Elle est assez abondante par endroits, et s'étend de plus en plus vers le nord, bien que des hivers froids et neigeux menacent souvent de la détruire. La bécasse niche dans la plupart des contrées où elle trouve un terrain favorable, mais elle diminue d'année en année, bien que la Suède soit un des rares pays où ce joli oiseau soit protégé par la loi pendant ses migrations au printemps. Parmi les oiseaux aquatiques, le canard sauvage est probablement le plus important au point de vue de la chasse, et on le trouve en nombre variable aussi bien dans l'intérieur du pays que le long des côtes. Pour la population côtière, les oiseaux aquatiques nichant sur les rochers dans la mer, jouent un rôle important, et les macreuses, qui passent le long des côtes au printemps et en automne, contribuent pour une forte part à l'alimentation de l'habitant du »skârgârd».
Du reste il faut bien reconnaître que la chasse est de nos jours d'une importance très secondaire pour notre pays au point de vue économique. La Suède offre, cependant, dans sa nature variée, avec ses vastes forêts, ses champs cultivés, ses marécages et ses nombreux cours d'eau, le terrain le plus favorable pour l'accroissement et le bien-être du gibier, et quand une fois les avantages d'une bonne économie de la chasse seront devenus évidents pour le peuple en entier, il est certain que le gibier pourra encore une fois redevenir une source de gros revenus. On y travaille avec ardeur de nos jours, et une nouvelle loi sur la chasse, élaborée par un comité spécial, est prête à être soumise au Eiksdag.