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IV. CHASSE ET PÊCHE EN SUÈDE

terre, dont il peut faire usage sans avoir à payer aucune redevance à l'Etat ou à la commune, est néanmoins limité par les règlements qui sont ou pourront être promulgués pour la protection du gibier utile pendant certaines saisons de Tannée.

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Ours. D'après un tableaa de M. Bbuno Liljbfobs.

Ces saisons où la chasse est interdite peuvent, sur demande ou par une autre raison, être étendues ou diminuées par le roi, tandis que les autres prescriptions du règlement de chasse ne peuvent être modifiées qu'après avoir été soumises au Riksdag. C'est par cette raison que les saisons d'interdiction de la chasse varient quelque peu d'un endroit à autre, mais, somme toute, les saisons prohibées suivantes sont généralement prescrites: pour Vélan, toute l'année excepté entre le 1" et le 15 septembre; pour le cerf, du 1" déc, jusqu'au 16 août suivant; pour le daim et le chevreuil, du l®'" janvier jusqu'au 1«' sept.; pour le lièvre, le coq de hruyère, le coq des bois, la gelinotte, le lagopède des vallées et le lagopède alpin, dans les gouv. de Norrbotten et de Vesterbotten du 16 mars jusqu'au 21 août, dans les autres parties du royaume du 15 février au 16 août; pour les perdrix, depuis le 11 novembre jusqu'au 11 septembre suivant; pour la bécasse, du 1** février jusqu'au 11 mai; pour le cygne sauvage, les canards sauvages (famille Anas) et les bécassines, du l®*" janvier jusqu'au 21 juillet; pour les

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tnacreuses (famille Puligula), près des rivières et des lacs, depuis le 16 mars jusqu'au 21 juillet, sur les bords de la mer, du 24 avril au l*"" août; pour Veidre, sur la côte est, du 24 avril au 1*^ août, sur la côte ouest, du 1" février au 1^ septembre; en outre il existe relativement à cet oiseau un certain nombre de règlements spéciaux.

Le gibier utile est, de cette façon, protégé par la loi, non-seulement pendant l'époque de la reproduction, mais encore jusqu'au moment où les petits ont atteint une taille les rendant vraiment propres à l'alimentation et en état de se garder du chasseur* Néanmoins, on est obligé de reconnaître que l'abondance du gibier utile n'est pas aussi satisfaisante que la protection, dont il est entouré par la loi, pourrait le faire croire. Les principales raisons de ce fait doivent être cherchées dans le morcellement progressif de la terre et dans la répugnance des petits propriétaires terriens à céder, même contre paiement comptant, leur droit de chasse pour former des territoires de chasse plus grands qui pourraient être affermés et permettraient d'appliquer un meilleur système de protection, ainsi que dans les conditions climatologiques, qui souvent influent désastreusement sur la croissance, surtout du gibier à plumes. Le gros gibier, Vélan et le chevreuil, semble néanmoins plutôt augmenter, grâce à la protection de la loi. Une cause qui y contribue fortement est que ses pires ennemis, les grands carnassiers, tels que le hup, le lynx et le glouton, sont poursuivis avec ardeur et, grâce à des primes élevées payées par l'Etat, sont de plus en plus repoussés vers les régions forestières et montagneuses désertes dans les parties nord-ouest de la Suède. Même pour la mise à mort des petits animaux de proie, surtout du renard et de Vautour, il est payé^ dans la plupart des régions du pays, des primes par les sociétés de protection du gibier, les conseils généraux et les communes. Néanmoins, le nombre de ces animaux nuisibles est très grand, et certains d'entre eux, tels que le renard, semblent même être en voie d'augmentation, ce qui naturellement influe d'une façon désavantageuse sur l'accroissement et le bien-être du petit gibier. Pour montrer les effets que peuvent produire les primes susdites, on peut rappeler que, d'après la statistique officielle, on tua dans le pays entier en 1897 : 10 ours, 80 loups, 73 lynx, 430 gloutons, 18,372 renards, 178 martes, 22 loutres, 256 phoques, 319 aigles, 398 grands ducs, 11,317 autours, 116,397 corneilles, pour lesquels il fut payé en primes par l'Etat 1,725 couronnes et par les corporations mentionnées ci-dessus 47,546 couronnes.

Pour établir une comparaison, nous rappellerons que, tandis que pendant la période décennale de 1851/60 on tuait en moyenne annuellement 124 ours, 180 loups et 156 lynx, pendant le période de 1891/95 on n'avait plus tué en moyenne que 25 ours, 72 loups et 35 lynx. Ces espèces de carnassiers sont par conséquent en voie évidente de diminution, bien que le loup dans les dernières années ait montré une tendance à s'accroître de nouveau. Cependant, de même que l'ours et le

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