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IV. CHASSE BT PÊCHE EN SUÈDE

jadis pour une population peu nombreuse et clairsemée. La pêche n'en a pas moins encore de nos jours une valeur considérable comme source d'industrie. En effet, le rendement des pêches suédoises peut être apprécié à environ 9 millions de couronnes par an, dont viennent snr la pêche cotière au moins 5*5 millions, sur la pêche maritime 1*5 millions, et sur la pêche d'eau douce à peu près 2 millions de couronnes. La pêche du hareng commun est estimée rapporter approximativement 2,750,000 couronnes, celle du strômming 1,000,000, celles du homard et de l'huître 175,000, celle du saumon 950,000 et celle de l'anguille 600,000 couronnes. Les chiffres de l'importation et de l'exportation de poisson pendant les années 1866/98 sont donnés dans le tabl. 33.

Environ 50,000 hommes vivent exclusivement de la pêche, qui constitue de plus une industrie secondaire plus ou moins lucrative, tant pour les habitants des côtes que pour les populations agricoles de l'intérieur du pays.

La Baltique, qui baigne nos côtes à l'est et au sud, est une mer intérieure à eau généralement froide et à salure diminuant du sud au nord, avec sob minimum dans le golfe de Bothnie et dans les golfes intérieurs de l'archipel (sk&rgârd). La salure de l'eau augmente par contre à partir du Kattegat ven le nord. Sur les côtes du Bohusl&n, dont les eaux sont en communication plus directe avec la mer du Nord, elle est à peu près la même que dans cette mer.

La conséquence naturelle des conditions physiques mentionnées est que le nombre des types d'eau salée est sensiblement plus considérable dans la mer da Nord que dans la Baltique, où ce nombre est insignifiant au point de vue des espèces, et où il diminue vers le nord avec la salure de la mer. La Baltique oflre toutefois cette autre particularité remarquable, que le long de ses côtes, et suitoot dans les archipels, certaines formes d'eau douce fraient en nombre égal, sinon même supérieur, à celui des espèces d'eau salée. Ainsi, de nos 40 espèces d'eaa douce, environ 30 sont partiellement l'objet d'une pêche productive dans la Baltique.

Une autre circonstance influant aussi sur l'industrie de la pêche, est qn'nne grande partie de nos côtes sont entourées d'une multitude d'îles, d'îlots et de rédii grands et petits, dont l'ensemble forme l'archipel ou le skftrgârd. Il résulte de toot cela que la différence entre la pêche maritime et celle d'eau douce est moiifê caractérisée que dans les pays entourés d'eaux plus salées, et que la pêche est ea partie prépondérante une pêche cotière et en faible partie une pêche au largty qui a lieu chez nous, comme dans d'autres contrées, sur les points où la côte est ouverte. Il doit être signalé de plus, quant à nos pêcheries comparées à celles d'autres pays, que les embarcations et les engins de pêche sont en Suède la propriété des pêcheurs mêmes; l'équipage est copropriétaire du bateau ou du navire, et le produit de la pêche est partagé par lots, après qu'une certaine somme a été réservée pour l'entretien du bateau ou du navire pêcheur. Il n'existe donc pas chez nous d'équipages loués par des armateurs ou des compagnies.

Pêche d'eaa salée.

Le hareng commun (Clupea harengus) et le hareng haitique ou strômming (Cl. harengus var. membras L.) sont les plus importantes de toutes nos espèces ichthyologiques. La pêche du hareng dans le Bohuslan est l'objet d'un intérêt tout particulier, tant par son impor-

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