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IV. CHASSE ET PÊCHE EN SUÈDE

Le hareng baltique ou strômming est, à l'état frais, un poisson exquis. Il entre aussi comme salé dans Talimentation journalière des habitants de la Suède centrale et du nord, et enfin on en consomme de grandes quantités fumées.

V anchois commun (Stolephorus encrasicholus) est excessivement rare chez nona, mais notre seconde espèce de clupéides, Tesprot ou harenguet (Clupea sprattos, suédois skarpsill ou hvassbuk), habite les côtes de l'ouest et de l'est, et est préparé dans le Bohuslàn sous la forme de la marchandise, dépouiUée de ses arrêtes et salée, qui, contenue dans des boîtes en fer blanc, constitue, sous h dénomination suédoise d'ansjovis (anchois), un article recherché de consommatios tant à l'étranger qu'en Suède.

Dans la famille des gadidés^ les espèces suivantes sont l'objet d'une pêche relativement grande: la morue commune (Gadus morrhua, suéd. torsk), l'aigrefin (G. seglefinus, suéd. kolja), le merlan commun (Gadus merlangus, suéd. hvitling), le linguard (Molva molva, suéi lânga), le merlan vert (Gadus ou Merlangus virens, suéd. sej) et le merlus ordinaire (Merluccius merluccius, suéd. kummel). La monu commune se rencontre sur toutes nos côtes, jusqu'en Norrland, quoique diminuant successivement de nombre. Elle ne fait pas l'objet d'une pêche considérable, quoique cette pêche ne manque pas d'importance sur nos côtes de l'ouest et du sud jusqu'en Gotland. Les autres espèces mentionnées plus haut n'appartiennent qu'aux côtes de l'ouest.

La famille des pleuronectes est représentée dans nos eaux par la plie franche (Pleuronectes platessa, suéd. rôdspotta), constituant avec le turbot (Bothus maximus, suéd. pigghvar, butta), et la sole (Soie* vulgaris, suéd. tunga), l'espèce la plus importante pour la pêche, et enfin le flet ou picaud commun (Pleuronectes flesua, suéd. vanliga flundran), qui fréquente aussi la Baltique entière jusque dans le golfe de Bothnie. Les parties peu profondes du Kattegat sont les principales localités de pêche de ces différentes espèces, tandis que Vhippoglom commun (Hippoglossus vulgaris, suéd. helleflundra) appartient aux eaui plus profondes des côtes du Bohuslân.

Les pêcheurs de la Scanie se livrent à une pêche lucrative des pleuronectes dans le Kattegat, avec des bateaux viviers (suéd. kvassar), pour vente à Copenhague. Les habitants du Bohusl&n exercent aussi une pêche pareille dans le Kattegat, mais exploitent en outre la €pêcke de hancsT> dans la mer du Nord en dehors des côtes sud-ouest de la Norvège, de même qu'au nord des îles Shetland et exceptionnellement jusqu'en Islande. Dans cette pêche, on emploie désormais principalement des cotres du type anglais, ou aussi les anciens «schôtes» (bankskntor), jaugeant de 30 à 40 tonneaux, et portant un équipage de 8 à 10 hommes ou plus. La pêche du linguard, de la morue, de l'hippoglosse, etc. s'y effectue du navire à l'ancre, à l'aide d'une espèce de ligne dormante, plongeant presque jusqu'à 1(X) brasses et portant le nom de «storbacka». Au printemps et en été ont lieu une ou plusieurs expéditions qui, vers la fin de l'été, se livrent à la pêche du maquereau (suéd. makrill) dans la mer du Nord et sur les côtes du Bohuslân. Ce

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poisson se rencontre principalement dans le golfe de Bohns, mais se montre aussi, quoiqu'en quantités diminuantes, dans le Kattegat et le Sund, Ce n'est que dans le Bohuslan que la pêche en est relativement grande.

La pêche du homard et de Thnître ne se pratique que sur les côtes de l'ouest, où l'huître se rencontre depuis environ la hauteur de Mar- «trand jusque vers le sud.

Les espèces . ichthyologiques si importantes pour notre pêche, le saumon et Tanguille, appartiennent aux eaux salées comme aux eaux douces, mais nous nous en occuperons ici sous les eaux douces.

Pêche d'eau douce.

La Suède possède environ 40 grands cours d'eau salmonlfères^ avec une longueur totale de 9,000 kilomètres, dont 3,700 sont accessibles au saumon. Les plus grands fleuves à saumons sont ceux de Torneâ, Kalix, Luleâ, ainsi que l'Angermanelfven et l'Indalselfven, la Ljungan, la Ljusnan, le Dalelfven, et le IQarelfven, avec sa continuation le Gôtaell En fait de plus petits cours d'eau contenant du saumon, il y a lieu de mentionner les rivières hallandaises la Viskan, l'Àtran, la Nissan et la Lagan, et enfin, sur les côtes de l'est, la rivière de Môrrum. On trouve aussi le saumon dans les grands lacs Venern, Vettern, Siljan et Storsjôn. Le saumon de ces lacs ne se rend jamais à la mer. Dans les cours d'eau, la pêche de ce poisson se fait avec des seines et des rets, et, pour le saumon remontant, à l'aide de constructions de diverses espèces. Les plus grandes pêcheries de saumon sont celles d'Elfkarleby dans le Dalelfven, et de Môrrum dans la rivière du même nom, ainsi que dans le Tornâelf, conjointement avec la Finlande.

On essaie toujours plus, dans les derniers temps, de pêcher le saumon sur la cpte au voisinage des embouchures des cours d'eau. Les pêcheurs de Scanie, de Blekinge et de Gotland se livrent de plus au printemps et à l'arrière-automne à une pêche assez considérable de saumon au filet flottant dans la Baltique méridionale jusque sur les côtes d'Allemagne et autour de l'île de Gotland.

Une pêche très productive est celle de l'anguille^ soit dans les cours d'eau pendant les migrations de ce poisson à la mer, ou aussi le long des côtes, dans les localités qui s'y prêtent. C'est principalement sur les côtes de la Suède méridionale que la pêche de l'anguille se fait, près de la terre, dans une espèce de nasses nommées thommor», en septembre— octobre — novembre, où l'anguille émigré de la Baltique en suivant la côte. Les marchands de poisson allemands se servent de bâtiments viviers spéciaux stationnés sur les côtes, et achètent l'anguille vivante pour exportation en Allemagne.

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