AUTRES PRODUITS MÉTALLURGIQUES
Cuirre. Après le fer, le cuivre est certainement le plus important des métaux exploités en Suède. Cette exploitation se faisait jadis sur une foule de points différents et presque dans chacjue mine. A rheure présente, elle est limitée aux usines de Falun, d'Atvidaberg et de Eafveltorp, ainsi que, dans les dernières années, à la fabrique de superphosphate de Helsingborg, où la production du cuivre a lieu comme une industrie secondaire importante, le cuivre (et l'argent) étant extrait des résidus obtenus, pour la fabrication de l'acide sulfurique, de pyrite contenant du cuivre. La première des usines mentionnées tire son minerai des antiques mines de Stora Kopparberget (à Falun), dont la plus ancienne est connue et exploitée depuis 6 siècles. Les usines de cuivre àJÀtvidàberg^ peut-être d'une date tout aussi reculée, tirent leur minerai des mines voisines de Bersbo et de Steffenburg. Kafveltorp l'extrait des mines du même nom. L'usine de Helsingborg, qui importait auparavant ses pyrites de cuivre de Rôrâs en Norvège, a commencé à les faire venir, dans les derniers temps, des immenses gisements de pyrites récemment découverts au voisinage du Sulitelma, en Laponie. A côté des usines mentionnées, un certain nombre d'autres établissements, tels que Riddarhyttan, Hâkansboda, Virum, Husâ, Kengis, etc., se livraient également à la production du cuivre, mais ils sont actuellement abandonnés, soit par le manque de minerai, ou par suite des bas prix de ce métaL Dans toutes ces localités, le cuivre se présente presque exclusivement en combinaison avec le soufre comme pyrite cuivreuse imprégnant, dans la règle, des minéraux siliceux, ou en alliage intime avec la pyrite de fer. Les minerais actuellement soumis à l'exploitation contiennent 3 ^ de cuivre en moyenne.
252 Y. MINB8 ET USINES DE LA SUÉDE.
Jasqu*au commencement de la période de 1871/80, la fonte était effectuée dans des fourneaux à manche, suivant un procédé qui a reçu dans la métallurgie le nom de ^méthode suédoise ^j pour la distinguer de la méthode anglaise, qui se sert exclusivement de fours à réverbère. Par suite de la faible teneur de cuine du minerai et de la cherté croissante du combustible, la méthode susdite a dû être abandonnée. La méthode humide ou d'extraction a été introduite à Fahn au commencement de la période de 1871/80, et depuis lors dans la plupart dei usines de cuivre. Suivant cette méthode, le cuivre est grillé à une basse température avec du chloride de natnum, et les sels solubles sont extraits à l'aide d'eao et d'une petite quantité d'acide dans de grands bassins en bois. L'argent &X d'abord précipité de cette dissolution, puis l'on cémente le cuivre avec de la ferraille. La masse cémentée obtenue, contenant de 70 à 80 ^ de cuivre, est affinée dans des fours à réverbère régénérateurs.
Le tableau 41 (à la page 255) donne la production du cuivre. D doit être ajouté, à titre de comparaison que pour la totalité du 17"* siècle, la fabrication du cuivre à Falun s'est élevée à une moyenne annuelle de 1,760 tonnes, et que la production totale de cuivre dans cette mine, depuis le 13™* siècle jusqu'à nos jours, est estimée à environ 500,000 tonnes, ainsi à plus qu'à aucune autre mine de cuivre du monde.
Actuellement, notre production de cuivre est loin de répondre aux besoins du pays. En 1898, p. ex., l'importation du cuivre brut et des déchets de cuivre s'est élevée à 3,492 tonnes, contre une exportation de 1,298 tonnes, et celle des tôles etc. a été de 1,736 tonnes, tandis que l'exportation n'a pas dépassé 48 tonnes.
Le cuivre tant importé que produit dans le pays, est employé soit dans les ateliers mécaniques, ou à la fabrication du laiton, aux usines de Skultuna, Torpshammar et Gusum. On fabrique en outre des tôles, du fil et des tuyaux à Skultuna et à Granefors, et enfin une partie est utilisée par les chaudronniers à la fabrication d'ustensiles de cuisine, etc.
Jadis, on déterminait fréquemment la teneur de cuivre à l'aide de l'c essai de cuivre suédois», assez convenable quant au minerai pur. Voici quel est ce procédé. Quand le minerai a été dissons dans un mélange d'acide chlorhydriqne oo sulfurique et d'acide nitrique et que l'acide silicique a été expulsé, le cuivre est précipité, sur une lame de fer polie, de la solution bouillante étendue. La solution libre de cuivre est vidée, et le cuivre est lavé avec de l'eau récemment bouillie, après quoi le cuivre adhérant très lâchement au fer, en est détaché. Après m séchage rapide, il est pesé directement comme métal ou comme oxyde ou sulfate, après sa dissolution par l'acide nitrique dans un creuset en porcelaine. On se sert du reste de plusieurs autres méthodes, telles que: la précipitation, avec l'hyposulfide de natrium, d'une solution bouillante de sulfate, et la détermination comme oxyde ou sulfate; le titrage d'une solution d'ammoniaque avec do cyanide de calcium, etc. Désormais, on emploie dans la règle, pour la précipitation du cuivre, la méthode électroly tique. On se sert aussi du procédé calorimétrique du professeur V, Eggertz pour la détermination de très petites teneun de cuivre, de fer, etc.
Zinc. La Suède ne produit pas de zinc métallique, et ne se livre pas au travail ultérieur de ce métal, quoiqu'elle possède des quantités relativement grandes du minerai même. Celui-ci consiste exdu-