AUTRES PRODUITS MÉTALLURGIQUES
sivement en blende ou sulfure de zinc, qui est vendu sous la même forme dans le commerce étranger. Dans le gisement sans comparaison le plus grand de zinc du pays, Ammeberg, le minerai est grillé avant l'exportation (voir, en outre, la page 294).
NiekeL On rencontre, il est vrai, le nickel dans différentes localités en combinaison avec la pyrite magnétique, et en quantités telles, qu'il était jadis un objet d'exploitation. A Theure actuelle, cependant, cette exploitation a totalement cessé. La méthode de production du nickel aux deux usines qui s'y livraient, Klefva et Sâgmyra, ressemblait à bien des égards à l'ancienne méthode de fonte du cuivre: enlèvement de la majeure partie du soufre, de l'arsenic et du fer par des grillages et des fontes réitérées, affinage, rôtissage, et réduction au charbon de bois, et enfin fabrication du c nickel en poudre» (pulvernickel).
Cobalt. On trouve du minerai de cobalt, quoique en quantités peu considérables, dans diverses parties du pays, entre autres à Tunaberg, Vena et G-ladhammar. De plus, il est assez fréquent, en combinaison avec le cuivre, dans les mines de Hâkansboda et de Riddarhyttan. A la fusion de ces minerais, le cobalt est précipité, avec le fer et un peu de cuivre, au fond du four, où il forme ce que l'on nomme en suédois des cnasar». Cela a donné, dans les derniers temps, naissance à l'extraction du cobalt et du cuivre par la voie humide, c.-à-d. par la précipitation des deux métaux après leur solution dans de l'acide sulfurique étendu d'eau.
Or. Ce métal est presque exclusivement extrait chez nous, à l'usine de cuivre de Falun, des résidus d'extraction de l'argent et du cuivre. Dans certains puits des mines de Stora Kopparberget, où l'on rencontre l'or natif imprégné dans le quartz en compagnie du bismuth sélénieux, il forme en outre une partie constitutive constante du minerai tout entier, aussi bien dans la pyrite de cuivre siliceuse que dans la pyrite sulfureuse, & raison de 5 grammes par tonne (O'ooos %). Dès que l'argent et le cuivre ont été extraits du minerai soigneusement rôti, le restant, principalement composé de quartz, de silicate et d'oxyde de fer, est traité par une solution étendue d'hypochlorite de chaux, mélangée d'un peu d'acide pour que la solution puisse contenir du chlore libre par lequel l'or est dissous (méthode Munktell). Après le lavage, l'or est précipité à l'aide de ferro-sulfate et d'acétate de plomb (sucre de satume). Les vieilles mines d'or d'Àdelfors, abandonnées en 1874, furent reprises en 1890 par une société étrangère, mais ont été de nouveau abandonnées.
Le tabl. 41 (à la page 255) donne les chiffres de la production de l'or en Suède. De la production totale de 1898, non moins de 109-8 kg. provenaient des usines de cuivre de Falun.
La détermination de la teneur en or des minéraux contenant des pyrites de fer, de cuivre ainsi que de la silice, se fait par la méthode de Plattner. Quand le
minerai a été concassé fin et complètement rôti, on en pèse 800 grammes qui, après avoir été légèrement humectés, sont soumis à l'action du gaz de chlore, sur qaoi le chloride d'or formé est extrait à l'aide d'eau chloratée. L'excédant de chlore est expulsé par évaporation, et l'or, précipité par du ferro-sulfate, est recueilli dans un filtre et affiné, après la combustion de celui-ci, avec un peu d'argent et de plomb dans une coupelle de cendre d'os, après quoi l'on dissout l'argent ptr ébullition, dans un creuset en porcelaine, avec de l'acide nitrique, et l'on pèse le résidu d'or. — Pour la détermination de la teneur de l'or entrant dans le caiTre, le régulus (antimoine), etc., on les dissout dans de l'acide nitrique, et le résida d'or est traité comme il vient d'être dit.
Argent. La production de l'argent et du plomb n'a plus lieu désormais qu'à Sala et à Eafveltorp, où l'on travaille la galène argentifère, ainsi qu'aux usines d'extraction du cuivre de Falun, Âtvidaberg et Helsingborg, où l'argent est obtenu comme produit secondaire par précipitation de dissolutions de cuivre.
La plus importante des usines d'argent mentionnées est celle de Sala, ïa fabrication y remonte authentiquement jusqu'à la fin du 15°^^ siècle, mais il esl impossible de décider avec sûreté pendant combien de temps la production de l'argent y avait eu lieu antérieurement. L'État a prêté, pendant bien des siècles, son appui à cette usine par des privilèges spéciaux, tels que concessions de terres et de forêts et autorisation à obtenir du bois et du charbon de bois des paroi^es voisines. De son côté, l'État avait le droit d'organiser et de diriger les traTUx par l'intermédiaire de la Direction supérieure des mines, et se réservait une redevance (afrad) de ^/lo de l'argent fabriqué. Cet état de choses dura jusqu'à la fin de 1890, époque à laquelle les mines et l'usine furent achetées par une société priTée.
La teneur d'argent de la galène pure varie très sensiblement suivant les parties de la mine et les échantillons, savoir de 1*5 à 0'25 %, Le titre pour cent de l'argent ne s'est montré dépendre en aucune façon de la structure plus od moins grenue de la galène. La teneur d'argent est en général telle, que le plomb d'oeuvre obtenu contient 0*8 o % de ce métal.
La production primitive de l'argent à Sala, qui, sous le règne de GustaTe Vasa, s'est élevée à une moyenne annuelle de 3,000 kilogrammes, a diminné i un point tel, qu'elle n'a atteint, outre le plomb, qu'environ 2,000 kg. d'argent dans le courant des dernières périodes décennales. Depuis que la nouvelle compagnie a commencé à exploiter la mine, la fabrication a augmenté de nouTeao par l'achat de minerais d'autres localités, ainsi que par de meilleures, méthodes d'enrichissement et de fonte des minerais. La fabrication totale du pays en 1898 s'est élevée à 16,558 quintaux de plomb de commerce et à 2,033 kilogrammes d'argent.
La teneur en argent du minerai, des scories, etc., est déterminée soit par là méthode de coupellation ou par celle de fusion avec du carbonate de soude et dn tartre dans des creusets en fer. La méthode de coupellation est principalement employée pour les scories et les alliages métalliques, surtout quand ceux-ci contiennent du cuivre et de l'arsenic. On mélange 3 à 5 grammes de la matière pulvérisée avec du plomb grenu, et l'on fond ce mélange avec du borax dans nn fourneau à moufle ou une coupelle (skerfvel) d'argile réfractaire. Une partie dn plomb et des substances étrangères se transforment en scories, et sont absorbées par le borax fondu. Quand on a obtenu une quantité suffisante de scories pour recouvrir le plomb, et qu'il ne se produit plus d'oxydation, on verse le plomb dans une coquille, et on opère l'affinage dans une coupelle de cendre d'os.
Plomb. Nous n'en produisons pas autrement qu'en combinaison avec l'argent, et seulement aux usines de Sala et de Kafveltorp,
INSTITUTIONS EN PAVBUK DB L'iNDUSTRIE MINIÊRK ET MÉTALLURGIQUE. 255
Statistique. Le tableau 41 donne la production en Suède, depuis Tannée 1861, de Tor, de l'argent, du plomb, du cuivre et de quelques antres matières minérales plus importantes.
Tabl. 41. Fabrication des métaux précieux et d^ autres produits de V industrie métallurgique le fer et V acier exclus.
defl
Or.
Argent.
Plomb.
Cnivre.
Soufre.
Vitriol vert.
Vitriol bleu.
Alan.
Graphite.
ajinées.
Kllog.
Kllog.
Quintaoz.
Quintaux.
Quintaux.
Quintaux.
Quiotaux.
Quintanx.
Quintaux.
il898
Pendant la totalité du 19°»« siècle, la production de l'or s'est élevée à 1,728 kilogrammes (y compris un montant présumé de 100 kilogrammes pour 1900). Quant à Vargent, la Suède possède des chiffres de production allant plus loin que dans la plupart des autres pays, savoir jusqu'à l'an 1400. Les montants se sont élevés depuis lors aux chiffres qu'indique le tableau suivant:
Années. Eilog.
Années. ELilog.
Années. Kilog.
Années.
Kilog.
Total 1 373,024
Avec addition des années manquantes ainsi que des années 1899 et 1900, la production totale des cinq derniers siècles s'est probablement élevée à environ 400,000 kilogrammes.
4. INSTITUTIONS EN FAVEUR DU DÉVELOPPEMENT DE L'INDUSTRIE MINIÈRE ET MÉTALLURGIQUE.
Les plus importantes de ces institutions sont les écoles s'occupant de l'enseignement minier et métallurgique, et la grande société qui porte le nom de « Jernkontoret», ou Association financière des industriels miniers et métallurgistes.
Les données manquent pour les années 1494/1505 et 1552/59.
256 y. MINBB ET USINES DE LA SUÈDE.
Les éeoles des mines sont au nombre de trois, dont une supérieure,
constituant une section de l'Ecole polytechnique de Stockholm (voir la première partie de cet ouvrage), et deux écoles mférieures situées dans les districts miniers, savoir une à Falun (fondée en 1822) et une k Filipstad (datant de 1830). Dans ces trois institutions, les frais de l'enseignement sont supportés en partie par l'État et en partie par le cJernkontoret» (voir plus bas). Cette association a pris à sa charge l'enseignement pratique de l'École supérieure des mines à Stockhohn, ainsi que la moitié des frais de l'enseignement dans les deux écoles inférieures. En 1898, le nombre des élèves de l'École supérieure s'est élevé à 88.
Le «Jernkontoret»^ fondé en 1745, est une association des industriels miniers et métallurgistes de la Suède, qui en sont presque tous membres. Le but de cette institution est le développement de l'industrie ferrugineuse suédoise par le moyen d'avances et de prêts à ses membres, et par des subventions en vue d'expériences et de l'introduction de nouvelles méthodes ou d'améliorations de fabrication. Le «Jernkontorçtt publie aussi une revue (Jernkontorets annaler), rendant compte du développement et des progrès de l'industrie du fer. Cette publication, qui jouit d'une réputation universelle, paraît sans interruption depuis 1817.
Les membres du < Jernkontoret> se réunissent à Stockholm tous les trois ans pour traiter leurs intérêts communs et discuter des questions techniques. Dans l'intervalle qui sépare ces assemblées, les affaires de l'association sont gérées par cinq délégués ordinaires et cinq extraordinaires, nommés à l'assemblée triennale.
Les fonds du « Jernkontoret» s'élevaient à 5,254,138 couronnes à la fin de 1898.
Dans rintroduction ci-dessus (p. 1 — 14) donnant un aperçu général de la vie économique de la Suède, on a rendu compte des conditions qui ont influé, d'une manière favorable ou défavorable, sur le développement de l'industrie manufacturière de notre pays. Avant que nous procédions à la caractérisation de l'état actuel de cette industrie, nous voudrions donner quelque notices succinctes sur son développement historique.
Exception faite de l'industrie minière, c'est assez tardivement que la Suède a commencé de posséder une industrie au. sens actuel du mot. Sous le règne de Gustave Vasa (152^/60), l'industrie suédoise était limitée aux professions manuelles et aux industries ménagères; peut-être s'éleva-t-elle un peu au-dessus de ce niveau Vjers la fin de ce règne, particulièrement en ce qui concerne les constructions navales et la fabrication d'armes. Les fils de Gustave Vasa, tant Erik XIV que Charles IX, en particulier, furent très zélés pour lo développement de l'industrie, et on trouve déjà dans le duché de Charles (qu'il gouvernait avant fion avènement au trône), outre d'importantes manufactures d'armes, des fabriques de drap, des verreries, des sauneries et des fabriques «de goudron. La première Qsine suédoise de laiton s'installa sous le règne de Charles IX.
Sous le règne de Gustave II Adolphe (1611/32) furent créés plusieurs établissements industriels. La première manufacture suédoise de draps, sur une grande échelle, fut probablement celle que le roi permit à quelques Hollandais d'établir à JOnkôping vers 1616. Plusieurs autres fabriques de ce genre s'installèrent sous le règne de Gustave- Adolpbe : en outre, le roi se préoccupa de développer d'autres branches industrielles autant que le comportaient les troubles de cette époque. Alqrs furent fondées des brasseries d'après des procédés de Dantzick ou d'Angleterre, de même que des fabriques d'armes, des papeteries, etc. Les métallurgies in cuivre et du fer se perfectionnèrent et prirent de l'extension. Mais ce qui nuisait le plus au développement industriel en Suède, était le manque d'ouvriers adroits et de capitaux. Pour remédier à ces défectuosités, on fit venir quantité d'ouvriers d'Allemagne et de Hollande (surtout des forgerons du Wallon) ainsi que des capitalistes étrangers.
Sous la régence pendant la minorité de la reine Christine, présidée par Axel Oxenstiema (1632/44), le développement industriel se poursuivit. Alors furent créées une grande verrerie, une fabrique d'amidon, une usine de laiton, une papeterie, tandis qu'on introduisait en outre deux branches nouvelles importantes pour la Suède: le tissage du lin et la préparation du cuir. En plus s'établit l'industrie drapière de NorrkOping. Sous le règne propre de Christine, quantité de privilèges furent accordés à diverses industries, telles que tisseranderies, fabriques de cor-
La Suède, IL 17
dons de soie, teintureries de draps et de soieries, verreries, papeteries, etc. Le nombre des fabriques s'accrut aussi beaucoup: la Suède eut alofs, entr'autres, u première sucrerie.
Le mérite du déTeloppement de l'industrie suédoise sous le règne de GusUve II Adolpbe et l'administration d'Axel Oxenstiema, revient surtout à l'entreprenaot Hollandais Louis de Geer, qui émigra en Suède en 1627. Dès avant son arrivée, il avait déjà commencé de placer des capitaux importants dans le pays, et bientôt il faisait de Finsp&ng et de Norrkôping les premiers centres de la grande industrie suédoise. Aussi la Suède lui ouvrit-elle libéralement ses sources de ricbesses, que le gouvernement suédois lui rendit encore plus productives par da libertés très étendues, ainsi que par des fermages et des acbats rémunérateurs.
De Charles X Gustave (1664/60) date l'industrie métallurgique d'Eskilstnat, fondée en 1656 par le Livonien Reinhold Rademacher. Charles XI (1660;97) travailla au développement industriel avec une ardeur infatigable, bien que lei conditions de crédit fussent bien difficiles pendant son temps, par suite de li «réduction» (retrait à la couronne des biens aliénés). C'est alors que la fabrication suédoise d'armes fut florissante. Les constructions navales prospérèrent aussi beaucoup, et on établit à Sôderfors une forge d'ancres qui obtint bientôt une réputation européenne. Lia fabrication des soieries ne voulut pas réussir, il est vrai, mais en son lieu, les manufactures de drap se développèrent d'une façon importante, à Stockholm et à Norrkôping surtout, et quelques années après, le rd décréta que toute l'armée suédoise devrait être vêtue d'étoffes fabriquées dans le pays. On produisait donc les étoffes de lin et de laine, bien qu'en quantité iasuffisante pour les besoins du pays. On créa de plus des verreries, des papete ries et aussi des manufactures de tabac.
Même à l'époque belliqueuse de Charles XII (1697/1718) on commença plusieurs entreprises industrielles, et le roi s'y intéressa beaucoup; mais la plupart ne purent exister avec des circonstances politiques aussi défavorables. Cependant différentes fabriques survécurent à la mine générale.
Relever l'industrie de sa chftte devint dès lors le but principal des efforts patriotiques de l'époque dite «de la liberté» (1718/72), et dont on trouve laplni vigoureuse expression chez Alstrômer. Jonas Alstrômer (1685/1761) habitait à Londres comme marchand, lorsque lui vint l'idée de faire profiter sa patrie dv développement industriel qui avait édifié la richesse anglaise: ce fut dès Ion l'unique préoccupation de sa vie. Il y envoya des ouvriers et des instruments pour mettre en activité des tisseranderies de laine et de coton; là-dessus il retint lui-même en Suède en 1724, et créa à Alingsâs, sa ville natale, différents établissements industriels pour la fabrication de lainages, de cotonnades, de soieries, de draperies, de rubans et de bas, etc., et, au moyen de jeunes gens qui rinrent s'y instruire, la nouvelle industrie s'étendit bientôt aux autres régions. AlstrOmer eut ses installations libéralement soutenues par le gouvernement et le Riksdag.
Pendant la plus grande partie de «l'époque de la liberté», l'industrie suédoise fut l'objet de soins particuliers et regardée comme une question urgente pour l'État Les fabriques furent comblées de privilèges et de subventions, et on institua nn bureau spécial des manufactures, qui eut à administrer les secours préposés à l'industrie. Dès lors, il se produisit certainement un développement rapide, mais cet essor n'était pas naturel, et avait lieu au détriment des autres sources vitales du pays. Il faut ajouter en outre que, peu à peu, les fabriques eurent une existence précaire par suite de leur production d'articles médiocres et dont la vente faisait défaut, de sorte qu'elles ne purent subsister que grâce à des subventions renouvelées. Lorsque, vers 1770, les fonds de la Banque du royaume destinés aux derniers prêts et aux primes furent épuisés, tout ce superbe édifice s'écronla, et la ruine fut d'autant plus complète, qu'à ce moment même, à l'étranger, éclata une crise désastreuse, dont l'effet se fit aussi bien sentir en Suède.
INTRODUCTION
Sous le règne de Gustave III (1771/92), des vues plus libres sur la législation économique commencèrent à se faire valoir. L'industrie en acquit de Timportance, et commença à arriver à une situation plus indépendante. Après 1800, elle fit des progrès jusqu'alors sans exemples, surtout en employant la vapeur comme source d'énergie. La première machine à vapeur fut installée en Suède dès 1728, mais, comme son prototype anglais, elle était absolument défectueuse, et ne pouvait éveiller une bien grande attention. Depuis que, par suite de divers perfectionnements, les machines à vapeur sont devenues un agent universellement répandu pour lexéciition des travaux mécaniques, leur emploi a eu vite son accès en Suède. Le conseiller à la chancellerie A. N. Edelcrantz visita l'Angleterre en 1804, et en importa quatre machines à vapeur perfectionnées du système Watt. Ponr les installer il amena avec lui le mécanicien anglais qui a tant mérité de l'industrie suédoise: Samuel Owen, La construction suédoise des machines peut revendiquer pour origine les ateliers mécaniques qu'il fonda, en 1809, à Kungsholmen, à Stockholm. Depuis cette époque, la vapeur reçut, comme source d'énergie, une utilisation grandiose dans l'industrie, et les ateliers mécaniques commencèrent à s'établir dans diverses parties du royaume.
Dans une certaine mesure, on peut même par des chiffres constater le développement de l'industrie manufacturière de la Suède pendant ce siècle, bien que les données statistiques sur les époques reculées soient très incomplètes, même jusqu'en 1896. Si l'on se borne aux branches, dont il est fait mention même aux anciennes époques, le progrès pendant les années 1861/97 est tel qu'on le voit au tableau suivant:
Moyennes des années.
Nombre des ateliers.
En 1897 6,297
Nombre des onvrierB.
Yalear totale de la production.
71,693,000 couronnes.
Qnand même l'accroissement dépendrait, à un certain degré, des données de plus en plus complètes, les chiffres mentionnés témoignent ponrtant, sans conteste, d'un beau progrès pendant cette période. Le développement a été particulièrement prononcé à partir de 1889.
Un témoignage du progrès de l'industrie manufacturière est donné aussi par les chiffres qui indiquent la consommation de la houille et qui sont les suivants:
Moyennes des années.
Production indigène
de la houille.
Tonnen.
En 1898 236,000
Importa-
Consomma-
Id. par
tion.
tion.
habitant.
TonoM.
Tonnes.
Kllog.
loi
PeiKlant un ppu plus dp trente* ans, la consommation de la houille donc nuij^uTentp de 370,000 h 2,700,000 tonnes par an, ou de moins de 100 kilog. [lar l]aV>itant à pln.s de 500 kiiog.
Tour riliiioiir tout entière, la consommatioiî moyemie de la bonille est dv jdiis ûv 1,000 kilog, par lialiitaiit. Le fait que le chiffre est relativemenl lias pour la Surde, réi^^ultt^ eu grande partie de ce que nous nous servons fl*autres coinluiRtildes Ineu tilus que ce iiVst le cas ailleurs. Ainsi, pour futfliistrit' iiirtallingique, les cliarbiias lie bois sont exclusivement ulilist?8, et an sijrplus ou emploie le bnis à beaticoup <1p buts pour lesquels d'autres pays emploient la bouillo. Kueore faut-il eonsidérer le grand nombre des usines mim à Teau eu Suède, lesquelles aussi, dans nue certaine mesure, rendent la liooille supertiue.
La st.atisti(|iie de nos falirique^i fournit, pour les dernières années, un ap+^ren enniplt*t de la eitndilioii de tonte notre industrie manulactnrièrp. En entnptant égaleraient les industries forestière, minière et laitière, — dont il a otè rendu coni])te dans des chapitres spéciaui i|ui prêt èdent, — les totatîx d+^s industries et des ouvriers attachés aux fahrit|aos, ainsi iine de la \alenr réunie des produits de la fabrieation (la petite industrie rt l'industrie domestique, jjourtant, toujours exelusps). nmntaik'nt (eîi 1S9N) aux chiffres contenus dans le sommaire suivant:^
' r*is rhiriY<"f< Koot iKTiiii'oup phi9 fodf'luautâ qac cens: de la page ^»9, et i)s peiivritl point eulrer m corn parai r^on a?ee eeu\-là.
INTRODUCTION. 261
Nombre Nombre des Yalear de la pro-
des ateliers. oavriers. dactioiif coaronnes.
Denrées aUmentaires et excitants 4,918 34,482 347,376,000
Industrie textile et des vêtements 824 35,758 116,142,000
Articles en peaux, cnlrs et poils 685 7,461 24,271,000
Halles, Komme et articles semblables 209 2,477 17,247,000
Bols (ouvrés ou non) 1,531 62,995 : 196,150,000
Papier et ouvrages en papier 131 6,968 22,660,000
Industrie de bouchons, vanneries, etc 32 615 1,870,000
industrie de la pierre, de Targile, du charbon, etc 1,487 41,370 56,977,000
Industrie chimique 271 2,344 12,667,000
Minerais 460 13,527 16,048,000
Hauts-fourneaux, usines à fer, etc 266 15,797 135,948,000
Industries en métaux, outils, etc 1,363 49,921 126,482,000
Autres industries 371 7,068 14,560,000
Total 12,&é8 280,788 1,087,888,000
Quant aux montants de la valenr des prodnctions, il faut noter que les fioduits qui ont passé par plusieurs degrés différents de perfectionnement, sont ta» le tableau ci-dessus indiqués pour leur valeur totale à chaque nouveau d^pré. En réalité, la somme totale est donc trop élevée, ainsi que le chiffre des ateliers, nombre d'eux figurant, en même temps, dans deux ou plusieurs des groupes statistiques.
Un calcul analogue pour l'année 1897 (un peu moins complet) donnait une valeur totale de la production de 983 millions de couronnesi ou de 196 couronnes en moyenne par habitant de la population de la Suède.. Par la carte à la page 262, on voit combien cette proportion change dans les différentes parties du royaume. Malmôhus était à la tête de nos gouvernements, et représentait une valeur totale de 356 couronnes par habitant; le dernier rang était occupé par le gouvernement de Jemtland, ayant 41 couronnes seulement par habitant.
Sommairement on peut diviser la Suède, au point de vue industriel, en trois régions. La partie méridionaley s'étendant à peu près jusqu'aux rivages du nord des grands lacs, est principalement caractérisé par son agriculture, à côté de laquelle s'est fait jour une industrie considérable tant dans les branches voisines de l'agriculture que dans les autres. Dans la Suède centrale, l'industrie minière, avec ce qui s'y attache, fait l'occupation principale à côté de l'agriculture. Dans la Suède septentrion€Ue, enfin, l'agriculture est même dépassée par la grande industrie du bois, et dans l'extrême nord du pays par l'industrie minière y naissante.
Ce qui caractérise surtout l'industrie suédoise, c'est, l'emploi des meilleurs matières ainsi que les grands soins apportés au travail. Ce dernier fait tient en général à l'intérêt que porte l'ouvrier industriel à son travail, et à sa répugnance instinctive à livrer de mauvais ouvrage. Par contre, l'aptitude soi-disant automatique n'est pas toujours poussée aussi loin qu'on pourrait le désirer. La cause en est que la production doit souvent se faire sur une petite échelle, ce qui ne permet pas la répartition complète du travail.
En somme, vu les circonstances dans lesquelles opère notre industrie, il en résulte un produit de travail excellent, qui, il est vrai, ré-
CMn.Sra6.LitAntt ScocàMw
qniert un prix assez élevé, et qui, par conséquent, ne soutient que difficilement la concnrrence avec la production en masse et à bon marché des grands pays industriels. Aussi n'y a-t-il qu'un nombre restreint de nos industries qui aient encore pu s'élever & une exportation de quelque importance. C'est donc à. remédier à cet inconvénient que, pour le moment, doivent tendre les efforts de notre industrie, et, comme nous l'avons déjà signalé à plusieurs reprises, les chances d'y réussir sont plus favorables à présent qu'elles n'ont été jusqu'icû
Ce grand groupe, comprenant plus de 30 % de la valeur totale de la production industrielle de la Suède, se subdivise dans les classes suivantes:^
Nombre des Nombre des Valeur de la production, fabriques. ouvriers. »«*'»«" «^ x» ^xvuu«.muu.
Laiteries 1,793 5.739 47,660,000 couronnes.
Produits des céréales* 1,830 6,130 89,820,000 »
Produits alimentaires animaux 108 1,724 13,344,000 >
Sucre, chocolat, tabac, etc 212 12,928 101,900,000 >
Boissons, etc 97ô 7^961 94,662,000 >
Total 4,«18 34,482 347,370,000 couronnes.
Quant aux laiteries, elles ont été traitées déjà dans le chapitre consacré à l'Agriculture. Pour chacune des autres branches les plus importantes, nous donnons dans ce qui suit quelques renseignements sur leur développement et leur étendue actuelle.
Moulins à farine et à gruau.
Dans toutes les parties du pays, on trouve une quantité de moulins, le plus souvent assez petits, où la population d'alentour fait moudre son grain. Ces moulins, ordinairement situés sur nos nombreuses rivières, y sont mus à l'aide d'une chute d'eau. Dans quelques provinces seulement, constituées de vastes plaines, comme en Scanie et en Vestrogothie, on rencontre, faute de chutes d'eau, des moulins à vent. En perfectionnant la construction des moteurs aussi bien à eau qu'à vent, les moulins ont gagné en force et en faculté d'exploiter la force naturelle, mais cela n'a pas empêché la vapeur d'entrer aussi, peu à peu,
' Les chiffres se réfèrent à Tannée 1898, excepté ceux des laiteries, qui regardent l'année 1895. — • Y compris ceux des pommes de terres.
264 VL .INBUSTBIB HAHUFACTUBIÈBB DE LA SUÈDE.
dans l'industrie meunière et de la modifier en partie, en ce que les minoteries peuvent être installées n'importe où, même dans les grands centres commerciaux où l'industrie de la minoterie est toujours unie au commerce des farines. Nombre d'agriculteurs qui flaisaient moudre autrefois le grain pour leur ménage au moulin à eau le plus rapproché, trouvent souvent leur avantage à vendre le grain et acheter la farine. Les grandes minoteries s'efforcent naturellement d'obtenir leur farine aussi belle et aussi uniforme que possible, ce qui dépend de la qualité du grain. Les minoteries contribuent dès lors en quelque mesure à bonifier la qualité de la production en céréales du pays et à introduire un classement méthodique des récoltes, puisqu'on ne peut écouler autrement ces produits.
Une minoterie dont l'installation répond aux exigences actuelle, est compliquée. Le grain y subit d'abord un nettoyage rigoureux, dans lequel on chasse, au moyen d'un puissant courant d'air, la poussière et les impuretés légères, on enlève les clous et les morceaux de fer à l'aide d'un appareil aimanté^ et enfin les grains étrangers, grâce à des trieurs percés de trous de grandeur convenable. Le dernier nettoyage se fait à l'aide d'une machine à brosser.
La mouture propre peut se faire de trois manières, que la langue de la meunerie désigne par les noms de chOgmalning» (mouture à meules espacées), chalfhôgmalning» (mouture à meules peu espacées) et cplattmalning» (mouture à meules rapprochées, mouture américaine). Le «hôgmalning» a comme caractéristique simplement ceci que le grain est moulu à plusieurs reprises, les pierres étant d'abord assez écartées l'une de l'autre, puis se rapprochant de plus en plus. Dans le cplattmalning», les pierres sont placées si pressées dès le début que le moulage s'achève d'un seul coup. Pour le seigle, on emploie presque exclusivement la mouture américaine, pour le froment, par contre, la mouture à meules espacées, si le blé est fort dur, et la mouture à meules peu espacées, s'il est doux; dans les minoteries suédoises les plus modernes, on emploie d'ordinaire pour le froment la mouture à meules peu espacées. Il arrive par ce procédé que le blé est d'abord broyé entre des rouleaux rayés, puis écrasé entre d'autres rouleaux de fonte lisse ou de porcelaine, où la pellicule est détachée du noyau. Par des passages répétés du grain entre les rouleaux, on a obtenu un noyau farineux en gruaux plus ou moins grands et libres de pellicule, qu'on moud ensuite, soit entre des rouleaux, soit, et c'est le cas le plus ordinaire, entre des pierres meulières. L'importance capitale de l'obtention de la farine de première pureté réside dans la séparation complète du son d'avec le cœur et le gluten, et toutes les opérations d'un moulin dit à rouleaux, conforme aux exigences de notre époque, ont précisément en vue d'obtenir un mélange de noyau et de gluten libre de pellicules, qui, par ses matières albuminées, donne ensuite à la farine la plus grande valeur nutritive. Peu importe du reste que la farine soit moulue d'une façon fine ou grossière; on dit même que la pâte se prête mieux au levain si la farine n'est pas trop fine. Pour approprier la farine à différents bnts et au goât des acheteurs, on a l'habitude, dans les grandes minoteries, de mélanger plusieurs espèces différentes de blé, du blé dur et du blé mou, du blanc et du jaune.
La farine de seigle est certainement assez employée en Suède, surtout à la campagne, et, en général, les cultivateurs font moudre eux-mêmes ce qui leur en est nécessaire. Dans un moulin moderne, la mouture du seigle diffère quelque peu de celle du froment, en ce qu'on coupe d'abord les pointes du grain, opération qu'on nomme «spetsning» (enlèvement des pointes) et ayant pour but de le
débarrasser du germe qui se trouTe à Tuoe des pointes et qui donne une manvaise farine. Après l'enlèvement des pointes, on mond complètement le seigle entre des pierres meulières et à une seule reprise.
£n 1898, notre statistique des fabriques a donné comme résultat les cbiffires suivants: 1,417 grands moulins, avec 1,148 paires de rouleaux et 4,908 paires de meules; le nombre des ouvriers s'élevait à 4,243. La production totale donna 4,099,038 quintaux de farine, de gruau, de son et de brai (dont 3,071,107 quintaux pour la farine), d'une valeur totale de 71*83 millions de couronnes. Parmi nos grandes minoteries, il nous faut citer Svanberg & C**, Wennberg & Ramstedt ainsi que les moulins de Saltsjôn et de Tre Kronor, à Stockholm ou dans ses environs, le moulin d'Uppsala, les grands moulins à rouleaux de Malmô et de Gpthembourg, etc.
Fabriques d'amidon.
La production de la farine de pomme de terre doit être presqueaussi ancienne que la connaissance de la pomme de terre, et elle a existé depuis longtemps comme industrie domestique dans la plupart de nos campagnes. Les distilleries ayant pris pour la fabrication de Teau-de-vie une partie de la récolte des pommes de terre, une autre partie, bien minime, il est vrai (1 à 2 %), est utilisée par les fabriques d'amidon spécialement créées & cet effet. La majeure partie des fabriques susdites se trouve dans les gouvernements de Kronoberg, Blekinge et Kristianstad. Dans la pl^upart d'entre elles, la matière première est la pomme de terre; la durée de la campagne dépend de la récolte, et s'étend en général d'octobre à février. L'amidon de pommes de terre est de trois qualités différentes: prima N® 1, prima N® 2 et «farine grise» (grâmjôl). La qualité N** 1 forme environ 90 % de la production totale. L'amidon de pommes de terre est utilisée comme mélange dans la fabrication du levain ordinaire (actuellement environ 1 million de kg.) et à la production de la dextrine, du sirop et du sucre d'amidon, & la préparation du gruau de sagou, & l'apprêtage dans les fabriques de tissus de coton, et peut-être principalement dans l'économie ménagère. Les qualités inférieures sont utilisées comme addition dans le savon vert, et dans certaines localités comme drêche dans les distilleries.
Quelques fabriques emploient le riz comme matière première, et l'amidon de riz est utilisée en partie comme tel pour le blanchissage, en partie, après préparation spéciale, comme gruau de sagou, dextrine et sirop d'amidon. Les principales fabriques d'amidon de riz sont établies à Stockholm et à Gothembourg. Les fabriques suédoises d'amidon peuvent à l'heure actuelle répondre à tous les besoins du pays pour les deux sortes d'amidon et pour leurs produits perfectionnés. Dans les années à récolte normale de pommes de terre, la fabrication de la fécule de pommes de terre consomme entre 300- et 400,000 hectolitres de ce tubercule. Les déchets de la production sont utilisés comme
fourrage. Le sirop d'amidon est employé sur une grande échelle dans la fabrication des marmelades, par la raison qu'il se conserve pâteux et ne se cristallise pas.
En 1898, le nombre total des fabriques d'amidon était de 79, avec 399 ouvriers; la production s'est élevée à 43,988 quintaux.
On prépare le sirop d'amidon (glucose) en chauffant la fécule avec de l'acide sulfurique étendu d'eau. On entend à proprement parler sous le nom de sagou la fécule extraite du tronc du palmier sag^u, ainsi que d'autres palmiers voisins, et de l'arrow-root; mais ces fécales sont désormais imitées sur une grande échelle par l'amidon de pommes de terre.
L'amidon, le sirop d'amidon, le sagou et la dextrine sont fabriqués dans la plupart des cas à la même fabrique, les macaronis, par contre, dans des fabriques spéciales.
On prépare le macaroni avec de la farine de froment riche en gluten, que l'on remue dans une petite quantité d'eau chaude. La masse demi-liquide obtenue par là, est coulée dans des moules ou pressée dans des ouvertures de formes appropriées, transformant ainsi la masse en tuyaux, rubans, pois, vermicelles, etc.
Fabriques de margarine.
La matière première de la margarine n'était d'abord que le sui^ que l'on fond à basse température, pour le transformer en tpremier jus>. On amène alors ce jus à se solidifier en partie. La partie fluide restante, l'oléo-margarine, exprimée et mélangée de lait ou de crème, est battue en une masse qui prend la consistance et l'aspect du benrre. Par des raisons d'économie, on remplace désormais l'oléo-margarine, du moins en partie, par d'autres substances, telles que l'huile d'axonge, tirée surtout d'Amérique, et des huiles végétales, savoir les huiles de sésame, de coton ou de palme. La production de la margarine est originaire de la France, où elle fut introduite, en 1869, par Mège-Moariéa» En Europe, la Hollande est le plus grand centre de production, et l'Angleterre le principal pays de consommation de ce beurre artificiel La première fabrique suédoise fut fondée & Helsingborg en 1881.
En 1898, il existait 7 fabriques, dont la plus grande, à Qothembourg, produit à elle seule près des V^ de la fabrication totale du pays. Leurs ouvriers étaient au nombre de 221, la production de 55,102 quintaux; la même année, on importait 11,810 quintaux de margarine, et on en exportait 841 quintaux. La consommation s'élevait donc à 66,071 quintanx. Aux termes d'une ordonnance royale du 1«' juillet 1898, la fabrication est plcuîée dans chaque fabrique sous la surveillance d'un contrôleur nommé par l'administration préfectorale. On n'a, par contre, aucune garantie que les margarines importées aient été fabriquées sous un con-
"feirôle quelconque. La vente de la margarine est soumise par la même ordonnance à certaines dispositions réglementaires, en vue d'éviter la confusion avec le beurre naturel. Le prix de la margarine varie suivant sa qualité, mais on peut en général l'évaluer entre */i et V* du prix du beurre naturel ordinaire.
La partie décidément prépondérante de l'importation vient de Norvège. Aussi plusieurs fabriques norvégiennes ont-elles établi des succnirsales en Suède dans le cours des dernières années.
A mentionner en connexion avec la fabrication de la margarine, qne nous possédions, en 1898, 5 raflineries de suif et 3 fabriques d'oléomargarine, dont la production totale s'élevait à une valeur de 637,000 conronnes. La consommation de la margarine paraît augmenter rapidement, ce qui rend possible une augmentation de l'exportation du beurre naturel plus cher.
Suere des betteraves.
Dès 1830, on essaya la fabrication du sucre des betteraves, mais les fabriques créées à cette époque disparurent bien vite, le rendement étant trop minime, et bien que, par la suite, les essais furent continuellement renouvelés, principalement depuis 1870, ce n'est qu'à partir de 1880 qu'on peut dire que l'industrie s'est établie définitivement dans le pays. L'impôt de fabrication (accise) sur ce produit et le contrôle qui en fut la conséquence, datent de 1873. La campagne court du 1®' septembre au 1" septembre.
Parmi les 19 fabriques actuellement en activité, se trouvent 3 fabriques de jus, fondées comme succursales d'anciennes fabriques. Toutes les fabriques emploient la méthode dite de diffusion, d'après laquelle les betteraves coupées en tranches, dites cossettes, sont dépouillées de leur suc dans le vase à diffusion au contact de l'eau chaude. Dans les fabriques de jus, on se borne & l'extraction du suc, après quoi il est ramené par un tuyau souterrain à la fabrique mère pour y subir un
Tabl. 42.
Fal/rteation du sucre des betteraves.
Moyennes des années.^
Nombre des fabriques.
Terres exploitées.
HectAres.2
Betteraves consommées.
Quintanz.
Production.
Quintanz.
Kn %.
Sucr6 Inmt*
Hélaue.
Sncre.
HélasM.
En 1896
1 Années d'exploitation, finissant le 31 août des dites années. — * Qnant aux années 1876/95, les chiffirês sont calculés, en supposant une récolte moyenne de 300 quintaux de betteraves par hectare.
TI. INDUSTRIE HANOFACTUBIËBB DE LA SUÉDE.
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