‹ La SuèdeChapitre 245 sur 361 · FABRIQUES D'HUILES, DE GOMME ET D'ARTICLES SEMBLABLES · texte numérisé non relu

FABRIQUES D'HUILES, DE GOMME ET D'ARTICLES SEMBLABLES

On doit distinguer ici, d'un côté, les industries fournissant des matières brutes, d'autre côté, celles qui en produisent des articles ultérieurement ouvrés. Les chiffres totaux de 1898 sont les suivants:

Fabriques, ûayriers. Yalenr de la production.

Matières brutes 132 534 5,897,000 couronnes.

Articles ouvrés 77 1,943 11,350,000 >

Total 209 2,477 17,247,000 couror^nes.

Les fabriques de ce groupe se répartissent entre une foule de branches différentes; pourtant, la production de plusieurs de ces branches est assez restreinte.

Hoiles grasses.

De ces huiles, on ne produit en Suède sur une grande échelle que les huiles de Zin, de navette, de poisson, et de baleine. Les huiles de lin et de navette s'obtiennent par pression ou extraction des graines des végétaux mentionnés. Le résidu de ces opérations est utilisé sous forme de tourteaux (oljekakor) ou de matière moulue comme fourrage. On tire Vhuile de poisson du hareng qu'on chauffe jusqu'à ce que la graisse coule prête à être écumée ou exprimée. L'huile est plus ou

moins épurée avant d*être lancée dans le commerce. Le résida desséché constitue le guano de hareng (voir sous Engrais). — Quelques établissements fabriquent aussi de Vhuile de phoque et de Vhuile de bideine. Le nombre total de ces fabriques était, en 1898, de 24, avec 165 ouvriers et une production évaluée à 2,835,000 couronnes, dont 1,403,000 couronnes pour 37,451 quintaux d'huiles de lin et de navette, et 1,216,000 couronnes pour 113,098 quintaux de tourteaux. En outre, il y avait une raflSnerie d'huiles de poisson. L'importation d'huiles grasses et de tourteaux s'élevait, la même année, à une valeur totale de 11*59 millions de couronnes.

Huile minérale.

On l'importe en général épurée comme pétrole (fotogen), mais on en raffine aussi une petite quantité dans le pays. On ne rencontre pas de sources d'huile minérale en Suède, mais deux Suédois, les frères L et B. Nobel, ont fondé sur la presqu'île Apscheron, dans la mer Caspienne, l'industrie russe du pétrole, qui, sous leur direction, a grandi jusqu'à devenir une industrie universelle, qui peut rivaliser avec l'industrie américaine.

Environ V^o de notre importation vient de la Russie; le restant arrive d'Amérique, en partie par le Danemark et l'Allemagne.

Colle et gélatine.

Le corps des animaux renferme, en diverses parties, des matières dites gélatineuses, qui sont mises en liberté par une longue cuisson dans l'eau et transformées en colle. Au point de vue technique, on les différencie en «lâderlim» ou colle de cuir, qu'on tire des déchets de tout€ espèce de peaux et de tendons, et en colle d'os (benlim), qu'on extrait des os des animaux, qui sont débarrassées d'abord, dans ce but, de la graisse et de la chaux, après quoi le résidu est cuit dans l'eau. La c gélatine», enfin, est une colle presque incolore, inodore et sans saveni, qu'on prépare avec grand soin et produit en feuilles très minces, La matière première de la gélatine est d'ordinaire la peau qui recouvre les pieds ou la tête du veau, après qu'elle a été dégraissée et épilée. La colle de poisson qu'on rencontre généralement est celle dite ichtyocolle, qui n'est autre que la membrane intérieure desséchée de la vessie natatoire de plusieurs grandes espèces de poissons.

n faut citer une connexion avec la colle: la production de la i>â^e à rouleaux (valsmassa), qu'on obtient en dissolvant de la colle dans de la glycérine d'une certaine force avec addition de sucre; la pâte à rouleaux d'imprimerie ordinaire est noircie au noir de fumée.

Page 1