INDUSTRIES EN MÉTAUX ET DES OUTILS
Ce grand groupe, au point de vue technique le plus important de l'industrie manufacturière suédoise, se divise, d'après notre statistique officielle, de la manière suivante:
Ateliers. Onyriers.
Ouvrage» en fer et en acier 540 17,036
Ouvrages en autres métaux 271 3,374
Bateaux 71 5,441
Wagons, etc 50 885
Machines et outils 369 22,2%
Instruments 55 779
Horloges et montres 7 112
Valeur de la prodiittioiL.
45,828,000 couronnes.
Total 1,963
126,482,900 couronnes.
Il faut observer qu'il n'entre pas ici la production des hauts-fonrneax et des usines à fer et à autres métaux, laquelle a été traitée, déjà, sous le chapitre des Mines et usines.
Même avant la grande révolution amenée dans l'industrie par l'invention et le perfectionnement des machines à vapeur à la fin du dixhuitième siècle, et par leur introduction chez nous au commencement du dix-neuvième siècle, plusieurs Suédois s'étaient fait remarquer dans l'industrie mécanique, tant au point de vue du travail théorique, qu'au point de vue des applications pratiques. On se rappelle les noms de Polhem, de Rinman, de Nordevall, de Broling, etc., liste qu'on ne saurait clore plus dignement que par le nom du célèbre métallurgiste P. Lagerhjelm, qui, en inventant une machine pour essayer le fer et l'acier, ouvrit la voie à tous les essais mécaniques des matériaux, lesquels sont aujourd'hui généralement adoptés, et dont l'importance pour les différentes constructions, ainsi que pour l'industrie des machines en général, ne saurait être trop appréciée.
Certes, il n'existait pas alors chez nous d'industrie de machines indépendante au sens actuel du mot, mais elle était restreinte à la production de la matière première la plus importante, savoir: le fer et son premier affinage, d'où, par conséquent, elle était adhérente aux
G»n. Srab.UtAnstStoekholm
établissements métallurgiques. Dans plusieurs de ceux-ci, des ateliers mécaniques importants se sont peu à peu développés; mais notre présente industrie des machines, munie de toutes les ressources techniques modernes, ne date réellement que de Tépoque où l'usage des machines à vapeur devint plus général, et où furent introduites dans notre pays les machines-outils pour travailler le fer, inventés en Angleterre, Depuis cette époque, plusieurs Suédois, comme John Ericsson^ Carlsuni, Palmcrantg, (mitrailleuses), L, M. Ericsson (appareils téléphoniques), Fer Persson (tricoteuse), A, Lagerman (machine complète pour la fabrication des allumettes), J. G. F. Zander (appareils de gymnastique médicale), Jonas Wenstrôm (appareils électriques), de Laval, les frèrw Hultj etc., ont inventé des machines d'une grande valeur.
Les centres de Pindustrie des machines sont les ateliers mécaniques et les fonderies. Ils se trouvent répandus, en grand nombre, dans tout le pays, surtout dans les villes du littoral et sur les points du pays où les communications sont facilitées par les lacs, les canaux et les chemisi de fer. Souvent aussi, pour choisir un terrain à l'effet d'établir^ atelier mécanique, on a pris en considération l'existence d'une d'eau, la fertilité du territoire environnant et le voisinage de fabriques, telles que filatures, tisseranderies, papeteries, etc. Aut et encore il y a une trentaine d'années, on créait de nouveaux st mécaniques, ayant principalement pour objet d'effectuer les travaux le réparation et de livrer les gros articles en fonte nécessaires à l'agriculture et aux fabriques. Afin de pouvoir occuper d'une façon continne leur personnel ouvrier, ces ateliers de réparation durent bientôt s'appliquer à des productions spéciales, qui, pourtant, n'avaient en général d'autre objet que les articles utilisés d£\»ns le pays et surtout dans le voisinage. Cependant, durant le cours des dernières trente années, il s'est introduit un changement important, en ce que, non seulement les anciens ateliers mécaniques ont été reconstruits, mais nombre de nouveaux ont été installés et munis des machines les plus modernes, afin qu'on puisse s'appliquer exclusivement à des fabrications spéciales d'après les procédés les plus récents et les moins coûteux. A ce dernier point de vue, il est bon de citer l'emploi plus fréquent des msr chines de moulage dans les fonderies, ainsi que les machines à aiguiser et à fraiser, afin d'éviter ainsi, quand on peut le faire, les travaux coûteux au tour et au rabot. Enfin, nombre d'établissements ont introduit d'importants perfectionnements dans leur exploitation par l'application de la force motrice moyennant la force hydraulique et l'énergie électrique, par l'introduction de l'éclairage électrique, etc.
Les ateliers suédois ont concouru avec honneur dans la plupart des grandes expositions industrielles internationales ou autres, et en ont rapporté des prix bien mérités; aussi n'est-il pas rare, à l'heure actuelle, de voir des ingénieurs et industriels étrangers visiter, dans un but d'études, nos grands établissements.
INDUSTRIES EN MÉTAUX ET DES OUTILS
Le cuirassé, de Thuîe sort de sur les chantiers, à Finnhoda.
Suivant la statistique officielle, la valeur totale de la production pour les fabriques de fer et d'acier, ainsi que pour les fonderies et les ateliers mécaniques, s'est élevée, pour Tannée 1898, au chiffre de 90,427,937 couronnes; pendant la dernière période décennale, elle a doublé à peu près. Il faut pourtant faire remarquer que, dans ces sommes, ne figurent pas les valeurs de fabrication des produits de laminage, tels que barres de fer, tôle, fils de fer, tuyaux, rails, etc. En même temps il s'est fait aussi de ces articles une très grande importation, dont la valeur se chiffre, pour 1898, à 41,000,000 de couronnes environ. — Il faut aussi noter que les proportions de production du pays, entre les différents centres d'industrie mécanique ou métallurgique, se sont beaucoup modifiées. Ainsi, par ex., Gothembourg a montré un état stationnaire assez significatif, tandis que Stockholm et le Norrland ont fait de grands progrès; il en est de même pour Malmô et les centres environnants. Pour les derniers, ce fait s'explique naturellement par le puissant développement industriel général en Scanie, que la nature favorise par la fertilité du sol, particulièrement propice à l'industrie des betteraves à sucre, et par des ressources considérables en charbon et autres matières premières, telles que terres réfractaires. etc. On peut observer un dé-
veloppement continu et remarquablement soutenu de l'industrie dn fer et de Tacier à Eskilstuna, ce que dénote le fait que ces produits industriels commencent à paraître sur les grands marchés étrangers.
Ateliers mécaniques Bolinder à Stockholm.
Par le développement qui existe généralement pour l'industrie mécanique du pays, on peut présumer que, dans un avenir très prochain, celle-ci va au-devant d'une extension encore plus considérable qne celle qui s'est produite au cours des dernières années. En effet, à l'heure actuelle, ce mouvement est unique et ne saurait même être comparé avec le grand développement qui suivit les années immédiatement consécutives à la dernière guerre franco-allemande, savoir au commencement de la période décennale de 1871/80. Alors aussi les feux des foyers de l'industrie mécanique brûlaient plus vifs que jamais auparavant, mais cette ardeur provenait surtout du capital étranger qui affluait, quand se rompirent les digues que la guerre lui avait opposées. Or, il se produisit, déjà à la fin de cette même époque décennale, dans l'industrie mécanique, un recul relatif, de sorte que des établissements de fondation récente durent cesser leur travail ou changer de propriétaires, tandis que plusieurs anciennes usines importantes durent se résoudre à une existence amoindrie et à une reconstruction partielle. La prospérité qui existe actuellement dans l'industrie mécanique, a
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pour causes premières, en partie Tessor d'industries nouvelles (sucreries, industrie des tourbes, fabrication de vélocipèdes, etc.), en partie Textensîon d'anciennes industries (pâtes à papier et papeterie, filatures et tissages, etc.)» en partie l'activité des travaux de construction, en premier lien l'établissement de chemins de fer, ainsi que les applications très diverses de l'électricité. Ainsi donc cet avenir semble basé sur les ressdfhrces naturelles du pays (richesses en minerai et en tourbe, chutes ANkn, etc.) plus encore que ne Tétait le développement qui eut lieu ptftdant les années 1870/77 et peut, par suite, justifier l'espérance d'une MigTie existence. Nous donnons les notes suivantes concernant quelques-uns des plus grands établissements de l'industrie mécanique du pays.
Au premier rang de tous les ateliers mécaniques suédois, si l'on considère non sealement la valeur de la production annuelle (plus de 5 millions de couronnes), mais aussi l'extension considérable obtenue par ses produits, on trouve actuellement la société anonyme Separator, dont on a déjà rendu compte ci-dessus à l'article Laiteries, en même temps que pour d'autres ateliers d'appareils pour laiteries (p. 87). Cette société a aussi une succursale à Hambourg pour la vente en Allemagne; et en Amérique, le brevet est exploité par une société «The De Laval Separator C^» k New-York, dont la société anonyme Separator est un des grands actionnaires. Les ateliers de la société américaine sont sis à Poughkeepsie.
Société anonyme des ateliei's mécaniques de Kockum. Dans la fonderie, les ateliers et les chantiers de constioiction navale à Malmô, cette sociéjbé fabrique des chaudières, des machines à vapeur, des wagons, des bateaux à vapeur de guerre et de commerce, des machines pour sucreries, etc. La valeur de la production est d'environ 2,700,000 couronnes, et on y occupe 982 ouvriers (1898). La fonderie et les ateliers mécaniques furent créés de 1840 à 1841 par F. H. Kockum. En 1866, l'affaire fut convertie en une société anonyme, qui l'augmenta avec des chantiers de construction navale.
La société anonyme des ateliers mécaniqiies de Bergsund possède, outre une fonderie et des ateliers de construction à SOdermalm à Stockholm, tout près du Mâlaren, un chantier de construction navale à Finnhoda^ près de Stockholm, du côté de la mer. Les ateliers mécaniques de Bergsund sont les plus anciens de la Suède. Fondés dès 1769 par un Écossais, Thomas Lewis, ils passèrent plus tard, en 1807, à l'Anglais G. D. Wilcke, chez qui le célèbre Samuel Owen fut chef d'atelier pendant trois ans. Après quelques changements de propriétaire, les ateliers furent achetés, en 1868, par le négociant Frestadius, et amenés peu à peu à leur haute situation présente sous la direction de l'ingénieur E. A. Ollman. Les principaux produits de fabrication sont des bateaux à vapeur et des ponts de chemin de fer, ainsi que toutes sortes de machines, articles de fonte et tôle. Les ateliers Bergsund ont livré la plupart des ponts de chemins de fer de l'État suédois. Dans les chantiers de Finnboda, on construit aussi des cuirassés. La valeur de la production des ateliers de Bergsund et de Finnboda réunis atteignit, en 1898, environ 2,400,000 couronnes; le nombre d'ouvriers était de 1,204.
Ateliers mécaniques Atlas, Cette importante installation fut fondée, en 1873, à Stockholm, surtout à l'effet de fabriquer les locomotives et autre matériel de chemins de fer, dont on avait grand besoin à ce moment-là, et qui occasionna aussi un développement commercial exceptionnel, mais, au bout de quelques années, les conditions empirèrent, et la maison dut se transformer; la ^nouvelle société anonyme d*Atlasy qui a acquis les ateliers de construction Atlas, à Stockholm, a fait preuve, depuis, d'une grande vitalité. La production a pour objet les locomotives et autre matériel des chemins de fer ou des tramways, les machines-
outils, If s rhauUi^res et les marhinos i\ vapeur d*ime puinsianci' tic pniM» taiiK'S de* chevaux» des aupanils ixiur l't^iblitjsemeiits de baîus et de blaurl des appareils calorifères, etc. La viileur de production est d*en^in>n 3.0(tÔ^ itHironiies, et le personnel de 705 otivriers.
Mavttine à vapeur verticale et compon^d à cxj^fmon vnriahU r^gltt par le rtyulateur.
INDUSTRIES EN MÂTAUX ET DES OUTILS
Les ateliers Bolinder, qui sont actuellement la propriété de la société anonyme des ateliers mécaniques J. et C.-G. Bolinder, furent fondés à Stockholm en 1845 par les frères Jean et C.-G. Bolinder, et se sont élevés par des efforts intelligents et continus au rang d'un des plus importants établissements de ce genre dans le pays* On y fabrique des machines à vapeur de toute grandeur, des moteurs à pétrole brevetés Weyland, des générateurs, des scies à vapeur, des machines-outils de toute espèce, en particulier les célèbres machines à raboter et à refendre le bois (brevetées Westman); des poêles, des fourneaux, avec appareils de sûreté, même des dimensions toutes grandes pour hôtels et grands paquebots; des chaudières et autre matériel pour serres, des articles d'ornement en fonte, etc. La valeur totale de la production s'élevait, en 1898, à environ 2,600,000 couronnes, et l'usine occupait 883 ouvriers.
L'uêint de Husqvarna,
L' usine de Hti^qiHirna, sur hi intiti; rivitr*^ du iiieiiie iimn, près de J5nkOpiËg, a UD hm^ H glorieux iMssé. A l\ïrif;int» (ltî80), elle ftit eriw iH»nr fabriqaçf des fusils pour TÉtiit, qui la vM-à, en 1757, à un piirticulicT; depuis, elk' a whi de grands chan^'enients, et eDtiu, t\ rbenre pn-sintc, elle iip]ïai1ient à la «odété anonyme de ta fabrique d'armesâ de Husqvanïa, Ia production (umsiste surtout en machines à coudre système Siuger» avec d*iïniH>rtanls îiertectiounement!^, en véîùeipèdea, fusils de t liasse» pwles et antres articles de fmite. La valeur de h fabricatioti est d'environ 2^900,000 eiiurmincs, et le nniuhrc d'innrierB de 1,085.
Lm fonderie et ateliers mécani*iui^s fh' TrûUhtUtan en Vestnwdhie, près de la célèbre chute de Trollbrittaii, les premiers aUlîers spcciaiix ^nédms pnnr la '■oiiftnietion des loemnotiv^^s, fnreut en^cH cri ÎHi7, snrteut \un\T fabriquer drs
1 articles de fonte pour rnoiiliiis, scieries, mines, rte., et anssi pour la falirieatïtîn des turbines, laquelle, depuis, rst d( vcnuo inie spécialité pour cette wsiai^ La. Suèdii. IL ^
Sous la raison sociale Nydqvist et Holm, elle s'accrut rapidement et, vers 1875, on y introduisit la construction des locomotives, qui sont aussi deTenaes, ultérieurement, une spécialité de la maison. Les dernières années, les ateliers de construction se sont considérablement accrus, si bien que, actuellement, ils peuvent livrer une locomotive par semaine. Une grande partie des machines-outils employées à la fabrication est construite à l'usine même. Outre les turbines et les locomotives, on y fabrique aussi des pompes à eau pour les villes, des ponts métalliques, etc. Valeur de production, 2,000,000 de couronnes; nombre d'ouvriers 793.
Les ateliers mécaniques de Motalay pendant un certain temps le plus grand établissement industriel suédois, situé en Ostrogothie au point où le canal de Gôta débouche dans le lac Vettem, furent fondés en 1823 par la compagnie du canal de GôU, sous la surveillance de l'Anglais Daniel Fraser. Sous cette habile direction, ils prospérèrent beaucoup, et furent munis des meilleures machines-outils pour fabriquer à peu près tout les articles en fer travaillé, comme bateaux à \îipriir de jniem et de commerce, b;itisnix-dragu<'urv locomotives, chaudières, roues <Jt' wagon, tôle, fer for^^*, rai h, a-rrlf* et renforts de canons, etc. Kn nièm* temps, les propriétaires annexi^nij aussi avec* la maii^on principale d^ Motala d'autres ateliers raécaniqu»^, des chantiers de c^instrurtion naTalf et des forges. Mmïs, à la fin à^ 1880, les conditions devinrent défavorables, et l'on dut transformer l'affaire, dont les ateliers primitifs passèrent, en 1892, entre les mains de la nouvelle société anonyme des ateliers mécaniques de Motala. La fabrication, qui, quelques années aupara^*anU peinait, vient d'entrer dans une nouvelle phase de grande vitalité. La fabrication des locomotives, surtout, a pris de l'essor. Elle fut bien mise en œuvTe dès 1861, mais elle cessa de 1865 à 1875, puis reprit à ce dernier moment. Sous les propriétaires actuels, la production s'est élevée à la moyenne de 12 locomotives par an, mais elle s'est accrue, les derniers temps, dans une proportion telle, qu'à l'heure présente elle doit être plus que quadruplée: soit, une locomotive par semaine. A côté de ce produit de premier ordre, on fabrique aussi des pièces de fonte et de moulage, des barres de fer, du fil de fer, de la tôle, de grandes machines pour vaisseaux de guerre et de commerce, des turbines, des vapeurs, dos ponts de chemins de fer et autres, outre divers objets de fonte de fer ou de métal. Nombre des ouvriers 1,143. En union avec les ateliers mécaniques de Lindholmen à Gothembourg (chantiers et bassins de radoub), ils construisent aussi des cuirassés.
Ateliers mécaniques de Cari Holmherg à Lund. D'un début modeste comme ateliers de réparation, ils se sont élevés, au cours des dernières périodes décennales, au rang de haute industrie. La fabrication principale a pour objet les ustensiles pour laiteries (voir les figures à la page 76), les machines pour la
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Machine à coudre de Uusqvama.
INDUSTRIES EN MÉTAUX ET DES OUTILS
préparation de la tourbe et pour les briqueteries, les machines à vapeur et les articles de fonte. Valeur de la production 1,600,000 couronnes, nombre des ouvriers 360. — A Lund se trouve aussi Xa fabrique d'armature^ la plus gra^de maison suédoise en son genre pour la fabrication des robinets, des ventilateurs et des sifflets à vapeur, etc.
Locomotive de Nydqvist et Holm à Trolîhàttan.
Les ateliers mécaniques de Gothemhourg^ établis en partie dans la ville même et en partie dans la commune de Lundby, à Tîle de Hisingen, tout près de Gothembourg, furent établis, en 1841, par un industriel écossais émigré, Alexander Keiller. Sous sa direction prospère, ils se développèrent vivement, et passèrent, en 1867, entre les mains de la société anonyme des ateliers mécaniques de Gothembourg. La fabrication envisage surtout les bateaux à vapeur, les machines à vapeur de dimensions considérables, les chaudières, les grues, les ascenseurs, les calorifères, les wagons, les lits de fer, et divers articles de fonte, etc. Valeur de production, environ 1,900,000 couronnes; nombre d'ouvriers 404.
Les ateliers mécaniques Munktell^ à Eskilstuna, furent créés, vers 1830, par Johan Theofron Munktell. Peu à peu, ils s'agrandirent, et se complétèrent, en 1859, par la fondation de la fonderie de Klosterstrôm. Ces ateliers ont fabriqué des machines à vapeur pour de grands travaux industriels, la première locomotive suédoise, les premières machines suédoises pour la fabrication en grand des fusils, les machines pour fabriques de pâte de bois, etc. Actuellement, les productions principales sont les locomobiles, les chaudières, les bateaux-dragueurs à vapeur, les batteuses, les machines-outils, etc. Valeur de production 1,600,000 couronnes environ; ouvriers 554.
Les grands chantiers de construction navale, ou c chantiers du snd>, appartenant à la société anonyme des ateliers mécaniques et de construction navale
VV. IJndber^r, il Stockhnliri, furent fomlos, ini 1853, par William IJndherg^ «jui louait, ù cette époque, les ej^antis ehaiitien! de coDstnictioB navale de la ville >. Ceux-ci sont encore loués par la nouvelle société, qui imssède eu outre des biens à IVjLrehikeii, dans le quartier du sud, La compagnie a un dock flottant, et 8*m activité embrasse tout ce (iiii a trait à la constructiou ou à la rt^paration de vaisseaux en fer, de cbalauds, de machines à vapeur^ de gcuérateurs, de treuils, de pompes, etc., en tin tout ce qui peut être du ressort de chantiers de construction mét-niiiiue on de construction navale* Valeur de production, environ 1,500,0(' couronncî^; nombre d'ouvriers 550,
Aidkrs mécmnqueB de Motala,
l.i'S atdit'rj< mécufiîfjtté\^ de Kavhtad H de Kristinehamn^ qui sont la pro- ]>riété de la société anonyme des ateliers mécanif[uei3 de Karlstad, f;ibriqupiit des cbaloupt's à vaiHiir, des t<tui's à laminer, des machines pour fabriquer de la pâte de biïis et de la pjipeterie, des bu'ionfdiileB, des wagons et autre matériel fioor cb< iijins tic fer, etc. Valeur de la production pour les deux établissements, environ l,ÏjUO,0'>iï couroones; inunbre d'ouvriers 485,
Les aie item mvt'indijues de Ltidciasbrri}, actuellement la propriété de U société antmyme des att^liers mécaniques de Ludvigsberg, furent créés au milieu du 111""' siècle par S.-L. Larniru (-l's atelitTs ont aussi une activité importante, et fabriquent de^ ai)]jareils île chauffage et de ventilation, des appareils frigoritiqne*. des jnuoi>es. dcn ponllu^s n vapeur, tic. Valeur de production, environ 1»000,000 (le couronnes; nombre ifenvriers 414-
IVîutivité des établisî^ements précédents a presque exclusivement pniir ohjet (les prodiictiouH complètement achevées, qui n^out plus à être soumis à iiTi perlVeticintiement, et il en est de même avec la plus grande [[iiunlitê (lo tous nos liteliers de cou.structiou mécanique, dont ceux que ]i(Ois avdiis cités, ne repr^^sc^îilent qu'un petit nombre des plus importanl^. Outre ceux-ci. il y a tioînbre d'étahUssements, qui, avec Tactivité mecanii|ue dt^s ateliers, puursuivent l'extraction du métal du miuerai, et
INDUSTRIES EN MÉTAUX ET DES OUTILS
lui font subir le premier aflSnage, Ces usines, qu'on nomme d'ordinaire forges (jembruk), établissements métallurgiques (jernverk), usines de cuivre (messingsbruk), etc., sont le plus souvent en possession de grandes propriétés forestières ou foncières, etc., mais leurs ateliers mécaniques n'en sont pas moins, et assez fréquemment, d'une importance plus grande que celle de nombre de nos ateliers spéciaux de construction. Comme exemples d'établissements de ce genre, nous citerons les suivants.
Ateliers mécaniques de Motala
Domnarfvet, sur le Dalelfven en Dalécarlie (figure à la page 247). Cet établissement métallurgique, le premier de son genre dans l'Europe septentrionale, fut créé vers 1875. Actuellement, il est entre les mains de la grande compagnie anonyme Stora Kopparbergs bergslag, et embrasse les principales divisions suivantes: a) Département des hauts-fourneaux, avec 4 hauts-fourneaux à fonte crue, 7 fours à régénérateurs, 6 fourneaux de grillage, 3 bocards, 3 souffleries, etc. — b) Usine Bessemer, avec 5 convertisseurs, souffleries, installation de force hydraulique, et préparation des phosphates Thomas. — c) Usine Martin, avec 4 fours de 15 tonnes: 2 pour le fer basique et 2 pour le fer acide Martin. — d) Département de laminage, avec usines à fer fondu, à rails et à travaux de gros, à fil de fer continu, à travaux fins et ordinaires, à tôles de toutes les grosseurs, laminerie universelle, etc. — e) Ateliers de forge. — f) Ateliers de construction mécanique. — g) Département de carburation, avec 8 fours. — La production annuelle est d'environ 43,000 tonnes de fonte crue, de 39,000 tonnes de produits de laminage (rails, fer en barres, en fils et tôle), de clous, de fers à cheval, etc. Personnel ouvrier 2,375.
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Les forges de Sandviken en Gestrikland (figure à la page 229), furent établies en 1862 par le consul G.-F. Gôransson, célèbre par son travail couronné de succès, qui rendit pratique la méthode Bessemer (voir la page 232). L'usine est, à Theure actuelle, la propriété de la compagnie des forges de Sandviken, et s'est fait universellement connaître par ses remarquables produits. Elle compte actuellement 3 hauts-fourneaux, 4 fours Bessemer, des marteaux de forge, plu* sieurs laminoirs, des tréfileries, des forges, des fonderies, des ateliers mécaniques, etc« Elle fabrique de l'acier Bessemer, du fer en barres (laminé et forgé), des plaques de tubes, des arbres de couche, des ancres, du fil de fer, des bandes de fer et des clous, du fer forgé et de l'acier, des cercles, des lames de scies, du fil de fer, des lames d'acier trempé et autres objets manufacturés. Personnel complet 1,656 ouvriers.
Les forges de JBofors, dans le gouvernement d'Orebro, comprennent la métallurgie avec hauts-fourneaux, 2 fours Martin, foyers de fonte lancashire, laminerie, atelier de forge, ateliers de construction mécanique, etc. On fabrique à BjOrkborfL et Bofors des pièces de fonte, des lingots, des barres de fer laminées, du fil de fer, du matériel de guerre, tel que canons, projectiles, etc., ainsi que différents articles d'acier (hélices), etc. Nombre des ouvriers 707.
La fonderie de canons de Finspâng, en Ostrogothie, propriété actuelle de la société de la fonderie de canons de Finspâng, est connue depuis le seizième siècle. Outre l'établissement principal, cette même société possède à Finspâng, une quantité de propriétés rurales, de mines, de scieries, etc. Elle est surtout connue par la fabrication de canons et autre matériel de guerre, où elle fut, un temps, la première du pays. Actuellement, elle produit aussi, outre différentes variétés de fer corroyé, des clous à la machine, des voitures de charge, des charrues, etc.
Les forges de Fagersta, en Vestmanland, fabriquent, outre les produits spéciaux de laminage, des lames de scie, des ressorts, du fil tréfilé, des montures, etc. I..eB forges de Lesjôfors, en Vermland, produisent des cercles, des clous, du fil tréfilé et des montures. Les forges de Haff/ors, en Vermland, fabriquent aussi de la tôle pour tubes, des clous à vis, des clous de fer à cheval et des crampons. Les forges de Surahiimmar, en Vestmanland, font aussi des essieux et des roues de wagon. Les forges de Kolsva, en Vestmanland, produisent divers articles d'acier coulé, tels que des hélices. La fabrique dç boulons de Hallstahammar^ en Vestmanland, fait exclusivement des boulons, des écrous, des clous pour rails, et des clous à river. Les forges de Iggesund^ gouvernement de Gefleborg, fabriquent des lames de scie et de rabot, ainsi que des instruments pour carriers et mineurs. Les forges ^Ankarsrnm^ dans le gouv. de Kalmar, prqduisent aussi des projectiles
La fabrique de laiton de Skultuna, sur la Svartân, en Vestmanland, fondée dès 1611, appartient à la compagnie de Skultuna. Elle fabrique de la tôle de cuivre et de laiton, des fils et des tubes de laiton, des boulons et des tuyaux, etc., pour une valeur d'environ 1,700,000 couronnes, avec un personnel de 380 ouvriers. La fabrique de cuivre et de laiton de Granefors a des laminoirs pour tôle, des tréfileries, etc. Elle fabrique des plaques pour tubes, des barres de cuivre, du fil et autres articles, pour une valeur d'environ 600,000 couronnes.
De ce qui précède, et qui n'a trait qu'à quelques-uns des grands établissements, il ressort pourtant qu'on peut fabriquer, dans le pays, tout ce qu'on emploie à notre époque comme machines ou instruments de travail, etc., sous quel titre ou de quelle industrie que ce soit, fût-ce en temps de guerre ou en temps de paix, à partir des grands cuirassés et des gros canons jusqu'aux moindres machines-outils, et des appareils de travail pour Taffinerie des métaux, pour le travail du bois, des ma-
tières textiles, etc., de même que pour Tagriculture. Aussi, il y a bien peu d'articles qui n'aient pas été fabriqués dans le pays. Parmi ceux-ci on peut citer les machines à filer, les machines (métiers) à tisser, etc.. dans la partie textile, les grandes machines d'imprimerie, les machines d'apprêt et d'impression sur étoffes, les machines d'essai pour matériaux,, pte.
Salle de travail aux forges de Bofors.
Les difficultés que l'industrie mécanique suédoise doit surmonter, outre le manque, déjà dit, de charbon et de fonte bon marché, se rapportent à l'étendue considérable du pays, relativement au chiffre de la population, et aussi en partie il faudra les chercher dans les conditions de vente à l'étranger. Par suite de la grande étendue du pays, le nombre des ateliers mécaniques, surtout celui des ateliers de réparation, est devenu bien supérieur à celui que les besoins exigeraient dans un pays d'une même population et d'un même état industriel, mais d'une moindre étendue, et par suite, la concurrence entre ces ateliers est devenue fort grande et fort sensible, d'autant plus que la plupart de leurs productions ne visent pas l'exportation.
Le caractère particulier de l'industrie mécanique du pays dans sa totalité consiste en ceci qu'elle est constituée par un très grand
INDUSTRIES EN MÉTAUX ET DES OUTILS
■toi
Lft fuhriqtic de montres de HnJda.
aombre d'ateliers et de fabriques, souvent assez petits, répandns sur e surface colossaie, en quoi aucun autre pays ne peut offrir une analogie q^uplcontj^up. A rôtf'^ df* l'iur/ninéiiient iTuliijUf' plus hnul <|ui empêche la production snr une grande échelle, cet état des choses amène, dans les rapports sociaux, un avantage qu'on ne saurait passer sous silence savoir que les troubles, les mécontentements ainsi que les tracasseries qui surgissent souvent entre patrons et ouvriers dans les pays où rindustrie mécanique est plus concentrée, sont assez rares ici, et s'ils ont surgi quelque part, ils s'apaisent facilement, ne laissant généralement après eux aucunes traces profondes de mécontentement, de mauvais vouloir ou de rancune.
Comme exemples de productionB où les ateliers suédois paraissent pouvoir rivaliser avec les premières maisons étrangères, il faut citer les suivantes, bien que la liste n'en soit pas du tout complète. Il en est quelques-unes parmi elles qui, par suite d'in- Turbine h vapeur De Laval
ventions faites, ont gagné l'approbation générale, et dont les productions ont été répandues dans les pays étrangers (séparateur Alpha-Laval et turbines à vapeur de Laval; écrémeuses et barattes combinées de Salenius dits radiateurs, pour la préparation directe du beurre pasteurisé; la dynamo à trois courants de Jonas Wenstrôm; le fourneau à pétrole «Primus», etc.). Il y en a aussi d'autres qui sont en bonne voie d'arriver au même résultat (machines rotatoires à vapeur des frères Huit, bicyclette cSvea», etc.).
Machine rotatoire des Frères Huit
Bateaux à vapeur^: Bergsund et les Grands chantiers (Stockholm), Kockum (Malmô), Motala (Ostrogothie), Lindholmen, GOteborgs mekaniska verkstAd, Eriksberg et Thorskog (Gothembourg), Oskarshamns mekaniska verkstad, Karlstads mekaniska yerkstad (chaloupes à vapeur, Karlstad et Kristinehamn) et Jônkôpings mekaniska verkstad. Locomotives: ateliers mécaniques de Trollh&ttan, Motala, Atlas et Helsingborg. Locomobiles: Monktell (Eskilstuna), Torp (M(v heda), ateliers mécaniques de Kristinehamn, Vulcan (Norrkôping), Foie (Visby). Bicyclettes: Aktiebolaget Palmcrantz et C*® (bicyclette cSvea»*), Wiklund, Per From (Stockholm), Humber et C*® (MalmO), Husqvama (près de JOnkôping). Machines à vapeur: tous les ateliers qui fabriquent des bateaux à vapeur et, en outre, Bolinder, Atlas, Aktiebolaget De Lavais ângturbiner (turbines à vapeur), Brôderna Hults rotationsàngmaskiner (machines rotatoires à vapeur), Aktiebolaget Mekanikus (Stockholm), Vulcan (NorrkOping), Munktell (Eskilstnna), Sôderbloms gjuteriaktiebolag (Eskilstuna), Halmstads gjuteriaktiebolag. Machines à pétrole: Aktiebolaget Carlsviks gjuterier, Bolinder (Stockholm), Vulcan (Norrkôping). Turbines: Arboga mekaniska verkstad, (Trollhâttan, Motala, Vulcan (Norrkôping), flalmstad. Moteurs électriques et dynamos, etc.: Allmânna svenska elektriska aktiebolaget (Vesterâs), Luth et Roséns elektriska aktiebolag (Stockholm).
Machines-outils pour travailler le fer et les métaux: Bolinder et Atlas (Stockholm), Kôpings mekaniska verkstad, Munktell (Eskilstuna). Pour les ira-
^ Traduction de quelques mots suédois occurents dans la liste suivante: aktiebolag = société anonyme; allmànna = général; gjuterî = fonderie; mekanisk verkstad = ateliers mécaniques (pluriel verkstâder); nya = nouveau; svenska = suédois. — 'Sur la construction très ingénieuse de la bicyclette *Svea>, brevet Birger Ljungstrôm, voira la page 3^L
INDUSTRIES EN MÉTAUX ET DES OUTILS
vaux du bois: Bolinder (Stockholm), usines de Jonsered (près de Gothembourg), Skôfde mekaniska verkstad, Munktell (Eskilstuna), C. Holmberg (Lund), Torp (Moheda). Machines à coudre et à tricoter: Husqvarna (près de JOiikôping), fabrique de machines à tisser et à tricoter Per Persson (Stockholm), Stensholms fabrik, pour machines à piquer les chaussures (près de Jônkôping). Machines pour les fabriques de pâte de bois et les papeteries: Karlstads mekaniska verkstad, fonderie de canons de Hellefors, Lilla Edet (entre Trollhâttan et Gothembourg). Pour Vindustrie des tourbes: C. Holmberg (Lund), Gysinge aktiebolag (gouv. de Gefleborg). Ponr V industrie des allumettes: Gerhard Arehn (Stockholm), Siefvert et Fomander (Kalmar), Pour briqueteries: C. Holmberg (Lund), Svedala (Scanie), Landskrona nya mekaniska verkstad, Halldin et C*« (Orebro). Pour laiteries: les sociétés anonymes Separator, Centrator, Radiator, Svenska centrifug-aktie-bolaget (Stockholm), Excelsior (Brftnnudden), Morgârdshammar (Dalécarlie), Sôderbloms gjuteri (Eskilstuna), C. Holmberg (Lund), Ystads gjuteri ôch mekaniska verkstad, Svedala (Scanie). Pour imprimeries: Aktiebolaget Mekanikus (Stockholm).
La société anonyme électrique à Yesterâs.
Machines pour sucreries: Kockum (Malmô). Alambics: Svedala (Scanie), Ljunggren (Kristianstad). Appareils pour brasseries: Ludvigsbergs verkstads aktiebolag, W. Wiklunds verkstâders aktiebolag, Verkstaden Rapid (Stockholm). Appareils d* extinction des incendies: Ludvigsbergs verkstads aktiebolag, Aktiebolaget de Lavais ângturbiner (turbines à vapeur), Bolinder (Stockholm), fabrique Br&nnudden (Vaxholm). Wagons et autre matériel de chemins de fer et tramways: Atlas (Stockholm), Gôteborgs mekaniska verkstad, Kockum (Malmô), les ateliers mécaniques de Karlstad, Helsingborg, Landskrona, Sôdertelge, de ROssel (Scanie) et de Ljunggren (Kristianstad). Machines ponr minoteries: fonderie et
ateliers mécaniques de Hessleholm (Scanie), Arboga mekaniska yerkstad, Morgârdshammar (Dalécarlie), Sôderbloms gjuteriaktiebolag (Eskilstuna).
Instruments aratoires en général: usine d'Ofverum, forges et manufactore de Kallinge. Faucheuses, moissonneuses et semeuses: Aktiebolaget Palmcrantz et C** (Stockholm), Morgârdshamraar (Dalé<;arlie), usine de Rottneros (Vermland). Batteuses à double nettoyage et à triage: Munktell (Eskilstuna), Thermaenins (Hallsberg), Torps mekaniska verkstad (Moheda). Râteaux (pour chevaux): forges et manufacture de Kallinge, Morgârdshammar, usine de Rottneros, GrOnsviks mekaniska verkstad (Katrineholm), usine de Stenfors (Smâland). Charmes et herses: Norrahammar (Smâland), fonderie de canons de Finspâng. Bêches, pelles, houe^, etc.: usine de Vedevâg, Stridsberg et BiOrck à Gullôfors (Trollhâttan), P. Liljeqvist (Eskilstuna), Canells manufakturverk (Koppoms bruk, Amot), Katrinefors (MotalaX manufacture de Svângsta (Blekinge).
La fabrique de Tunafors.
Scies: forges de Sandviken (voir plus haut), Fagersta (Vestmanland), Stridsberg et Biôrck à Gullôfors (Trollhâttau), P. Liljeqvist (Eskilstuna), usine de Nyby (Sôdermanland). Machines à coupe?': Gullôfors, P. Liljeqvist (Eskilstuna). Lames en général, patins, etc.: Tunafors, C. W. Dahlgrens fabriksaktiebolag, fiosenfors, Stâlfors, Hadar Hallstrôms kuiffabriks aktiebolag, Erik-Anton Berg, etc. (Eskilstuna). Serrureries, telles que montures de fenêtres, gonds, serrures, port^ de poêles, etc.: Aug. Stenman, E.-A. Naesman et C**, Lagerbâcks fabriks aktiebolag, C.-W. Dahlgrens fabriks aktiebolag, F.-A. Stenman, etc. (Eskilstuna). Lits de fer: fabriques suédoises de lits de fer (Svenska jernsàngsfabriken), fabrique Scandinave de lits de fer (Stockholm), Gôteborgs mekaniska verkstad, Eriksbergs mekaniska verkstad (Gothembourg). Générateurs d'acétylène: C.-J. Lundstrôm (Stockholm). Lampes: fabrique de lampes Arvid Bôhlmark (Stockholm), Karlskrona lampfabrik. Fommeaux à pétrole: société anoyme Primus (Stockholm), C.-R. Nybergs mekaniska verkstad (Sundbyberg).
INDUSTRIES EN MÉTAUX ET DES OUTILS. 365
Appareils pour téléphone^ télégraphes; avertisseurs d'incendie: sociétés li.-M. Ericsson et C*® (Stockholm). Montres: fabrique de montres Halda (Blekinge), G.-W. Lînderoth) F.-W* Tomberg, fabrique d'horloger électriques (Stockholm). Baleines de parapluies: See (gouv. de Gefleborg), GrytgOl (gouv. d'OstergOtland). Plumes d'acier et baleines de corsets: fabrique de plumes Scandinave (Stockholm), etc. Appareils de gymnastique médicale d'après le système de D' Zander: GOranssons mekaniska verkstad (Stockholm). Mitrailleuses: Palmcrantz et C*° (Stockholm), fabrique d'armes de Stockholm. Canons: Bofors, Finspâng, etc. Projectiles: Ankarsmm, Âker, Finspâng. Fusils: Husqvama, Eskilstuna. Vaisselles étamées ou entaillées en tôle d'acier: Olofstrôm, Kallinge (Blekinge), C.-A. Yedholms mejerik&rlsfabrik (fabrique d'appareils pour laiteries, NykOping). Les poêles et appareils de calorifères de première qualité sont livrés par une grande quantité de fonderies importantes.
LMndnstrie d'Eskilstuna.
La ville d'Eskilstuna, située au bord méridional du lac M&laren, dans le gouvernement de Sôdermanland, occupe une place spéciale dans notre industrie; il convient donc de donner sur elle quelques renseignements historiques et statistiques. L'industrie de la forge (au sens propre du mot) apparaît en Suède après 1771, alors que la ville libre d'Eskilstuna fut fondée et privilégiée. Mais on ne forgeait le fer pendant les dernières périodes décennales que dans de modestes ateliers de forgerons, et principalement à la main; toutefois, les produits de cette fabrication étaient généralement estimés, et s'écoulaient même à l'étranger.
Ce qui caractérise l'industrie d'Eskilstuna, c'est la fabrication d'objets en fer, en acier ou en autre métal, tels que: couteaux, ciseaux, gonds, serrures, ferrures, crochets, crampons et autres accessoires pour la bâtisse; limes, marteaux, tenailles, forets, vilebrequins, lames de scies, fourches, bêches, ustensiles de ménage, patins, articles de fantaisie, etc. La fabrication d'Eskilstuna a, pendant les 20 ou 30 dernières années, pris peu à peu les proportions d'une grande industrie. Des machines nouvelles et perfectionnées ont été installées, et au cours des 10 dernières années, une vingtaine de nouvelles fabriques ont été créées. La fabrication des dernières années comprend, outre les produits nommés ci-dessus, encore les suivants: ustensiles de ménage en fer frappé, en cuivre rouge, en cuivre jaune, en nickel et en aluminium, tringles pour stores automatiques, instruments mathématiques, emportepièces, fers de rabots, filières, perçoirs en spirale de modèle américain, etc.
Grâce aux efforts des fabricants à tenir leurs produits à la hauteur des exigences toujours croissantes pour l'aspect et la qualité, la fabrication d'Eskilstuna peut suffire maintenant aux besoins du pays, tandis qu'auparavant il était importé, en quantités assez considérables, des articles de fabrication supérieure, principalement de Sheffield (Angleterre) et de Solingen (Allemagne). Aussi nomme-t-on aujourd'hui, non sans raison, la ville d'Eskiltuna le Sheffield de la Suède. L'étendu actuelle
L^ atelier de ciseaux à Tunafors.
de l'industrie en métaux de la ville d'Eskilstuna et de ses environs ressort des chiffres suivants. En 1898, le nombre des fabriquer de cette espèce était de 111, occupant ensemble 4,061 ouvriers et produisant pour une valeur d'environ 8,200,000 couronnes. La plupart des fabriques étaient, pourtant, petites, et seulement 18 livraient des produits pour plus de 100,000 couronnes. Plusieurs fabriques possèdent aussi des fonderies et des ateliers de machines. En somme, la ville d'Eskilstuna est donc pour la Suède un des principaux centres de l'industrie. Les plus grands établissements sont ceux de Munktell, cité plus haut, et de Tunafors près de la ville. — Dans le voisinage d'Eskilstuna se trouve aussi la manufacture d'armes à feu de Karl Gustafs stady fondée en 1814. En 1899, cette fabrique occupait 544 ouvriers, et la fabrication était d'une valeur de 1,077,000 couronnes. C'est là que sont fabriquées les armes à feu, fusils et carabines de l'Etat. Cette fabrique d'armes à feu de Karl Gustafs stad et la fabrique d'armes de Husqvarna sont les seules manufactures d'armes du pays.
Ouvrages d'or^ d'argent et d'étain.
La statistique officielle de 1898 comprend 14 fabriques d'articles d'or et d'argent, avec un personnel de 445 ouvriers et une valeur totale de production de 1,120,000 couronnes. Concernant la fabrication d'ouvrages en or et argent
INDUSTRIES EN MÉTAUX ET DES OUTILS
ainsi qu'en étain, il y a même des données quantitatives qui remontent à l'an 1754, par conséquent plus loin, yraisemblablement, que dans n'importe quel autre pays.. Dès le milieu du 18™® siècle, on avait déjà introduit en Suède le poin- (Winage pour les ouvrages d'or, d'argent et d'étain. Ce poinçonnage, dont l'exétetion est dévolue au Bureau du contrôle des métaux précieux^ a compris, de 1754 à 1898, à l'égard d'ouvrages fabriqués dans le royaume, les quantités que montre le tableau ci-dessous:
Moyennes
Or.
Argent.
Étain.
Moyennes
Or.
Argent.
Étain.
des années.
Kilog.
KUog.
Kilog.
des années.
Kilog.
Kilog.
Kilog.
Pendant les 146 années comprises de 1754 à 1898, le poinçonnage d'ouvrages indigènes a porté en tout sur 17,304*4 2 kilog. d'or, 481,874 kilog. d'argent, «insi que 2,743,963 kilog. d'étain.
La fabrication d'ouvrages d'or et d'argent dans notre pays a fait, les derniers temps, dès progrès considérables. Parmi les entreprises commerciales de cette branche d'industrie, nous devons faire une mention particulière de la maison C.-G. Hallberg à Stockholm.
Instruments et horlogerie.
Les fabriques s'adonnant à la production des instruments de musique étaient, en 1898, au nombre de 39, avec un personnel de 549 ouvriers et une valeur de production de 1,330,000 couronnes. Les fabriques d'orgues, aussi bien que celles de pianos, ont atteint un niveau très élevé; parmi les dernières, nous devons mentionner J.-G. Malmsjô à Gothembourg.
Les fabriques d'instruments de chirurgie sont au nombre de 3, avec un personnel de 94 ouvriers et une valeur de production qui a atteint 240,000 couronnes. Les tables d'opération de A. Stille, à Stockholm, sont reconnues en leur genre comme les premières qui existent; nous en donnons une reproduction dans la première partie de cet ouvrage au chapitre Santé publique et services médicaux.
La fabrication des instruments scientiflques (de mathématiques, d'optique, de physique, etc.) est éminemment développée en Suède au point de vue technique. Nous avons reproduit plusieurs instruments de Fr.'J. Berg, à Stockholm, dans ce qui précède, au chapitre Industrie minière (pages 195 et 203). Il faut aussi mentionner les instruments de nivellement du même fabricant, construits par le fondateur de la maison et hautement estimés pour la facilité de leur maniement et leur solidité. Le fabricant d'instruments de physique de l'Académie des sciences, P.'M. Sôrensen, à Stockholm, a produit une quantité d'instruments d'un fini achevé, parmi lesquels nous mentionnerons particulière-
368 YI. INDUSTRIE HANUFÀCTURIÈRB DE LA 8UÈDB.
ment le météorographe de A. -G. Theorell, qui enregistre la température, la hauteur barométrique, la vitesse du vent et sa direction, au moyen d'un appareil d'impression automatique notant les résultats non par des courbes, mais par les chiffres ordinaires. L'appareil, — une merveille d'ingéniosité, — est employé dans plusieurs pays; les frais cou* sidérables, que sa fabrication occasionne, ont pourtant mis obstacle à son extension sur un champ plus vaste. — Le nombre total des fabriques se livrant à la production des instruments scientifiques, était de 13, en 1898; leur personnel comportait 136 ouvriers, et leur valeur de production atteignait 213,000 couronnes.
Pour l'horlogerie la Suède possède la fabrique de montres de Halda^ déjà citée et reproduite dans ce qui précède (p. 361). A Stockholm se trouvent deux horlogeries renommées, G'-.W. Linderoth et E.-W. Tornberg, ainsi qu'une fabrique d'horloges électriques récemment établie. Pour la production des horloges et des pièces d'horlogerie, la Suède compte 7 fabriques avec 112 ouvriers et une valeur de production de 239,000 couronnes. Au sujet de l'horlogerie, nous devons rappeler que F. KulU berg, à Londres, le fabricant si réputé de chronomètres, est un Suédois.