COMMERCE AVEC DIVERS PATS
Un sommaire de notre commerce avec d'autres pays depuis 1861 est donné au tableau 53. Comme nous voyons tout de suite, il en résulte que, pendant toute cette période, la Qrande-Bretagne et Tlrlaade ont' joué le rôle principal pour nous. A une certaine époque, on y expédia jusqu'à la moitié de nos marchandises exportées. Si la proportion a été moins élevée pendant les dernières années, cela ne dépend en partie que des corrections susmentionnées (page 387) qui ont été introduites dans la statistique de notre commerce. Encore faut-il remarquer qu'une partie considérable de notre exportation en Danemark est en réalité une exportation dirigée vers l'Angleterre par des intermédiaires danois. Il y a un demi-siècle, l'importance de l'Angleterre comme débouché de nos produits n'était à beaucoup près si grande que cela a été le cas pendant les dernières périodes décennales.
Le débit suédois en Grande-Bretagne et Irlande se compose de bois non-ouvrés, papier, pâte à papier, menuiserie, verres, allumettes, beurre, avoine, fer laminé, autres fers et aciers, hareng frais, etc. L'importation venant en Suède de la Grande-Bretagne, se compose de houille, coton, laine, jute, laine artificielle, laine filée, coton filé et fil à coudre, fer et acier, cuivre, fil de cuivre, machines, cuir, etc.
La Grande-Bretagne est de nos jours, comme nous venons de le dire, de beaucoup le plus grand débouché de nos exportations les plus importantes. Si nous mettons en ligne de compte, comme il le faut, le commerce en transit à travers le Danemark, nous verrons que nous débitons en Grande-Bretagne presque tout le beurre et le porc que nous pouvons vendre, la plus grande partie de notre avoine, la plus grande partie de notre fer et acier, ainsi que les bois, ouvrés ou non. Par contre, nous faisons venir de ce pays presque toute la houille que consume la Suède, la plus grande partie des cuirs que nous achetons, et la majeure partie des matières premières qui sont utilisées dans l'industrie du tissage, à quoi il faut ajouter nombre de petits articles divers.
Pour ce qui est de l'Empire d'Allemagne, nous y exportons: des bois non-ouvrés, de la menuiserie, des allumettes, des pierres, du minerai de fer, du fer laminé, d'autres fers et aciers, du hareng, etc. Nous importons de ce pays: du café, du tabac, du houblon, du froment, du seigle, de la laine, jute, couleurs et matières colorantes, coton, articles de laine et de soie, vêtements, peaux, engrais, fer et acier, machines, fil de cuivre, etc.
L'Allemagne, avec laquelle nous avons entretenu des relations commerciales très suivies depuis les temps de la Hanse, est d'une grande importance pour nous, surtout à cause de l'importation considérable de marchandises qui viennent de ce pays, denrées alimentaires et excitantes (la plupart du froment que nous importons, ainsi qu'une partie notable du seigle, la majeure partie du café et du tabac et presque
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tout le houblon que l'on consume dans nos brasseries), matières premières pour l'industrie textile (presque autant de laine et bien plus de jute que de la Grande-Bretagne), enfin quantité de marchandises industrielles (tout d'abord des vêtements, mais aussi de nombreux produits des industries métallurgique et chimique de ce pays).
Nous exportons en Danemark du beurre, du porc, des poteries, du fer laminé, des articles en fer et en acier, du bois non ouvré. Par contre, ce pays nous envoie: du café, du froment, du seigle, du gruau de riz, du pétrole, d'autres huiles, des tourteaux, des tissus de laine, du coton et des tissus de coton, des cuirs et peaux, des fourrures, des machines et outils, etc.
La Suède entretiejnt des relations très développées avec ce pays depuis les anciens temps, et aux époques plus rapprochées, ces relations se sont considérablement étendues en suivant de près le développement des communications. Pourtant, notre commerce avec le Danemark se fait pour une grande partie en transit. Le débit considérable que nous y faisons de beurre et de porc n'est fait qu'à destination de l'Angleterre, et quant aux marchandises importées, il paraît que le café, le riz et le seigle, ainsi que les machines et outils, arrivent de l'Allemagne.
Ce que la Suède exporte en Norvège comprend: animaux vivants, produits alimentaires d'animaux, étoffes de coton et de laine, fils, pâte à papier, articles de menuiserie, madriers,* articles en fer et en acier, machines et outils, etc. Ce que nous en importons comprend: poisson, porc, margarine, cuirs et peaux, poteries, articles anglais en transit.
A l'égard du commerce entre la Suède et la Norvège, on avait octroyé, dès les premiers temps de T Union, certaines facilités comparativement au commeite avec les autres pays, et on conclut en 1874 une convention d'après laquelle les articles de production suédoise ou norvégienne seraient (à quelques rares exceptions près) importés en franchise de l'un à l'autre pays. Après que la Suède avait passé à un nouveau système douanier, et la Norvège avait refusé de son côté de faire à la convention les changements nécessaires pour prévenir les abus occasionnés par les différences des taux de douane, la Suède dénonça la convention, qui cessa d'être en vigueur en 1897.
Après la Grande-Bretagne, la France nous fournit le plus grand nombre d'acheturs pour le bois et la pulpe de bois, et elle est un débouché d'une certaine importance pour l'écoulement de notre fer et acier. Par contre, la France nous envoie: de l' eau-de-vie (du cognac), du vin, des tourteaux, du café, des conserves, etc.
La Suède exporte dans len Pays-Bas de grandes quantités de bois, entre autres la majeure partie de notre gros bois de charpente, la plus grande partie de notre minerai de fer (à destination de l'Allemagne), ainsi que le fer de foute, le fer laminé, etc. Les marchandises que les Pays-Bas nous envoient, se composent de: café, tabac, arack, huiles (non fossiles), etc. — L'exportation en Belgique regarde surtout les bois bruts, les métaux et le minerai de zinc.