I-III
IV et V.
IV— vn: 2.
AbMla.
Far 10.000 hab.
Section latine.
Section moderne.
Section latine.
Section
latine.
Section moderne.
Section latine.
Section moderne.
En 1»75 1876,80..
En 1898
Élèves. Le nombre des élèves dans les lycées, aux différentes époques, est donné par le tabl. 47. Comme on le voit, pendant les dernières périodes décennales, aucun progrès appréciable n'a eu lieu. Mais au point de vue de la répartition entre les différentes sections, il santé aux yeux que renseignement moderne se développe au détriment de la section latine et atteint surtout la section A (avec grec).
Dans le total des élèves qui suivent les cours des lycées, un quart seulement, environ, obtiennent, à l'ordinaire, le baccalauréat. Pendant les années 1893/97 flont sortis annuellement des lycées sans le baccalauréat 1,883 élèves, dont 531 Bont partis pour le commerce et les écoles de commerce, 225 pour les usines, les manufactures ou les métiers, 214 pour des écoles ou des études privées, 137 pour des écoles techniques, 109 pour les travaux agricoles ou les écoles d'agricoltare, 85 pour la marine marchande, etc. Plus de 20 ^ n'ont donné aucun r^enseignement sur leur carrière future. De ceux qui l'ont fait, 83 ^ ont choisi des métiers pratiques ou sont entrés dans des écoles qui y conduisent.
Les résultats du baccalauréat sont donnés par le tableau 48. Pendant les différentes périodes, aucune progression remarquable par rapport au nombre des
304 IV. l'enseignement et la culture intellectuelle en suède. Tabl. 48. Nombre des reçus dans V examen du baccalauréat
Moyennes des années.
Nombre des reçus.
Sur
hab.
Reçus.
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Inscrits aux anivenités.
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Section
latine.
Section
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SecUon
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Nombre.
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reçus n'a eu lieu. Cependant, le nombre de ceux qui se sont fait inscrire aux universités, a successivement diminué, phénomène dû à l'attraction toujours croissante des métiers pratiques.
Des 6,166 élèves reçus au baccalauréat dans la période décennale de 1886/95, au sortir des lycées publics, 2,804 ont déclaré vouloir continuer leurs études dans les faculté. Le tabl. 48 montre combien le nombre des inscrits aux universités a considérablement diminué, puisqu'il formait 70 % des reçus dans kl années 1871/75 et seulement 45'6 % dans les années 1896/97. Dans les annéei 1886/95, 666 en tout sont sortis pour se livrer aux études militaires, 557 aux études techniques, 409 ont passé au commerce ou aux écoles de commerce. La moyenne d'âge pour le baccalauréat était, pendant les années 1876/80, pour les élèves des lycées, de 19*96 ans. Peu à peu elle est ensuite descendue à 19*26 ans pendant la période de 1891/95.
Le diplôme de bachelier est la condition nécessaire pour entrer à l'université et à quelques écoles supérieures spéciales comme l'École de guerre, l'Institut vétérinaire, l'Institut pharmaceutique, etc. Pour l'entrée à l'Ecole polytechnique, le baccalauréat n'est pas nécessaire, mais le baccalauréat de l'enseignement moderne y constitue un titre d'admission. Pour être admis dans l'administration des chemins de fer de l'État, des Postes et des Télégraphes, le baccalauréat est un titre d'admission, mais il n'est pas nécessaire; pour les Douanes, il est indispensable.
Professeurs. Dans les lycées il y a, sans compter les proviseurs, trois catégories de professeurs titulaires: a) Professeurs des classes supérieures (lektorer, dans les grands lycées seulement). Ce sont ceux qui ont fait preuve de connaissances plus développées; ils ont un salaire plus élevé et doivent enseigner surtout dans les classes supérieures, b) Professeurs des classes inférieures (adjunkter — ou kolleger s'ils sont employés dans les petits lycées). Ils n'ont pas besoin d'avoir poussé si loin leurs études, ont un traitement moins élevé et doivent enseigner surtout dans les classes inférieures, c) Professeurs-instructeurs^ qui enseignent le dessin, la musique et le chant, la gymnastique et les exercices militaires.
L'ensemble des professeurs qui ont été en activité de service pendant l'année scolaire 1897—98, s'élevait à 1,225, soit 79 proviseurs, 207 professeurs des classes supérieures, 529 professeurs des classes inférieures et 164 professeurs suppléants, enfin 246 professeurs-instructeurs.
LYCÉES
Le lycée moderne à Gothembourg.
Les heures de classe sont: pour proviseur de grand lycée, de 12 à 16 par semaine; pour proviseur de petit lycée, de 20 à ^4; pour professeur de classes supérieures, de 18 à 22; pour professeur de classes inférieures, de 24 à 30. — Dans la plus basse classe, renseignement se fait par un seul maître s'il n'y a pas d'inconvénient particulier; dans les trois classes suivantes, autant que faire se peut, par un ou deux maîtres, par quatre au plus. A partir de la Cinquième, le système de professeurs ayant chacun leur spécialité est en vigueur, au moins dans les grands lycées.
Les conditions d^ aptitude pour les professeurs de classe dans les lycées sont les suivantes. Partie théorique: Pour les professeurs des classes supérieures, on demande comme preuve de capacité d'être muni du diplôme de docteur es lettres ou es sciences. Pour les professeurs des classes inférieures, on demande seulement le diplôme de candidat. On exige dans les deux cas que les examens en question soient de telle nature qu'il y entre un groupe de sujets qui soient congénères et qui soient utiles à l'enseignement. Partie pratique: Quant à l'enseignement pratique, les conditions d'aptitude sont, à peu près, les mêmes pour les professeurs des classes supérieures et inférieures. En effet, ils doivent tous avoir fait le stage d'une année et subi une épreuve pratique dans une classe soit supérieure soit inférieure, en présence de l'autorité qui les nomme.
Le stage d'une année doit être accompli pendant deux semestres successifs, et annuellement il y a 50 personnes qui s'en acquittent; il y en a 10 dans chacun des 6 lycées de stage, dont 3 à Stockholm, 1 à Uppsala et 1 à Lund. Le stage comprend un cours théorique et un cours pratique.
La nomination des professeurs se fait par les chapitres diocésains (à Stockholm par les deux directions des lycées). On peut se pourvoir contre la déci-
La Suède. I.
306 lY. l'enseignement et la culture intellectuelle en suâdk.
sion auprès du gouTernement. Comme pour la plupart des fonctionnaires on employés de l'État, les professeurs titulaires des lycées ne peuvent être révoqués que par des procédures légales.
Le traitement accordé aux professeurs, sauf les professeurs de dessin, de musique et de gymnastique, se compte par cinq classes successives. On passe dans une classe de traitement supérieur après cinq ans de service dans chacune. S'ils ont acquis la compétence, les professeurs suppléants comptent leurs années de service comme les professeurs titulaires. De cette manière, le traitement du professeur des classes supérieures monte de 2,500 jusqu'à 4,500 couronnes, et celui des professeurs des classes inférieures, de 1,500 à 3,500. Depuis 1883, le Riksdag a voté une augmentation de traitement de 500 couronnes, qu'on doit, par conséquent, ajouter à chacune des classes susmentionnées. En outre les conseils municipaux de quelques villes, où la vie est plus chère, ont accordé une indemnité de logement plus ou moins grande. Les pi-oviseurs reçoivent 4,500 et, après dix ans, 5,000 couronnes dans les grands lycées. Dans les lycées à cinq classes, ils ont 3,500 et, après dix ans, 4,000, et dans ceux à trois classes, 3,000 et, après quinze ans, 3,500. De plus, ils ont droit à un logement gratuit ou à une indemnité de loyer; enfin ils reçoivent l'augmentation de 500 couronnes dont nous avons parlé plus haut. — A l'âge de 70 ans et après environ 40 ans de service, les professeurs sont admis à la retraite, dont le montant se calcule par 80 % do traitement. I^es veuves et les enfants reçoivent des pensions assez considérables sur une caisse, à laquelle les professeurs payent une cotisation annuelle.
Par suite du fait que, depuis 1882, les professeurs des lycées à trois classes et des «pédagogies» sont nommés par intérim seulement et aussi par suite de l'inégalité de l'accroissement numérique des élèves dans certaines écoles, le nombre des professeurs titulaires est actuellement trop petit, et il faut le compléter par des professeurs suppléants qui, en 1897 — 98, étaient au nombre de 164. La moyenne d'âge des professeurs des classes inférieures, à l'époque de la nomination définitive, s'est actuellement élevée à 40 ans environ. La question touchant Taugmentation du nombre des chaires de professeurs titulaires est présentement à l'étude. — Pendant l'année scolaire de 1897 — 98, les fonctions de 27 professeurs de lycées furent remplies par des femmes.
État budgétaire. Toute ville où l'on a créé un lycée, est tenue de donner gratuitement un terrain assez vaste pour qu'il y ait de la place pour les exercices et les jeux en plein air des élèves. Dans certains cas, les villes sont également obligées de bâtir et d'entretenir les établissements scolaires; dans d'autres cas, la dépense est à la charge des fonds spéciaux pour constructions de ces établissements ou bien à la charge des fonds de construction des diocèses. Dans les cas où ces fonds et caisses ont été insuffisants, le Riksdag a parfois voté les allocations nécessaires. Pour ce qui est des dispositions pratiques et de l'élégance, les lycées de Suède peuvent, en général, satisfaire à de grandes exigences.
Si nous regardons le total des frais, y compris l'aménagement intérieur, mais non les terrains, de quelques lycées construits au courant des dernières années, nous trouvons les sommes suivantes: pour le lycée de Norrmalm à Stockholm 842,000 couronnes, le lycée moderne de Stockholm 783,000, le lycée moderne de Gothembourg 542,000, le lycée de YexjO 817,000, etc. La valeur totale de tous les établissements des lycées et collèges figure, en 1897, pour la somme de 10'02 millions de couronnes.
LTCÉE6.
Au moment de son admission au lycée, l'élève paye 10 couronnes comme droit d'inscription^ mais les élèves indigents et ceux qui passent d'un lycée à un autre, sont exempts de cette rétribution. Chaque semestre, l'élève est tenu de payer, en plus, une rétribution, dont pourront être partiellement exempts les élèves indigents qui ont eu une conduite irréprochable. L'élève qui n'est pas exempt de rétribution paye, pour toute l'année, en tout environ 30 couronnes. On emploie ces rétributions pour couvrir les frais d'éclairage et de chauffage, d'achat de matériel d'enseignement et pour des prix. Quant à la grande importance, au point de vue social, des petites rétributions scolaires, on en a déjà parlé plus haut (page 127).
Les dépenses faites par VÊtat pour les lycées s'élevaient en 1897 à 3,433,947 couronnes, ce qui correspond à 215*26 couronnes par élève.
Chaque diocèse doit avoir, pour les lycées situés dans ses limites, mi fonds de construction et des fonds pour les prix à distribuer et pour les indigents. Les recettes de ces fonds sont réparties uniformément entre les lycées du diocèse, selon le nombre des élèves, etc. Le revenu des fonds se compose de subventions données par l'État ou la commune, de dons, etc. Us sont administrés par les chapitres diocésains.
En outre, plusieurs lycées possèdent des legs considérables. De ces fonds, il y en a dont les recettes sont consacrées aux bourses, aux prix ou aux secours pour les élèves des lycées, et pendant les années 1876/98, ces fonds ont augmenté de 1,003,517 couronnes.
Memh-es des clubs de gymnastique parmi les élèves des lycées de Stockholm
et d'Uppsala.
308 IV. l'enseignement et la culture intellectuelle en suède.
Collèges libres.
Par suite des rétributions tout à fait insignifiantes qu'on a à payer dans les lycées de TEtat, les collèges libres ont eu beaucoup de peine à s'établir, et leur nombre est encore très petit. A présent, il n'y a que quatre collèges libres pour garçons qui ont le droit de faire passer le baccalauréat à leurs élèves, savoir: 2 à Stockholm, l à Uppsala (internat pour de futurs pasteurs) et 1 à Lund. Des deux collèges de Stockholm, l'un est une école mixte, c'est-à-dire où l'on instruit les garçons et les jeunes filles ensemble.
Ces collèges, de même que plusieurs établissements d'un nombre de classes plus restreint, tirent leurs revenus principaux des rétributions des élèves, mais ils reçoivent encore une petite subvention de l'Etat, Les allocations faites par le Riksdag à cet effet ne montaient, en 1899, qu'à 35,000 couronnes pour tous les lycées de garçons.
Il y a, par contre, un nombre considérable d'écoles préparatoires, où l'on instruit les enfants pour les faire entrer dans les lycées.
Établissements d'enseignement secondaire des jeunes filles.
Ces sortes d'établissements sont relativement modernes en Suède. Sauf l'école Wallin à Stockholm et l'école Kjellberg à Gothembourg, fondées toutes les deux entre 1830 et 1840, ils datent presque exclusivement de la dernière moitié du 19™® siècle. Avant cette époque, les jeunes filles furent instruites dans leurs familles par des institutrices ou dans des maisons d'éducation, qui, pour la plupart, étaient des internats. Comme on n'avait rien fait pour former les femmes professeurs, leur enseignement était souvent assez défectueux. Or, ce fait, reconnu peu à peu, amena la création, à Stockholm, de deux nouveaux établissements: 1® V École normale supérieure pour les jeunes filles (Hôgre lârarinneseminariet), fondée en 1861, et qui a pour objet, tant de recruter le personnel enseignant des écoles secondaires de jeunes filles, que de former des institutrices pour les familles; 2® le Lycée des jeunes filles (Statens Normalskola fôr flickor), annexé au premier établissement et servant d'école d'application à ses élèves. — A ces deux exceptions près, tous les établissements d'enseignement secondaire des jeunes filles sont libres.
A) L'école normale supérieure et le lycée des jeunes filles qui y est annexé, sont administrés par une direction désignée par le roi. A la direction ressortit le proviseur (rektor), assisté de deux directrices, une pour chacune des institutions.
La direction nomme aussi les professeurs, hommes et femmes, dont les premiers, relativement à leur compétence et à leur traitement, sont à comparer avec les professeurs des classes supérieures de nos lycées.* Quant aux femmes profes-