ÉTABLISSEMENTS D 'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE DES JEUNES FILLES
seors, leur traitement correspond à peu près à celui des professeurs des classes inférieures des mêmes établissements d'éducation. — La subvention accordée annuellement par TÉtat à Técole normale supérieure et au lycée des jeunes filles s'élève actuellement à 49,500 couronnes.
L'école normale sopérieure comprend trois cours d'études, chacun d'une année, auxquels se joint un quatrième cours facultatif. Le nombre des élèves de chacun des trois cours obligatoires s'élève d'ordinaire à 25. Pour être admise à l'école normale il faut avoir dix-huit ans et justifier d'un diplôme de sortie correspondant à celui du lycée des jeunes filles (voir ci-dessous). — Sur le nombre des heures de classe dans les trois cours obligatoires, environ 32 ^ sont consacrés aux langues française, allemande et anglaise; 24 ^ à la religion, à la langue suédoise, à l'histoire et à la géographie; 23 % aux mathématiques et aux sciences naturelles; 8 ^ à la pédagogie et à la méthodologie; et 13 ^ au chant, an dessin et à la gymnastique. Une partie de ces matières ne sont pourtant pas obb'gatoires. — Le quatrième cours d'études, qui est facultatif, a pour but de former des femmes professeurs spéciales pour les écoles secondaires de jeunes filles. Chaque élève ne suit donc que les cours qu'elle désigne elle-même. — L'enseignement est gratuit. En outre, il existe de petites bourses, qui sont décernées à celles des élèves qui s'en sont rendues dignes et dont les parents sont peu fortunés.
Le lyeée des Jeunes filles comprend 3 classes enfantines pour élèves de 6 à 8 ans, 8 classes d'enseignement secondaire et un cours supérieur complémentaire, ce dernier ayant particulièrement pour but d'enseigner l'économie domestique. Les élèves de la plus basse classe payent une rétribution de 75 couronnes par an, et cell^ de la plus haute, 185 couronnes. Il y a 15 places gratuites et 5 demigratnites. — Sur le nombre total des heures de classe du cours élémentaire, 2i % sont consacrés aux langues française, allemande et anglaise; 33 ^ à la religion, à la langue suédoise, a l'histoire et à la géographie; 15 ^ aux mathématiques et aux sciences naturelles et non moins de 28 ^ à la calligraphie et au dessin, au chant, anx travaux manuels et à la gymnastique. Plusieurs de ces matières sont pourtant facultatives.
Depuis l'année 1893, il est annexé à ces deux institutions une école de minage, où l'instruction est donnée non-seulement aux élèves du cours complémentaire du lycée, mais aussi à d'autres élèves qui désirent se former pour professeurs d'économie domestique aux écoles secondaires de jeunes filles. A la faveur de celles-ci, qui doivent être âgées de vingt ans au moins et justifier de certaines connaissances, il y a un. cours spécial, à la fois théorique et pratique. L'enseignement théorique comprend: physique, chimie, alimentation, économie domestique, hygiène, cours de commerce et de comptabilité, et pédagogie. L'enseignement pratique, qui comprend l'art culinaire, la cuisson du pain, la confiserie, achat d'aliments, etc., ainsi que des nettoyages de diverses espèces, a pour but non-seulement de familiariser les élèves avec ces choses, mais aussi à les instruire et à les rendre propres à enseigner un jour ces branches elles-mêmes. L'enseignement est gratuit; les élèves payent pourtant une rétribution de 85 couronnes comme prix des repas faits à l'école les jours de travail.
B) Établissements libres. Le nombre total de ces sortes d'écoles monte à environ 120, et l'ensemble des élèves à environ 13,000. Etablies soit par des particuliers, soit par des sociétés anonymes ou bien par des communes, elles se sont développées en toute liberté dans bien des directions différentes, mais en même temps elles n'ont pas eu la direction et la surveillance nécessaires, et maintes fois elles ont eu à lutter contre une mauvaise économie. Aussi ces difficultés n'ont-elles pas
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échappé aux autorités. En 1875, TÉtat accorda aux écoles secondaires libres de jeunes filles une subvention de 30,000 couronnes. Cette subvention, devenue annuelle, a été plusieurs fois augmentée, et s'élève actuellement à 200,000 couronnes. Pour y prendre part, il faut: 1*» qu'il y ait un certain nombre de places gratuites ou demi-gratuites; 2^ que l'école en question se soumette à l'inspection des autorités du diocèse et du ministre de l'instruction publique; et 3® que la commune ou des particuliers fournissent une somme au moins égale à celle de la subvention. Celle-ci s'élève à 3,000 couronnes au plus pour chaque école (une école où l'on enseigne l'économie domestique peut recevoir 500 couronnes en sus au maximum). Actuellement, il y a 88 écoles auxquelles sont accordées ces subventions, et le chiffre total de leurs élèves monte à 11,218, dont 2,386 dans les classes de l'école enfantine et 8,832 dans les classes d'enseignement secondaire. Les frais d'études varient beaucoup; dans la plus basse classe on paye de 30 à 100 couronnes par an, dans les classes supérieures de 90 à 250 couronnes (dans les classes dites de «gymnase», on paye jusqu'à 300 couronnes).
Le vestibule du Nouveau lycée de jeunes filles de Gothemhourg. Avec des peintures de M. Carl Larsson.
Bon nombre des écoles de jeunes filles ont des bâtiments à elles, d'autres sont réduites à se servir d'habitations ordinaires, qui, relativement à l'hygiène, laissent souvent à désirer. La durée des études scolaires varie. En moyenne,