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ÉTABLIS8BMENTS B'ENSBIQNEMENT SECONDAIRE DES JEUNES FILLES

elles occupent une période de 7 à 8 ans. Le nombre des écoles de 7 classes est à peu près égal à celui des écoles de 8 classes. Un nombre restreint n'ont que 5 ou 6 classes. En outre, la plupart de ces établissements ont des classes enfantines, où, à peu d'exceptions près, des garçons sont aussi admis. Environ 20 écoles ont organisé un ou plusieurs cours complémentaires.

Relativement aux matures enseignées^ on se conforme en général aux programmes du Lycée des jeunes filles (voir ci-dessus). Dans certaines écoles, on y a joint une ou deux nouvelles matières. Ainsi p. ex. le »slOjd» dans quelques établissements comprend non-seulement des travaux manuels de femmes, mais aussi des ouvrages en bois et du cartonnage. Dans très peu d'écoles on a organisé dans la plus haute classe un cours d'histoire de l'art. Dans 14 écoles on enseigne l'économie domestique, mais en général seulement dans la plus haute classe.

La place que tiennent les différentes matières sur les programmes, varie beaucoup, ce qui est surtout le cas des langues vivantes. Dans la plupart des écoles, le français est la langue fondamentale, dans les autres au contraire, c'est l'allemand. Quant à l'anglais, il ne tient en général que le troisième rang, quelquefois le second. Mais il y a aussi d'autres matières, comme les mathématiques et les sciences naturelles, auxquelles on a accordé dans les écoles différentes une place plus ou moins importante.

Deux des langues vivantes sont généralement facultatives, quelquefois même toutes les trois. Dans quelques écoles, la géométrie et certains exercices sont aussi facultatifs.

Les cours supérieurs complémentaires, ayant différents buts, sont aussi organisés bien différemment. Quelques-uns d'entre eux préparent à l'examen de baccalauréat ou à l'examen d'admission à l'École normale supérieure, d'autres ont pour bat de former des femmes professeurs ou de perfectionner les élèves dans certaines branches. Vexamen de baccalauréat se fait dans cinq établissements d'enseignement secondaire de jeunes filles (4 à Stockholm et 1 à MalmO). C'est en 1870 que les femmes furent admises à cet examen. Pendant les premières dix années, il n'y avait qu'un petit nombre qui se sont servies de ce droit, mais peu à peu le nombre des candidates a augmenté, et pendant chacune des dernières trois années, il s'est élevé à 60 au moins. A la fin de 1898, le chiffre total de celles qui ont subi cet examen, montait à 506.

Le corps enseignant de la plupart des écoles se compose de professeurs des deux sexes. Les hommes, qui, à peu d'exceptions près, sont attachés aux lycées des garçons, n'enseignent que très peu de temps et sont rétribués par heure. Le traitement des femmes professeurs, surtout à l'égard de la haute compétence exigée d'elles, est en général assez insignifiant; dans la règle, il ne dépasse pas 1,000 couronnes; même la plupart des directrices ne touchent que 1,200 à 1,600 couronnes, logement et chauffage en plus. Il s'est pourtant produit une certaine amélioration dans la situation économique des femmes professeurs par l'établissement de deux caisses de pension, auxquelles contribuent les écoles intéressées. Les femmes professeurs elles-mêmes sont pourtant tenues d'y payer certaines redevances.

Sur l'initiative du Riksdag, le gouvernement a chargé, en 1886, un comité de rechercher dans quelle mesure les écoles des jeunes filles auraient besoin d'une subvention ultérieure. Ce comité, le premier comité officiel dans notre pays dont des femmes aient fait partie, a soumis ces établissements à un examen sérieux, tant en demandant des rapports détaillés qu'en visitant un grand nombre d'entre eux. Comme un résultat du rapport du comité, on pourra regarder l'élévation de la subvention nommée ci-dessus, mais malgré ce soulagement, la situation économique de ces institutions doit être considérée encore comme peu favorable.

312 IV. l'bnsbiqnbmbnt bt la culturb intbllectublle en suède.

La Suède possède deux universités établies et entretenues par TÉtat, celle d' Uppsala, fondée en 1477, la plus ancienne des pays Scandinaves, et celle de Lund, fondée en 1668 dans le but principal d'établir un rapprochement entre les provinces qui venaient d'être conquises sur le Danemark, et le reste de la Suède. Ces deux universités sont donc, — de même qu'il en est le cas pour les plus anciennes universités d'Angleterre, — établies dans des villes de province. La capitale étant ainsi dépourvue d'université, l'initiative privée y a suppléé en créant à Stockholm un établissement libre d'enseignement supérieur (hOgskola), et la seconde ville du royaume, Gothembourg, a suivi l'exemple donné par la capitale. En outre, il existe depuis 1815 à Stockholm une faculté de médecine, munie d'un corps enseignant très considérable. Cette faculté, qui porte le nom i'Institut médico^chirurgical Carolin (Karolinska medico-kirurgiska institutet), est fondée par l'État, qui l'entretient.

Relativement au nombre de ses habitants, la Suède est donc amplement munie d'établissements d'enseignement supérieur. Deux autres universités, quoique situées en territoire étranger, ont été fondées par le gouvernement suédois, celle d'Âbo, fondée en 1640 et transférée à Helsingfors en 1827 (l'université de Finlande), et celle de Dorpat en Livonie, fondée en 1632, la plus ancienne université de l'empire russe actuelle. De 1648 à 1816, l'université de Greifswald enPoméranie releva aussi du gouvernement suédois. De nos jours, les Suédois en Amérique ont créé un établissement d'enseignement supérieur, ÏAitgustana Collège à Chicago, lequel, au moins d'après les idées américaines, pourrait être considéré comme une université. Si l'on veut se faire une idée de l'étendue du domaine où les ouvrages scientifiques écrits en langue suédoise pourront être lus et compris, on doit se rappeler que, en dehors des cinq établissements d'enseignement supérieur en Suède et de l'étabb'ssement du même genre en Amérique, le suédois est encore toujours la langue la plus usitée à l'université d'Helsingfors, et que cette langue est parfaitement comprise aux universités de Christiania et de Copenhague.

Les unirersitës de PEtat.

Comme on vient de le voir, les établissements d'enseignement supérieur créés par l'État sont les deux universités complètes d'Uppsala et de Lund^ ainsi que l'Institut médico-chirurgical Carolin à Stockholm, qui n'est qu'une faculté de médecine, la plus grande du pays. De même que tous les autres établissements d'enseignement public, ces institutions relèvent du Département de l'instruction publique.

La direction générale des deux universités, ainsi que de l'Institut Carolin, est confiée à un chancelier (kansler), qui, sur la proposition des trois établissements, est nommé par le roi. Le chancelier est chargé d'assurer l'exécution des statuts.

LES DNITERSITÉS DE l'ÉTAT.

314 IV. l'enseignement et la culture intellectuelle en suède.

de donner des instructions relatives au budget et aux biens universitaires, de se prononcer sur les nominations aux places vacantes, en un mot, sur toutes 1^ affaires universitaires qui doivent être soumises à la décision du roi. Il ne touche aucun traitement, mais il nomme pour Texpédition des affaires un secrétaire appointé (kanslerssekreterare). Comme substitut du chancelier et, en certains cas, comme intermédiaire entre lui et les autorités académiques locales fonctionne le vicechancelier (prokansler), dont la charge, pour l'université d'Uppsala, est exercée par l'archevêque et, pour l'université de Lund, par l'évêque du diocèse de Lund.

La direction et la surveillance immédiate de tout ce qui concerne Tniiiversité est exercée par le recteur (rektor), élu pour deux ans par le grand conseil académique parmi les professeurs titulaires de l'université; il peat être réélu. En cas d'empêchement, le recteur est remplacé par un vice-reetenr (prorektor), élu de la même manière et pour le même temps.

Dans l'administration des affaires de l'université, le recteur est assisté des deux conseils académiques, dont il est le président Le grand conseil académique (stôrre akaderoiska kousistoriet), composé de tous les professeurs titulaires, a l'inspection des affaires importantes de l'université, présente des candidats pour les chaires vacantes, décerne des bourses, etc. Le petit conseil académique (mindre akademiska kousistoriet), composé, outre du recteur et du vice-recteur, de cinq autres membres élus pour trois ans, est chargé d'assurer rexécution des règlements relatifs aux cours et aux examens, de veiller à la discipline de l'université, etc. Il existe en outre, pour l'administration du budget de l'université, une commission budgétaire (dràtselnâmnd), composée du trésorier et de trois autres membres, choisis par le grand conseil pour trois ans.

A l'Institut Carolin^ la direction et l'administration sont exercées par le recteur (rektor), nommé pour trois ans par le conseil des professeurs parmi ses membres, et par le conseil des professeurs (lârarekollegiet), composé de tous les professeurs, titulaires et adjoints. Un doyen (dekanus), choisi chaque année au sein du conseil des professeurs, remplit les fonctions de vice-recteur.

Le grand vestibule du Palais de Vuniversité d'Uppsala.

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