‹ La Suède préhistoriqueChapitre 13 sur 52 · L'AGE DU BRONZE · texte numérisé non relu

L'AGE DU BRONZE

dans les campagnes. Mais, s'il faut considérer leB vête- ' ments retirés du tumulus de Treenhôi comme des spécimens du costume ordinaire des hommes, ils différent beaucoup, non-seulement du costume actuel, maïs aussi de celui de la dernière partie des temps payens.

L'absence de culottes ou de braies est principalement remaïquable, ce vêtement paraissant avoir été commun k presque tous les peuples germaniques, tandis qu'il était inconnu de ceux de l'Europe méridionale. Il est impossible, toutefois, de tirer de ce fait isolé une preuve quelconque de la nationalité des populations Scandinaves de l'âge du bronze.

Par les objets en bronze qu'ils contenaient, les tumulus de Trecnboi et de Borum-Eshôi paraissent appartenir à une date très-reculée de l'âge du bronze, einon même au commencement de la période. Ces tombeaux remontent donc à plus de 2,000, peut-être même h. plue de 2,500 ans. La circonstance remarquable que des vêtements de laine ont pu se conserver si longtemps dans un tombeau, dépend naturellement de conditions singulièrement favorables, et peut-être, surtout, de ce que les vêtements susdits se trouvaient dans des cercueils de ckêne, le tannin de cet arbre se distinguant par ses éminentes propriétés conservatoires. L'étoffe la plus commune pendant l'âge du bronze était sans nul doute la laine, produit indigène de l'élevage de la race ovine, introduite chez nous pendant la dernière partie de l'âge de la pierre. Cependant, on a trouvé, dans un tombeau danois de la &n de l'âge du bronze, des fragments de toile de lin d'une finesse remarquable.

Si les parures qui se trouvaient k la disposition des Scandinaves de l'âge de la pierre, ne se distinguaient pas

par leur éclat, cellee de l'âge du bronze sont d'autant plus précieuses et d'autant plus variées. La matière en est principalement le bronze et l'or. Les perles et les autres ornements en ambre ne paraissent pas avoir été aussi communs que dans la période de la pierre. Les parures en argent, les perles de vetre, etc., étaient encore inconnues.

On a trouvé, dans les tombeaux du premier âge du bronze, de magnifiques diadèmes (Ant. suèd., ff. 122 et 123) et des broches en bronze (f. 33), des bracelets et des anneaux en bronze et ,en or, souvent tordus en spirales (fF. 47, 51), des 53, p^^^ ^ ^,^^ 25^^, i^, ^^, ,^

boutons en bronze, des '""^" ^^^î i'^'-'^w*^"* ,'"^'' *« "«« ^■

gueur de 30 eenttmetrei. ac. \.

perles en ambre, etc.

Les peignes, qui paraissent avoir été inconnus pendant l'âge de la pierre, ne sont pas rares dans les sépultures du premier âge du bronze. La fig. 53 reproduit un peigne en bronze, trouvé à Bosgârden, près de Lund, en compagnie d'un diadème, de quelques anneaux, d'une pointe de lance et d'une foule d'autres antiquités du même âge.

Le second âge du bronze connaissait, outre les espèces d'ornements mentionnées ci-dessus (ff. 46, 48, 50, 54), diverses parures pendantes et des aiguilles (Ant. auéd., S. 213 — 220), et surtout une foule de grands anneaux en bronze dont la plupart, du moins, se portaient sans doute au cou(lîg. 49; cf. fig. 35 et Ant. suéd., fF. 227—233). Quoiqu'ils soient restée enfouis environ deux milles ans dans la terre, la plu-

60 2. l'aoe du bbohze.

part de ces anneaux de bronze ont conservé un degré encore assez considérable d'élasticité.

La plupart des armes de l'âge du bronze étaient de la même espèce que celles de l'âge de la pierre, savoir le poignard, la hache, la lance, la flèche et" l'arc, et probablement la massue et la fronde. La principale arme défensive était le bouclier, peut-être, comme nous l'avons vu, déjà en usage cbez les hommes de l'âge de la pierre. Mais ces armes s'étaient mfùntenant accrues de Cépée, et, quoique rarement, du casque.

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