Vase à iiiupeMàon, i-a bivnie. Vfitri'g
M. le piofesseur Niisson considère que l'on peut voir encore des restes ou des réminiscences de la religion de l'âge du bronze dans le culte superstitieux voué de nos jours au gui {Viscum album L.,'suéd. misteln), qui donna la mort !i Balder ', et dans les ebûcbers» dits »de Balder» (Balders-
' ]ja sagci raconte que Loke, étant devena jaloux de BaJder, le fit tuer par le dieu aveugle Uoder, au mojen d'uue-ltèche de gui, lea animaux et les plantes ayant, sauf le gui, pr&té serment qu'ils ne feraient jamais de mal à Balder.
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bâleii), i'eux que l'on allume encore dans bien des endroits la veille de la Saint«-Valbourg ( Valborgsmâsgoafton, nuit du 30 avril au 1 mai), et la veille de la Saint-Jean d'été (2S an 24 juin). Autour de ces feux, la jeunesse se livre encore de nos jours ù des danses, auxquelles les personnes plus âg4es prenaient aussi part jadis. Il est sans nul doute plus que probable que ces coutumes, et une foule d'autres encore, pénètrent fort avant dans le paganisme, mais il serait difficile de décider si elles sont aussi vieilles que l'âge du bronze.
L'archéologue dapois Worsaae a récemment appelé l'attention sur diiférentes trouvailles intéressantes de l'âge du bronze dans des marais tourbeux, trouvailles dont l'explication doit être cherchée, selon lui, dans une pratique religieuse. Il croît qu'elles proviennent d'offrandes aux dieux, ù l'instar des grandes trouvailles des tourbières danoises des premiers siècles de l'âge du 1er.
Nous avons déjà vu (p. 41) que la crémation des mort» était inconnue dans la première partie de l'âge du bronze, mais qu'elle constituait la règle dans la seconde partie de cette période.
Les corps non brûlés étaient îi l'ordinaire déposés dans des cistes formées de dalles plates posées de champ, et reeouvei-tes de dalles semblables; dans quelques localités de la Scandinavie, principalement dans le Jutland, on a trouvé aussi des cercueils formés de troncs d'arbres fendus en deux et creusés (p. 54). Les sépultures les plus anciennes paraissent être les cistes en pierre, souvent très-grandes, qui contiennent plusieurs squelettes; d'autres cistes sont plus petites, plusieurs n'ont que 1 m. 80 cm. de longueur, et ne contiennent qu'un seul squelette, étendu dans la ciste. Un fait remarquable, c'est que quelques-unes de ces cistes (p. ex. celle de Hvidegaard; voir plus bas) ne
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contiennent pas de restes de corps non incinéras, mais seulement des ossements brûlés. Il est probable qu'ils appartiennent au commencement de la période de la crémation. Même plus tard, les restes du corps recueillis après l'incinération étaient souvent déposés dans des cistes eu pierre; mats les dimensions de celles-ci diminuent successivement, jusqu'à la longueur d'environ 30 cm. Il étJiit Inutile qu'elles fussent plus {grandes. Assez fréquemment, les os calcinés ne sont pas déposés immédiatement dans ces petites cistes, mais dans des vases d'argile que protègent les dalles de la ciste. Souvent aussi, ces os ont été recueillis dans des vases en argile