Battin romaiit en brome, ittdelpad
grande et précieuse' trouvaille d'antiquités i découvrit, dans une sépulture, un grand vase en bronze contenant les restes d'un corps qui avait été brûlé, une casserole avec le tamie en bronze y appartenant, deux coupes de verre, des fragmente de vase en argile, d'une cotte de mailles à an- 72. Fragmetd de cotte de Beaux en fer (fig. 72), d'armes en fer, «uiaie» e«. fer. 3c. \. ^'étoffe fine, etc. Les vases en bronze et en verre, et probablement aussi la cotte de mailles, sont d'origine lomaine. (Voir Ant. Suéd., ff. 373, 376, 384
OUTHAOEB BOIUINB TBOUV^B EN BUtDR. 89
A Osbj, p&toisae de Grrâsgâtd, dans l'ile d'OUnd, on découvrit en 1837, en travaillant la terre pour le labour d'automne, une statuette en bronze, haute de 27,s cm., rept^eentant la déesse romaine Junon (fig. 73). Cette statuette, trèa-belle, date probablement de la seconde moitié du 2:ème eiècie après J.-C.
La même lie a fourni une jambe d'une autre statuette en bronze, et un taureau en bronze massif. Cette dernière pièce, qui pèeé environ 4,5 kilogr., fut trouvée en 1845, en labourant un champ à Lilla Fro, dans la paroisse de Resmo; le ventre est percé d'un grand trou carré (Ant. Suéd,, fig.371).
Outre les deux coupes en verre d'Abekàs, on connaît, d'autres localités de la Suède, — situées tant en Scanie que dans le Bohuslan, la Vestrogotbie, l'Upland, le Mcdelpad, les îles d'ôland et de Gotland, — des vases en verre dont la plupart du moins proviennent de fabriques romaines des premiers
siècles de notre ère. La 6g. 74 ^^- «o*"^" "^"^- <>'■ ireprésente une coupe pareille, parfaitement entière, d'un verre verd-clair assez épais. Elle fut trouvée, avec un squelette, une épée en fer et une urne en argile, dans la ciste d'un tumulns à Sddra QvÎQueby, paroisse de Stenâsa,
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île d'ÔUnd; le verre était placé à gaucbe de la tête' du squelette.
Il faut aussi, sang doute, attribuer une ori^e romaine h une forte partie des nombreuses perler de verte trouvées dans les sépultures suédoises de l'âge du fer. Plusieurs de ces perles se distinguent par leurs figures polychromes artistiquement incrustées.
D'autres localités de la Scandinavie ont également fourni une foule d'ouvrages romains de l'époque dont nous nous occupons, des vases en bronze, en argent, en verre et en argile, des statuettes et un petit miroir en bronze, des perles de verre et des armes de fer. Nous signalerons spécialement , parmi les armes, un casque en bronze, un umbon de bouclier avec le nom du propriétaire en caractères 74. Fû». â Sm-r, m r^n-f. ôl. J. romwns, des lames d'épée en fer avec des marques de fabriques romaines, des cottes de mailles, etc.
Mais, outre ces objets d'origine romaine, les trouvailles du premier âge du fer contiennent de nombreux ouvrages évidemment fabriqués en Scandinavie, quoiqu'ils trahissent souvent une inâuence sensible de prototjrpeS'romaiiie. Nous pouvons considérer, comme travaux indigènes de cette époque, une foule d'armes, d'anneaux en or (fig. 75), de boucles et d'autres ornements, de vases en argile,
OUVRAGES INDIOÈUBS. - 91
quelques magnifiques embarcationa trouvées dans une tourbière danoise, etc. Les trouvailles de cette époque nous ont aussi fourni un grand nombre d'outils, comme enclumes, pinces, marteaux de forge et marteaux ordinaires, haches, perçoirs, alênes, ciseaux, couteaux, râpes, rabots et limes, le tout en fer.
Les armes sont principalement de la même espèce que pendant lage du bronze, quoiqu'elles revêtent des formes un peu différentes. Les lames des épées, toujours de fer,
ont tantôt deux tranchants, tantôt un seul. Elles sont assez souvent d'un travail témoignant d'une haute habileté technique. La poignée, presque toujours en majeure partie de bois ou de corne, est parfois incrustée de bronze ou d'argent. On en voit aussi qui sont entièrement en bronze.
92 3 A. LB pRXMiBR Aa^ m fer.
On rencontre souvent encore des traces du fourreau en bois — quelquefois il est même parfûtement conservé — avec une bouteroUe en bronze ou en ivoire. On a même trouvé dans des tourbières danoises les ceintutons auxquels les épées se portaient; sur l'un d'eux avait été brodée, eotre autres figures, celle d'un daupbin, avec une rare élégance, comme le montrent encore les troue formés par la couture. Cela dénote aussi une influence romaine.
La lance, ou la javeline, parfit avoir été encore plus commune que l'épée. Il nous en a été conservé tant les pointes en fer que les hampes, parfois d'une longueur de plus de trois mètres. Le point d'équilibre était souvent indiqué sur la hampe de la javeline par des cloua fins ou par des cordons entourant le bois, afin que celui qui la lançait pût donner avec promptitude et sûreté à l'arme la position convenable dans la main. '
Outre les pointes de flèches, ordinairement en fer, nous avons encore plusieurs bois de flèche et plusieurs arcs. Ces derniers sont en bois, longs d'environ 1 m. 75 cm., et ressemblent parfaitement aux arcs qu'emploient encore les sauvages des îles du Pacifique '. Les flèches avaient un manche en bois d'environ 60 à 90 cm. de longueur, & l'extrémité postérieure duquel on voit les traces d'une quadruple empennure retenue par des fils goudronnés. Sur le bois était souvent gravée la marque du propriétaire afin qu'il fût plus facile i ce dernier de reconnaître ses flèches; quelques-unes des marques en question sont évidemment des runes.
On a même trouvé un carquois entièrement en bois, pouvant contenir une vingtaine de flèches; il noua est
' Les arcs à crosse, reasemblaût aux arbalètes da mojen-âge, furent : nous pendant la période payeone,
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également parvenu les garniture a eu bronze de deux autres carquois pareils.
Les boucliers étaient ronds, plats et composés de plusieurs planches minces; la grandeur en varie de 60 cm. à 1 mètre et au-delà. Le long du bord court parfois une âne garniture de bronze ou même d'argent. Au milieu est un trou pour l'anse; la miun était protégée par un umbon en fer, en bronze, en argent ou en bois fixé sur ce trou. Il existait encore d'autres armes défensives, telles que les cottes de mailles déjà mentionnées, probablement reçues des Romains, et le casque. Une tourbière, à Tbors-; bjeig dans le Jutland méridional (Sônder-Jylland). a fourni, outre un casque en bronze romain, un magnifique casque en argent avec garnitures en or, probablement de travail Bbarbare», c.-à-d. non romain (reproduit fig, 76).
C'est en grande partie aux riches découvertes fûtes dans quelques tourbières danoises, que nous devons la connaissance de la vie des Scandinaves durant le premier âge du fer. Grâce à la propriété qu'a la tourbe de conserver d'une manière tenant presque du prodige les matières mêmes les plus délicates et en général les plus exposées à la destruction, nous sommes à même de faire ici la connaissance des vêtements, des ouvrages en bois, etc. C'est à l'aide de ces trouvailles, provenant en majeure partie des tourbières de Thorsbjerg et de Nydam dans le Jutland méridional, que l'on a pu représenter l'image d'un guerrier Scandinave du commencement du 4:ème'Biècle après J.-C, tel que nous le montre la fig. 76. Chaque détail de cette image est historiquement fidèle, les habits, les armes et les ornementa étant dessinés avec une exactitude rigoureuse d'après ceux trouvés dans les tourbières précitées.