Vage en argile. Ootl
Aucun des pays Scandinaves ne possédait encore de monnaie frappée indigène (les premières monnaies suédoises furent celles d'Olof Skôtkonung au commencement de l'époque chrétienne). J'ai déjîi signalé les monnaies romaines trouvées cliez nous, datant des premiers siècles de l'èie chrétienne. Dans les payements on employait en partie ces monnaies étrangères, en partie de l'or et de l'argent travaillés ou en lingots. On a trouvé de petites balances en bronze remontant au premier âge du fer. Elles sont probablement d'origine italienne, vu qu'elles présentent une
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POTERIE. BATEAUS. 99
ressemblance parfaite avec celles employées par les Komains. Elles ressemblent aussi à nos balances actuelles, avec leur tige horizontale et les deux plateaux ou bassius pendant de leurs extrémités.
Les monnaies et la foule d'autres objets d'origine étrangère trouvés dans le Nord, montrent que le commerce et les relations avec les pays étrangers ont dû être trèsconsidérablea pendant le premier âge du fer.
Il est probable que les voyages sur terre ae faisaient le plus souvent îi cheval et que l'on transportait aussi les marchandises à dos de cheval. Quoique cet animal fût déjà employé à la course pendant l'âge du bronze, c'est dans les trouvailles de l'âge du fer que l'on rencontre pour la première fois des restes de bride, d'éperons, etc. Les étriers ne paraissent être venus en usage que pendant le dernier âge du fer. Comme nous l'avons vu, on a déjà de l'âge du bronze des reproductions de voitures en Suède, et quelques trouvailles danoises du premier âge du fer nous ont fourni des roues et d'autres restes "de voitures.
L'une des trouvailles les plus remarquables du premier âge du fer, fut fournie en 1863 par la tourbière déjà mentionnée de Nydam dans le Jutland méridional.. Elle consisl^it en deux grands bateaux à clin accompagnés de monnaies romaines du 2;ème siècle après J.-C, et d'une foule d'autres objets du premier âge du fer, dont plusieurs avûent évidemment constitué la cargaison des embarcations. L'une de celles-ci, actuellement réparée, était de chêne, l'autre de pin. C'étaient de grands bateaux non pontés, se terminant en pointe tant à l'avant qu'à l'arrière, ne marchant qu'à la rame et ne portant aucune trace de mât. Ils se distinguent des embarcations actuelles par la façon toute particulière dont les boidages étaient liés aux couples.