‹ La Suède préhistoriqueChapitre 29 sur 52 · A. LE PREMIER AGE DU PEB · texte numérisé non relu

A. LE PREMIER AGE DU PEB

l'âge du bronze signalées à la page 74. Quand on ne brûlait pas les morte, ils paraissent avoir été enterrés avec leurs habits et leurs parures, les hommes avec leurs armes; on voit parfois sur la poitrine du corps l'umbon et d'autres restes d'un bouclier, lequel avait ainsi couvert le guerrier même après sa mort. Assez souvent, comme nous l'avons vu, on rencontre, i côté du corps, des cornes ii boire, des coupes en verre ou d'autres vases, des dames de jeu, des dés h, jouer, etc. Même les tombes avec des ossements brûlés contiennent ordinairement des parures et des armes, souvent endommagées par le feu, circonstance due, sans doute, à ce qu'elles avaient accompagné le mort sur le bûcher.

En Suède, les sépultures du premier âge du fer sont ordinairement recouvertes d'un monticule de terre (tumulus) ou de pierre (cairn). Parfois, cependant, on rencontre aussi, comme en Scanie, des tombeaux de cette période placés, comme dans les cimetières chrétiens, sous la surface du sol. De nos jours, du moins, ils ne se trahissent en aucune façon au-dessus de la terre. On découvre ordinairement plusieurs de ces tombeaux tout près les uns des autres. La plupart des champs sépulcraux de cette catégorie trouvés en Suède contiennent des corps non brûlés '.

nëme trés-souycnt en Allemagne et en Danemark des DcimetièreBB semblables dn premier âge dn fer. En général, les corps ne sont pas brttlés. Mats l'on a aussi trouvé de ces cimetières non recouverts par des tnmuluB, contenant des restes de corps ayant subi la crémation. C'est surtout le cas des 4000 nbrandiilettcrt (dépôts cinéraires) explorés ces dernières années dans l'tle de Bombolm par M. le préfet Vedel. Un nbrandplet» est une petite fosse circulaire dans le sol, d'environ 60 centimètres de diamètre et de 30 centimètres de profondeur, remplie de terre noii'e dans laquelle ont ét4 jet^ sans ordre des débris de corps brûlés, des armes, des parures, des vases et antres olqets. Les rechercbes faites dans ces tombeaux par M. Vedel, ont fourni des matériaux essentiels ponr la eormaissance du commencement de l'âge du fer Scandinave . Pour des tombeanx semblables de l'âge du bronze, voir p. 76.

B. Période moyeime de V&ge du fer.

(Depuis Ino J5U jnsqu i l'»n 700 ïDviron).

Après que l'Italie eut été inondée par les "barbares", la civilisation ne trouva plus d'asile que dans la partie de l'empire relevant de Eyzance ou Conslantinople. Un intérêt tout spécial s'attache par ce fait à ces nombreux souvenirs de relations très-vivea avec Byzance, que l'on rencontre chaque année dans notre sol.

Les plus éloquents de ces souvenirs sont les monnaies d'or byzantines du 5:ème siècle, trouvées en nombre considérable dans la Scandinavie, et surtout en Suède '. La fig. 84 est la reproduction d'une monnaie d'or pareille, frappée ^ Byzance sous le règne (le l'empereur Léon I (457 — 474).

L'importance du «coûtant d'ore venant de Byzance ressort encore davantage, si l'on réfléchit à ce que la plus grande partie des magnifiques parures en or ai nombreuses dans les trouvailles du milieu de l'âge du fer, ont ou accompagné les monnaies depuis le sud, ou ont été travaillées ici de monnaies d'or byzantines et romaines fondues.

' On conoaît actoellement 233 monnaies d'or byzantines et 73 de l'Empire romain d'Occident {des sons d'or, solidi'), du 5:ème siècle, trouvées en Scandinavie. De cea 306 monnaies, 78 proviennent du Danemark et 228 de la Snède, mais aitcune de la Norvège. Non moins de 340 ont été fournies par les trois iles de Gotland, Ôland et Bomholm ; la pins riche en trouvaillea de ce genre est Ôland (avec 109 aolidi).

INFLUBNCE BYZANTINE. 109

La source de ce courant d'or est probablement Vimpôt en or que, d'après ce que nous rapporte l'histoire, durent payer aux Gotbs du Danube plusieurs des empereurs de Byzance, et précisément ceux dont les noms se retrouvent sur les monnaies découvertes chez nous. Il est aussi facile de tracer, à l'aide des trouvailles, les chemins par lesquels ces trésors parvinrent jusqu'aux peuples des rives de la Baltique, proches parents des Goths. Ces chemins suivaient les vallées des grands fleuves et surtout de la ^'istule ', par la Pologne et par l'Allemagne orientale actuelles.

II BufBra de jeter un regard sur les précieuses parures en or du milieu de l'âge du fer, pour se faire une idée des richesses en or qui existaient alors en Suède. Des anneaux de ce métal du poids d'un kilogramme ont ét^ trouvés plusieurs fois. La plus grande trouvaille en or que l'on connaisse chez nous, et l'une des plus grandes que l'Europe ait fournies, est celle faite, en 1774, à Tliureholm en Sudermanie, près de la petite ville de Trosa. De cette trouvaille, qui pesait plus de 12,300 grammes, le Musée national possède 3 Mo, ^rj un magnifique collier en or (fig. 85), du poids de près d'un )^^^'\ryt^ kilog ramm e, ainsi que de précieuses garnitures du même métal >.<l~^ pour une poignée et pour un fourreau d'épée (fig. 86), etc. i. ;

Les plus belles parures en or de cette époque trouvées jusqu'ici dans le Nord, sont trois grands et splendides colliers, s'ouvrant en charnière, pesant chacun de 650 à 850 grammes et composés de plusieurs (3, 5 ou 7) tubes superposés, en filigrane d'une finesse exquise, retenus par emboîtement les

' La circonataace que la route commerciale ordinaire entre l'Earope du Sud et la Scandinavie suivait le cours de la Tistule, est aussi prouvée par la mention que l'auteur goth Jordanes (ou Jomandoe), érSque de Kavenne, £ait~de Bl'Ue Scanzia» {— !a Scanie ou la Suède), comme se trouvant en face de l'embouchure de la Vistnle.

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