C. LE DERNIER AOE DU FER
Pendant les longues soirées d'hiver, la chambre ou la salle était éclairée principalement par le feu du foyer, ou par les âambeaux ou torches (brandons) insérées dans la paroi et confectionnées de longs éclats de bois sec, fendus à l'un des bouts et riches en résine. A une époque où l'on ne passait pas ses soirées à lire ou k écrire, on ne ressentait pas non plus le besoin d'un meilleur système d'éclairage.
Les trouvailles d'une part, les sagas de l'autre, nous fournissent une idée assez complète des ustensiles qui se trouvaient dans les demeures de nos ancêtres pendant les derniers siècks de l'époque payenne. Une foule de vases de diËTérents genres sont surtout parvenus jusqu'à nous. Les -vases étaient en bronze ou en argile, ou encore en grès ou en fer (Ant. Suéd., S. 650, 654—658). On a trouvé aussi des casseroles avec leur manche et des grils en fer.
Encore plus nombreux que les vases de cuisine, sont toutefois les vases à boire et les vases de table, la plupart en bois ou en terre cuite, quelques-uns en argent ou en verre. Les vases en argile n'ont jamais de couverte. Le Musée National possède un beau bol rond en argent (Ant, Suéd., f. 651), décoré d'entrelacements (drakslingor) qui témoignent de leur origine suédoise par leur parfaite identité avec ceux de pierres runîques. Le bol a été trouvé & Lilla Valla, lie de Gotland, en compagnie d'une foule de monnaies d'argent allemandes et anglaises, dont les plus récentes ont été frappées pendant le ll:ème siècle.
Le vase à boire le plus commun était toutefois la corne, d'un emploi déjà général pendant le premier âge du fer, comme nous l'avons vu plus haut (p. 97), On conserve au Musée National une figurine en argent représentant une femme tendant d'une main une corne à boire
(f. 97). Les sagas noua apprennent ijii'il était d'usage, au temps des vikings, que lea filles de la maison présentassent les cornes aux hommes occupés ^ boire.
Fendant les repas, les tables étaient couvertes de nappes, du moins chez les gens riches, comme nous le voyons dans la description simple, mais vive, donnée, par te chant eddaiquc du Bigsmâl, de la visite du dieu Heimdal dans la demeure 9^- P'^'uf^l'.'g^e '"'*
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OÙ naquit ensuite le père des jarla ou de la haute noblesse et des chefs du peuple
Alors (la) Altère prit
la nappt! marquée
de lin blanc
et la mit siir la table.
Puis elle prit
les pains minces
de froment blanc,
et couvrit la nappe (c.-à-d. mit le couvert).
Elle y pla<^
les plats remplie,
montés en argent,
avec du poisson et de la chair de porc
et des oiseaux rôtis.
Du vin était dans la kanne (le pot),
et il y avait des coupes magniBquee.
Ils burent et parlèrent
jusqu'à la fin du jour.
Etc.
Lea plata (ou assiettes) sur lesquels on présentait la nourriture, étaient sans doute ît l'ordinaire en bois et Irèesimples, quoique parfois, comme p. ex. dans la dernière
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