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à l'un des pignons, était Buimontée d'un porche (fôrstuga), et la fenêtre (ou lea fenêtres) était placée en tabatière sur le toit, ordinairement très-élevé, supporté par des poutres reposant sur les longe côtés. L'espace entre ces poutres ou traverses n'était en général masqué par aucun revêtement, et laissait passer la faible lumière qui pouvait pénétrer par les fenêtres, ou par l'ouverture livrant passage à la fumée. Les cheminées étaient encore inconnues, et la fumée s'échappait directement par cette ouverture du foyer établi au milieu de la chambre. A l'extérieur, le toit était recouvert de gazon, de piùlle ou de bardeaux. Pour les salles de grandes dimensions, le toit reposait sur deux rangées de pilliers en bois placés des deux côtés de la ligne médiane, à l'instar des colonnes de nos églises.
Les fenêtres étaient originairement des lucarnes ouvertes, simplement munies d'un panneau en planche servant à les fermer. Dans les cas de luxe, elles étaient recouvertes d'une plaque plus ou moins transparente, faite, le plus souvent, suivant toute probabilité, de la pellicule qui entoure le veau à sa naissance (employée encore de nos jours au lieu de vitre par les Islandûs). Les vitres de verre, quoique déjà en usage chez les Komains, furent inconnues aux populations payennes du Nord. A l'intérieur, lea parois étaient en général nues ou recouvertes seulement de boucliers, d'armes et d'autres objets semblables. Dans les circonstances solennelles, on les décorait d'une tenture spéciale {nbonadn, garniture), composée d'étoffes tissées et teintes.
Le plancher était, comme de nos jours encore dans plusieurs endroits, d'argile fortement battue. Il ne pouvwt guère être en planches, aussi longtemps qu'il n'exista pas
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de foyer proprement dit, et que le feu flambait librement sur r&tre, forme de pierres plates ou de dalles établie» au milieu de la salle. En Norvège, ce ne fut que vers la fin du ll:ème siècle que l'on commença à se servir de fours murés et de cheminées. Cette amélioration, qui doit avoir grandement contribué h. rendre les habitations plu» agréables, ne fut probablement pas introduite en Suède plus tôt qu'en Norvège.
Le mobilier de nos ancêtres payens n'était ni considérable, ni précieux. Des bancs et des lits fixés à la paroi, de longues tables placées parallèlement aux bancs, et quelques babuts dans lesquels se conservaient les objets précieux de la maison, tel était sans nul doute le principal, si ce n'est l'unique mobilier. Le H&vamâl (l'un des chants de l'Edda) fait toutefois mention de cbaises ou de fauteuils. De plus, il est raconté dans une saga islandaise, comment, en l'an 1011, un homme pénétra dans un tumulus de la Norvège, et y trouva le mort (ftl'habitant du tumuluBi>, hôffbon) assis sur une chaise. Un fait assez remarquable est la découverte, vers la fin du siècle passé, dans la chambre sépulcrale d'un tumulus norvégien, de deux squelettes complètement habillés, assis sur des siégea en bois, qui toutefois tombèrent en poussière au contact de l'air.
Dans la chambre ou la demeure du paysan norvégien, telle que les sagas la décrivent, la place du père de famille était au Bsiége d'honneun> (hôgêàtet, haut siège), établi, au milieu de l'une des parois longues. Devant ce siège se trouvaient les deux piliers (i^hâgsâtesetolpamet) sacrés durant l'époque payenne. La présence d'un siège d'honneur pareil dans la demeure du paysan ou propriétiûxe libre suédois, est prouvée par la circonstance que le
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nom et .l'objet se BODt conservés jusqu'à ces derniers temps dans certaines localités.
Les bancs ne servaient pas seulement de sièges pendant le jour, mais encore, dans bien des endroits, on les employait comme lits. Il est toutefois fait mention de litfl spéciaux placés derrière les bancs. Dans les demeures des gens riches, les bancs étaient à l'ordinaire recouverts de tapis ou de coussins rembourrés '.
Les tables étaient longues et étroites. Elles n'étaient pas établies à demeure devant les bancs, mais, comme nous le montrent plusieurs récite des sagas, on les y plaçait aux repas, pour les enlever à l'ordinaire le repas fini, et quand on commençait à se mettre à boire pour tout de bon. Quelques tables très-anciennes de cette espèce ont été conservées en Norvège jusqu'à ces derniers temps; elles ont Crdinairement des anneaux qui servaient à les suspendre à la paroi.
L'Ëdda fait déjà mention de coffres ou de bahuts itricbes en paruresD. Nous ne pouvons naturellement nous attendre à trouver de ces coffres que les parties métalliques, telles que les garnitures, les serrures et les clefs. Plusieurs trouvailles de ce genre ont été faites en Suéde.
Les clefs étaient portées par la mère de famille Scandinave comme un symbole de son autorité dans l'intérieur de la maison. L'Edda raconte comment, lorsque Thor dut emprunter les habits de Freja pour recouvrer par la
' On trouva, il 7 a quelques anuëes, daua un tumulna près de H&mmen, daoa le Jutland, sle corps d'un homme reposant sur des cmissûiB remplis de plumes»; on conserve au Musée de Copenb^ne la fourre de l'un, confectionnée d'étoffe de laine, et une quantité d'édiedou ou de plumée comprimées portant vislblemeut l'impression des jambes. On flt à peu près à la même époque une trouvaille similaire dans un tmnnlna norvégien.
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ruse son marteau qui lui avait été enlevé par les géants, «ils {les dieux) ornent Thw du lin (c.-à-d. de l'étoffe de lin) et de la grande parure de Brisîng; des clefs résonnent à sa ceinturer, etc.
Toutefois, on n'osait pas, en vue de l'insécurité de l'époque, confier ses trésors d'or et d'argent à la faible protection des bahuts et des serrures de ces temps-1^. Aussi les cachait-on souvent dans le sol près d'une pierre ou d'une autre marque que le propriétaire seul connaissait. Comme k sa mort il emportait le plus souvent son secret avec lui, la terre a gardé le trésor qui lui avait été confié, et bien des trésors de ce genre ont été, après un repos de nombre de siècles, ramenés accidentellement à la lumière par la charrue ou par la pioche. Ces trésors, dont la valeur est souvent considérable, sont ordinairement déposés dans une boite en cuivre, dans une corne ou dans tout autre réceptacle propre à ce but; chaque année on en découvre plusieurs, et une grande quantité en sont actuellement conservés au Musée National.'
' Des tréBora pareils, datant des dentiers siècleB de l'âge du fer, et □e se composant à l'ordinaire que d'argent, ont été trouvés dans presque toutes tea parties de la Suède, mais principalement dans les provinces autour du Mâlar, en Scante, dans l'ile d'Ôland et surtout dons celle de GotlaDd. —On découvrit en 1872, danalaot^rre noire» de l'Ile de ^6rkô (Malar), un trésor d'argent du poids de plus de 2 kilogrammes. Près de l'ancien couvent de Roma (tle de Qotland), on trouva en 1866 un vase en cuivre contenant une foule de parures (voir p, 138) et de monnaies d'argent, le tout pesant *,î5 kilogr., ainsi qu'un petit lingot d'or. La plus grande trouvaille de cette espèce amenée au jour dans l'espace de ces dernières années, fut faite en 1868, à Johannishus en Bleking. On recueillit une boite de cuivre contenant une foule de parures eutiéres ou brisées, etc., et plus de 4,000 monnaies d'argent, le tout pesant environ 6,1 kilc^. On autre trésor d'ai^ent, trouvé il y a plus d'une trentaine d'années dans la paroisse de Bohne, île de Gotland, pesait 7,b kOogrammes.