TOMBEAUX
dans les tumuhis des restes de clievaux, de brides, d'ttriers, de harnais et de chariots.
Les corps non brûlés de cette époque sont souï^ent déposés dans des cercueils en pierre ou en bois; cependant on les rencontre de temps à autre sans traces visibles d'une pro- . ^
tection de cejtte nature. Dans « ^
plusieurs tuuniilus, principale- « *
ment en Korvége, on a trouvé 9 '
des chambres sépulcrales en •
bois dans lesquelles les corps pi
reposaient parlbis sur des f 9
coussins ou étaient assis siu- (
des sièges (voir p. lâti, note, '^ et p. 125). La sépulture la plus remarquable de cette ■ espèce que uous connaissions q
dans le Xord, est la chambre 4 sépulcrale de la reine Thyra < dam l'un des grands tumulus de Jellinge en Jutland, éle\'é «
environ l'an 950. La chambre, (
de 6, s m. de longueur sur *
une largeur do 2,3 et une
hauteur de 1,3 m., est con-
struite de poutres en chêne, .
avec revêtement intérieur de
madriers de la même essence. •*
Les parois ont été recouvertes de tentures de laine.
Des Dpierres levées» (baulaslenar) consacraient la mémoire du déi'unt (f. 131), mais son nom n'est actuellement connu de la postérité que dans les cas oii il a été inscrit
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168 3 C. LE DERNIER AGE Di: fEH.
sur la pierre mC'me. Ces noms sont natuieilement toujours lk^rits en lettres runîques. Comme noua l'avont vu, les runes furent connues dans !e Xord dès les premiers siècles après ■ Jésus- Christ. Mais, comme la plupart des pierres runiques, dont près de 1000 sont connues dans la seule province d'Upland, appartiennent à ta tin de l'âge du fer ou au commencement de la période chrétienne, il semble que ce n'ait été que vers les derniers jours du paganisme que l'on
iùt cherché d'une nianièi'e plus générale à se procurer pour soi et pour les siens, par des inscriptions sur les pierres levées, un souvenir plus durable que celui de- la tradition seule. Comme je l'ai signalé déjà (p. 101), les runes de cette pt'riode dîHèrent considérablement des nmes de l'époque précédente. La série runique du dernier fige du fer, qui concorde toutefois en général dans l'ordre des runes avec. la série ancienne, ne se compose que des 16 signes suivants:
PIERKEB IJBPULCIiAl.Eg. HUNES. 169
n^D*Rr:* + l + •l:1•RY^À.
f it th o r k : h n i a » : t b m I -r.
De iiiênie que le caractère Y de l'ancienne série runique, la rune À. est souvent placée à la fin des mots et correspond alors à notre r; parlbis elle se trouve cependant au milieu d'un mot et représente alors un signe vocal (ordinairement e, ou y). Les runes +, 1-, +, •!, T et Y ont aussi les formes 4, N = o, K = »(, H==«, * = a, 1 = ( et(P=m. Surtout après la fin du paganisme proprement dit, on employa souvent les jiritnes dites piquéesb (stungna riinor) [\ — i/, Y=^g, \=e, ^=d ei t—p. Pour économiser l'espace, on donnait fréquemment il deux runes le même «bâton» (s(a/j comme s'appelait le trait perpendiculaire de la rune); souvent ainsi, on voit réunies, comme »runes îi bâton commun» (samstafva runor), H R, HK etc. Le mot yirune» (nota) parait signifier ii proprement parler: secret, arcanum; et l'on considéra longtemps, sans cloute, comme un secret mystérieux l'art de communiqueises pensées au moyen de ces simples traits. Il n'y avait pas loin de là ii la croyance en la vertu magique des runes; aussi les sagas les signalant- elles souvent comme douées d'une vertu pareille. Ainsi, nous voyons, dans l'Edda, Brynhild enseigner dans les termes suivants ii Sigurd cette puissance magique des runes:
Tu graveras des runes de victoire.
si tu veux avoir la victoire;
lu les graveras sur la poignée de l'épéc. '
Tu éa graveras d'autres sur la lame,
on nommant deux fois Tyr. ^
' A Qilton, (lanB le comté de Kfnt (Angleterre du ijE,), oa a tronrë une épée hut la poignée <le laquelle étaieat gravées des rune» (voir annsi liL page lOJ).
' Tyr t'tdit le nom de l'un dos dieux Ascs et œlai de la rune ^.