‹ La suédoise drame en trois actesChapitre 32 sur 44 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

Y VAN, liORMAN-

TVAX, aire Hauteur. Orlof Sort de Cette Salle. (Montrant U perte du souterrain. j La porte du souterrain qui mèuu à lu chapelle n’a point été ouverte... Clothilde est donc encore ici?

HORMAX, a»rc arrnganer. Oui, lltunsieur le Comte. tv am. Ct tu oses me faire dire que mes «ml res sont exécutés? Pourquoi donc ne m’us-tu pas obéi?

iiormam. Monsieur le comte, il s’agit de nous sauver l’uu et l'autre : agissons de concert et ne parlons point d'obéissance. Vos craintes sur Clothilde sont chimériques. Je sais qu’il est pressant de l’éloigner d’ici, et, cette nuit, elle sortira au château. Mais n’imaginez pas qu’avec elle s’éloigne le danger; il restera tout entier et plus grand, plus inévitable que vous u 'imaginez.

tvam. Que veux-tu dire?

hormax. Hier, Gustave seul vous accusait; il était sans preuves; ses cris n’en eussent point tenu lieu, et, «lan» une procédure longue et captieuse, avec de l’or, du tempe et «le l'adresse, on l’eût fait échouer. Tout est changé : les preuves sont venues. Féodor est à Gomorn !

t vax. Féodor!... II est donc vrai?

burmax. Aussitôt tout s'est éclairci entre Gustave et lui. Déjà des courriers volent sur toutes les reutes que vous n« parcourues avec Maria. Les témoignages arriveront de toutes paris. Ardent, impétueux. eiiUauimé par l’amour, Féodor atteste partout que la iillu de Gustave est dans votre château. Déni ai u, vous entendrez lus cris de vos vassaux furieux; voua vous verrez contraint d'ouvrir les portes ou «le les briser, «;1 vous pouvez juger si Gustave oubliera de visiter ces souterrain?.

tv am. Grand Dieu! que rn’apprends-tu ? Féodor et Gustave sont unis pour me perdre, pour m’arraclier Manu! Burnian, la nuit est à peine au milieu «le son cours; profitons de son ombre. Toi, fuis avec Maria; les chevaux «lestinès an départ de Clothilde te serviront pour entraîner la tille «lé Gustave. Va, cours ! (Durai AU toit un ge*le de refus.) Qui te relient? qui t’arrête?

BORiétx. Quel chemin prendrons-nous? Quoi ! supposezvous qu’un père, un amant, «les magistrats, n’ont pas prévu qu'ou pouvait éloigner secrètement une jeune Iillu? Mais quand je parviendrais à la dérober, traverser. ii-ju un vil— loge, un hameau, sans «pie ses cris ne m’aca usent, nu m'arrêtent? Ne sait-elle pas que son père exista , que-'i ’éudur la

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cherche partout? La faire sortir de ces murs, c’est la rendre à Gustave.

tvan. Il est vrai , Borman, que résoudre? quel parti prendre ?

BORMAN, Mitmanl la main do comte, le rcpanUnt fixement, ri apnH uo

tilrixv . Redoutez-vous la honte, la misère, l'infamie? tv an. Plus que la mort.

borman. Eh Dieu, je puis encore vous sauver, w as. Toi? Parle...

boiiman, l'otertaBt »*« dWUac*. Si la lille de Gustave n'était toiut entrée dans ce château, qu’à présent même elle n’y ut pas, qu’ou ne »ùt la retrouver nulle part, qui pourrait prouver que nous Pavons enlevé*;? On nous accuse, ouvrons nous- mêmes les portas; appelons Gustave, Féodur, tous vos vassaux... Ou bien, si l’on juge prudent d’expliquer quelques témoignages qui pourraient laisser des soupçons, «n lait paraître une jeune Suédoise; elle se nomme Maria; mais elle n’est point la fille de Gustave, et personne ne la réclame. tv an. Mais Féodur... il a vu Maria!

rohman. Fèodor, confondu, est contraint à se taire; s’il persiste, yn l’accuse : où sont ses preuves ? celles de Gustave? De l’or, de Pur, et je réponds de tout.

tv an. Oui , oui! Borinan, j’embrasse avec ardeur ce projet que le ciel t’inspire ; il faut offrir à tous les yeux une autre Maria, forcer C.lothilde à seconder cette ruse... il est faciiic...

(S’ai rètanl tout à amp. rt fixant Boroisn, qui IVcOOto d'un wr *ooibr*.'

Mais la véritable Maria? Tu trouvais impossible de lu soustraire aux regards... Elle sera toujours là.

BORMAN. J’ai supposé qu’elle n’cXlStuit pas. (ta comte rebuta *iec «ffrot.) Monsieur le comte, je vous en conjure, ne vous effrayez point : voyez sur quel abîme mous mai riions tous les deux! Envisagez l'horreur de vous voir dépouillé jkir Gustave, insulté par Féodor , flétri par un jugement infomarilj, chassé de vos domaines, outragé par vos dentiers vassaux ! Vous frémissez?.. Nous sommes seuls... sans témoins; personne n’a vu Maria, (il ou*r« U porte du «veau.) Jetez un regard dans ce caveau profond . le jour, dans son éclat, n’y pénètre qu’à peine, et la nuit règne sur nous; les cris les plus aigus y resteront étouffés; un soupirail plonge sur le gouffre épouvantable où le torrent s'engloutit, et jamais rien ne sort de cet abîme. I n mot, quelques seconde», tout est fini... Vous gardez le silenre? Je vais...

tvan, lai uiiiuifli u main. Arrête, misérable! ce fer la vengerait sur toi ! (imaa çarde un Mlrtcc fcwtl . * jrUs «nr ta ci.mle de» regard» (urtaux.) Ikirbaru! Oui , je pourrais l’immoler moiméme dans ma tuteur jalouse; mais, sans que lu colère eût allumé mon sang, traîner une femme dans ce eiveau lugubre, l’égorger froidement, rester sourd à ses cris, et soulever dans mes bras son corps palpitant pour le précipiter .m milieu des rochers? Non, je nai point l’exécrable courage de me sauver à ce prix.

borman. Et moi, je ne prétends point porter nia tête sur l'échafaud, pour vous avoir servi. 11 y va de ma vie, et je la défendrai par tous les moyens qui sont en mon pouvoir. (U fait uo mou »cn»c ni pour »>loigErr.)

tvan. Que vas-tu faire? .

cou man Puisque votre funeste amour m'empêche d’anéantir la preuve du crime ; eh bien! j'étoufferai du moins la voix de l’accusateur. Le coup est moins certain, je le sais, il laisse encore des traces; mais il ouvre mille chances, et, quand on marche à la mort, c’est beaucoup de pouvoir l’arrêter.

tvan. Achève ! Quoi, tu serai» le maître... porman. Des jours de Gustave. Oui, sans sortir d’ici, à l’instant, si je l'ordonne, il expire.

tvan. On ne saura jamais quelle main l’a frappé ? horman. Jamais!

tvan. Attends, Borman, je ne demande qu’une heure... une heure seulement pour réparer toutes mes fautas, éteindre toutes les haines, «ans qu’un forfait atroce souille tes mains et le» miennes ! Maria sait tout, je lui ai tout dit. Eh bien, c’est par elle que j’espère encore! Si, plus cruelle que moi, elle repousse ma prière, avant une heure fil seras maître de la vie de Gustave ! Va, cours chercher Maria. Le sort de son père va dépendre d’elle seule!

borman. Je vous comprends! Mais, en cas de résistance, vous promettez de me laisser agir ?

tvan. Je le jure!

BURMA!#. Je vais chercher Maria.

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