YVAN. MARIA, CLOTHILDE, BORMAN
MARIA, »'ai»nçuit avec CV.hihta, un* «air le comte. DatlS tJUcl affrCUX séjour nous a-t-on fait descendre? Doit-iJ nous servir de tombeau?
Clothilde, eumiDAut «*«• «rouble. Que voi*-je?.. Quel espoir vient ranimer mon cœur?.. Je reconnais ces lieux! C’est par ici qu'hier soir nous entrâmes au château... Voilà la porte du souterrain... Ali! va-t-elle se rouvrir pour nous rendre la liberté?
maria. La liberté!.. Se pourrait- il?., je reverrais mon
père? %
CLOTHILDE, »prrri'*Anl ta cornu* qui «‘approche. Dieu ! le COillte est ICI ! (Marin, cITrajé», ac jette dan» ta* lui» de Clothilde.)
tvan. Maria, je viens «l’entendre le vœu que votre cœur adresse au ciel! Vous demandez votre père? Eli bien, il va détiendra de vous de le revoir, de l’euihrasser celte nuit meme.
maria. Qu’ai-je entendu?., O madame! ma mère! je pourrois!,. Ab’ monsieur le comte! c’est à genoux...
tvan. l'anttaut. C’est moi qui vais vous supplier de ne pas m'Aler le pouvoir do le rendre à votre amour, et de réparer un crime dont je m’accuse avec désespoir!
MaRIA, »w craiata cl *urpci»e. AuUS?
ci.othii.de, à pari. Quel nouveau piège va-t-on lui tendre? tvan. Vous savez Unit, Maria ; j’ai rompu le pacte faial !.. Le testament qui déshéritait votre père, maintenant me cou* damne, si Gustave parait avec vous devant la cour suprême !
maria. Oh! je vous jure!
tvan. Ne parlez point île grâce, dé pardon, de générosité !.. Je ne m'exposerai point à ces chances douteuses. Je ne veux point y croire. Gustave doit mu bulr; si je l’épargne, je sut» perdu. Il me l’a dit : l’un de nous doit être sacrifié; et, placé, par mi s«irt fatal, entre ma perte inévitable et la nécessité d’un crime, avant une heure, j’aurai choisi... A moins qu’un être bien cher à tous les .leux, plus fort par l'amour qu’il inspire, que l'intérêt, la haine, la vengeance, ne h; place entre nous comme un otage sacré, comme un ange de paix, de réconciliation...
MARIA, rrfartUnt Clothilde, et u tournai.! Tir» elle. 0 madame! qU6
dit-il?
Clothilde, Je n’ose expliquer sa pensée !
MARIA, «Ter énifRi*. rl ta comte. Cruel ! VOUS Oseriez!,,
tvan. Ce c’est plus moi qui parle, c’est une loi terrible qui commande, et tous les «leux nous préviendrons de grands malheurs, si, moi-même, ouvrant à votre père le» portas du château, je peux lui dire : «< Venez, Gustave, et pardonnez; voilà votre tille, «*t je suis son époux! »
MARIA. VOUS!.. (Tombant dan» ta» bru de Ciolbiltta.) Ail! molheU-
rense !
yvan, (.rvfcqu» à ipnou. Maria, au nom du ciel!.. au nom de votre père!. Je n'ose vous parler de mon funeste amour!
maria. Moi, voire épouse?.. Moi, promettre d’aimer celui qui me vouait à l’infamie?.. Jamais!.. Donnez-moi plutôt la mort!
tvan. Qu’osez-vous dire. Maria? Je déteste ma faute, je déplore ma fatale erreur ; mais enfin je veux sortir vainqueur de celle lutte effroyable : il le faut, et je le puis. Les jours de votre père sont en noire pouvoir. La main qui doit percer son cœur tient le fer levé sur lui. Je ne serai nas même le maître de l'arrêter. Faut-il enfin vous le dire? Seul, j«; combats pour lui! seul, je suspends encore le trépas qui plane sur sa tête, et le refus cruel qui sort de votre bourbe est le signal qu’on attend, que je retiens malgré vous-même, et qui Va retentir Si VOUS persistez! (il <U»i*w Borra»n, qui bit un nouiement enraie »‘il était prêt i partir.) maria. Arrêtez tvan. Maria!
maria. Mou Dieu! qu'ordonnez- vous?. Moi, son épouse !.» tvan, m jtiint « «** ginous. C’est moi qui vous conjure de m'épargner un crime!.. Il va périr!
maria. Non, non, je dois sauver mon père... et je me sacrifie!..
TVAN, w retaiAU* prêcipUitiom^fit . Venez!
CLOTHILDE, *«rti*»*iil !» »»■>'«> M«ri«. rt U retenant. Non, monsieur le comte, celte tille infortunée^ n’ajoutera pas à ses malheurs celui de se livrer elle-même! J’ai trop appris à connaître votre âme pour ne pas pénétrer cette nouvelle imposture .. Gustave n’est pas en votre pouvoir, ou bien il n’existe déjà plus!.. (Mixinmcvi «ta fureur.) Oui, vous tendez mi piège à sa fille, cardes hommes tels que vous ne s'arrêtent point «tarent un crime!
tvan. Maria, ne croyez point celte femme!
Clothilde- Elle eu croira mon malheur et ma honte ; elle a devant les yeux mon exemple effroyable, et les liens sacrilèges (Morfriut Borra»n.) qu’il m'a fait contracter!.. Un hymen avec tous!., secrètement formé, peut-être, sous ces voûtes?.. Grand Dieu! qui lui garantirait la sainteléde oette union? Non... non... ma tille, mourez plutôt que d’appartenir à ce monstre! mais mourrez vertueuse, et vous serez moins à plaindre que moi!
maria. Oui, oui, ma mère, vous venez d’éclairer mon cœur!.. Vous rendez le courage & la fille de Gustave!... Je mourrai dans vos liras, fidèle à Kéodor! (Borna* bit ua nu>u»e-
menl pour sortir.)
t van. Maria, on vous abuse, je vous le jure! maria. L-iissez-moi, cruel! Vous n’avez plus que le pouvoir de m’arracher la vie!
0 tv am. C’est vous qui m’y forcez!.. Eh bien, vous serez satis-
faite. (a Borman ) Va, qU’ll meure ! (Bornait lirr ua pistolet de u poche. l'arme, et court vert la Tod»c, mcnaçiat Maria.) Ce n est pas SUT ma tète que son s uig retombera !
maria. Dieu!
CLOTHILDE. Arrêtez!.. (Au m/irve luttant, Bormin lire. )
MARIA ET CLOTHILDE. Ali!
maria, te jeu»! am g«nou« d’Traa. Sauvez mon père, je suis à vous!
yvaji. Grand Dieu! üormau, court, vole, arrête le signal, au prix de tout. (lin coup de cloche du beffroi.) U n’est plus temps !
Clothilde. Juste ciel! ma fille!
maria. Vous m’avez fait immoler mon père! (uieiombe pr»*-
que évanouie daoa les bra» de Clothilde. Y*aa eU eusMerne. Borman parait IrigmphcT. Joanna «litre d’ua air trouble, effraye. I