CLOTHILDE. VOUS
joanna. L'homme assassiné que l’on vient d’apporter au
château n’est point son itère.
CLOTHILDE. Vous Savez?
joanna. Je sais tout!.. C'est le misérable qui, lui -mime, était chargé d’assassiner Gustave.
Clothilde. Grand Dieu! Mais qui a pu vous dire?... joanna. Féodor!
CLOTHILDE. Lllil
joanna. Ecoutez, écoutez, madame. J’étais à peine remontée dans les appartements du château, qu’itue heureuse inspiration me conduisait à ta fenêtre d'où la jeuue demoiselle avait aperçu suu pète. Je jette mes regards sur les rochers que ta lune éclairait, cl soudain, presque au pied du uiur, j'aperçois un jeune homme ressemblant h celui que vous m'aviez dépeint. Aussitôt, comme personne ne pouvait me siurpren- «ire, je prononce assez haut lo noui «le Féodor : c’était lut !.. Il agite un mouchoir ; je réponds au signal ; il tait éclater su joie; puis, ramassant une pierre et l’enveloppant de quelque chose, d me fait signe île m'éluiguer, et lance ce billet dans IIM chambre Elle le tire de aaniein.)
CLOTHILDE. Ull billel 1.. Ali ! voyous!
JOANNA. lisez.
CLOTHILDE, I iwonl, pendant que Joanna ukooeee «la tout cri», R Gustave est sauvé ! Son meurtrier vihuL de toi al ter sous tues «etéps. Qui que vous soyez, protégez Maria, soutenez «mi courage!
Si vous pouviez tu’iuLroduire dans le citai» an et me con- •luire près il'elle, sou j»ére et sou époux ne mettraient point de bornes à leur reconnaissance ! o Ah ! s’il était possible! ..
joanna. J’ai répoudu : « Descendez ta colline, suivez le cours «lu torrent ; gravissez les ruchers du précipice, et IAcIk-z d’atteindre jusqu'au mu» du rempart, n (Elle mmtre l’areb* qw tu au fond.) Il y est peut-être parvenu.
CLOTHILDE. Voyons, voyons! (EUc* courent toute* lex dan regarder par rooTeriure du grand «oupirad.)
joanna. Oui; tenez, là, sur ce rocher!
CLOTHILDE. Alt!
joanna. Silence !.. Il approche! *
clothii.de. Dieu! comment franchira-t-il cette épouvantable distance?
jo anna. J’y ai songé!.. Là, j’ai caché tout à l’heure... Attendez ! (Elle «ort par la galette.)
Clothilde. Je n’ose tourner les yeux vers cet horrible précipice!
joanna, apporta* un grand corda*». Allons, madame, du courage!.. Vous voyez que Joanna vous sert comme elle l'a
promis... H At on* -nous!.. Lngner ne peut tarder A descendre ! I
h faut avant... (Tout eu parlant. elle* out déroulé U cordage.) Attx- .
chef ce bout à l'une des colonnes; moi, je vais lui jeter l’autre.
CLOTHILDE. Je comprends ! (Clothilde tourne un de» bouU de U corde autour d’une colonne. Jouxta court, jeter l'autre bout par-dest» le rempart, et file toute la oorde.)
JoiitM. Il s.ûsit le cordage... U s’attache aux nœuds., il
monte...
CLOTHILDE, tombant à genout au pré» de la colonne. O ItlOll DieU, protège ce jeune homme !
JOAitRi. Prenez garde! Tenez-vous bien!., (&• penchant.) Donnez, donnez-moi la main (Feodor parait.) Le voilà!
CLOTHILDE, courant à lui. Ah! Féudffl
joarra. Chut!