‹ La suédoise drame en trois actesChapitre 9 sur 44 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

YVAN, BORMAN.

borman. D*où vient donc, monsieur 1« comte, lo trouble * où je vous vois?.. Pourquoi venez-vous seul?.. Où sont ces dames?

W AK. Elles me suivent sous bonne garde. Mais un événement funeste a failli m’enlever celle pour qui mon amour ne connaît plus de borne:.. Le croiras-tu, Borrnan, j’ai un rival?

Houx ak. Un rival!.. Et comment avez-vous souffert... vv an. Eh! qui peut tout prévoir?.. A peine, en quittant Norfcld, étions-nous entrés dans la vaste forêt, qu'une trou|*i île brigands se montre, nous entoure et nous ferme tous passages. Mes gens sont désarmés; moi-même ou me traîne dans la poussière, et déjà les misérables avaient arraché Maria de la voiture, quand, tout à coup, un jeune officier, suivi d u ii domestique, accourt connue l'éclair ; du premier coup, il étend & ses pieds le chef de ces barbares, retire de ses bras sanglants .Maria presque mourante, et inspire un tel effroi au reste du la troupe, qu'elle abandonne le combat et s’enfuit eu dèsordru. ..

ituHMaK. te jeune cavalier vous a sauvé la vie!

WA». Oui!.. Mais je n'ai pu lui dérober ta vue de Maria!.. Eperdue, égarée. Maria s'attachait à ce jeune inconnu comme à son défenseur; et, lui, frappé de tant de charmes, u’éprouvait pu un trouble moins visible. Ce fui comme i regret qu'ils se sépar&reut, et, malgré mes refus, notre libérateur nous accompagna jusqu’au prochain village. Là, j'espérais me me délivrer de sa présence...

boum an. Kh bien?

ms 11 n'a plus cessé de suivre ou de devancer nos pas... Vainement j’ai tenté de lui faire perdre nos traces ; partout où j’arrive, je retrouve ce jeune officier. S’il tarde à paraître, Maria s'alarme; ses regards inquiets le cherchent, et le. nom e Féodor est sans cesse sur ses lèvres. Enfin, pour parvenir à 'éviter, j'ai pris un long détour, et du moins, cette fois, il me parait impossible.. .

un h man. Eh! monsieur le comte, si c’est là le motif de votre trouble, qu’il se dissipe... Le soir nous serons au château, et la, personne ne vous disputera...

yvan. Le souvenir de Féodor restera dans le cœur de Maria! Mais, kJonuan, ce n’esl pas là tout mon tourment! J’ai, pour m'alarmer, un sujet bien plus gT.tve... Cette prétendue ha- • oime de Volinar, a qui tu as confié tous nos secrets, abuse é '.rangement du rôle que tu lui as lad prendre ; loin de chercher a servir mon amour, elle semble protéger Maria : sa tendresse pour elle ne me parait pas feinte. Lutin, te le dir.iisjo? je la crama, et la crois trop vertueuse pour nous servir sincèrement

uorman. C'est pourtant ce qu’elle fait, je puis vous eu répondre; non pas de 9oii plein gré, il est vrai, mats parce qu’elle ne pourrait faire autrement sans encourir la plus terrible vengeance!

wan. Je le sais, mais je préfère l'éloigner.

mokman. A la bonne heure!.. Dès demain, uous ia congédierons, et jusque-là... (nu bruit.) rv ak. Faix!.. Je crois entendre le bruit d’une voiture... itoiuiAK. En effet!

l’AOIOalLA, traversant U cour *au» «'arrêter. PacllOsky I PacllOsky !.. VI j un carrosse, va atud’vanl ! (nu* tort en courut.)

ïvan. A propos... l’hôtesse de cette maison nie connaît, il faut lui défendre de me nommer duvaut Maria.

BvRMan. Vous avez raison... Mais son mari?..

yvan. C’est un Relouais établi sur mes l erres seulement depuis sou mariage, mes traits lui sont inconnus HORMAN, voj*flt v*wr PacliovEy cl u fenuue. Fort bien... LatSâeZmoi faire.

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