‹ La Suisse balneaire et climateriqueChapitre 10 sur 88 · U 0. Vi · texte numérisé non relu

U 0. Vi

ceiif. cul).

iSÜ-2.]

Ce sont donc des eaux à fail.)ie minéralisation, sauf Passugg, qui est la seule avec une notalile quantité de bicarbonate de soude. Dans l'ouest de la Suisse, on a cherché à utiliser des eaux très [mres, contenant une minime quantité de bicarbonate de soude (environ d à ü centigrammes) et des bicarbonates de chaux et de magnésie ; ainsi celles de RomaneL de Montreux, d'Aiale, (jue l’on sature artiliciellement d'acide carbonique avant l’emploi. Les eaux d' I/enaiez (5 centigrammes de liicarbonate de soude) se distinguent entre celles de la Suisse occidentale par leur teneur élevée en acide carboniifiie (•ent.(aibes).

2'* Fnu.r bi.corboïtatées dUorurées. — Ces eaux (type Ftiix. Roynti ne sont guère l’epi-éseiitées en Suisse (jue 'iiar celle (V Fulisan . Celle-ci contient d’ailleiii’s plus de chlorure de sodium, 1.56 grammes, tpie de carbouatede soude, 19 centigrammes; en outre, W centigrammes de sulfate de soude.

8“ Faux bicarbonaté en chtora.rées >o(.lfaléc^. — Cette famille impoi'tante (lyjie (’arLxb(at> a un r('présenlanl en Suisse dans les belles soiirci's d(> d'arasp ;

Acide c;ir- ’ ,,, ; Hii\ de Chldnire Mill'Jde de

li(.mii|ue : lemp. , soude de- sodium soude

Source Idieius lOiiO U. 7 'i.S ;!.(i g.)

la* bicarbonate et le sulfate de soude rêmporbml sur h' chlorure de sodium, à l’invei'se de l'eau d'IÀglisaii. L'union de ces ti’ois sels et la présiuici' d’iiiu' fort grande (pianlilé

(riu-ule carbonique rendent ces

eaux aussi remarquables

^^"llesea^ux alcalines s’adressent en première ligne a l’e.s- (oniac: anorexie, dyspepsie, catarrhe fé-

conde lione,aux catarrhes des autres mwg'wewse-s (biliaiie, respiratoire, urinaire, utéro-vaginale). Le«eaux bic^ tées sulfatées sont en outre purgatives, et moditient aussi les muqueuses par la présence du chlorure de sodium. Indications : Affections de l’estomac, de l intestin, du toie,^ avec stase veineuse cardiaque ou provenant de 1 abdomen ; ictère aigu ou chronique; lithiase biliaire; goutte, rhumatisme, graxelle. diabète. Dans ces troubles de la nutiilion. le bicarbonate de soude a une action profonde sui

toutf organisme en général.

I.es bons résultats obtenus avec ces eaux en cas dooeùtê sont dûs à leur action purgative combinée avec un ré-

gime rationnel. X»- 1

Les eaux alcalines conviennent aux atiections des roies urinaires; elles sont diurétiques et calment par l’alcalinisation de l’urine dans les cas d’irritation de la muqueuse. Elles sont sans effet sur les cystites dues à l’invasion des microbes. Quelques eaux alcalines contiennent une petite quantité de lithine à laquelle on attribue une action dissolvante spéciale sur les dépôts et calculs d’acide urique, chez les goutteux; toutefois, cette action paraît être inférieure à celle du bicarbonate de soude.

Les bains (Veau alcaline n’ont d’autres effets que ceux du bain chaud. Parfois, cependant, ils ont une action spéciale due au chlorure de sodium ou à l’acide carbonique qu’ils contiennent (voir eaux chloruî'ées. eaux acidulés) .

3*’ Eaux purgatives ou sulfatées magnésiennes ou sodiques. — Les eaux se trouvent en Suisse à Birmensdort et à Mùlligen, ou elles sont olitenues par lixiviation.

l,ocalil('“S

Sulfate (le

Cl dorure

magnésie

soude 1

chaux

sium

Birmensdort' ....

.MüHiKcn

liC sulfate de magnésie est à peu près une fois et demie plus actif que celui de soude. Les eaux purgatives sont exportées seulement. Les eaux })urgalives naturelles agissent à plus faible dose que les :^els de la pharmacopée.

4“ Eaux chlorurées sodiques. Eaux iodurées. — Les principales eaux salées de la Suisse sont celles de Bea:, Rheinfelden, Schu'eizev'lialle, c’est-à-dire des eaux provenant des salines. Une eau salée indurée se présente à Wildegg.

La Suisse ne possède malheureusement pas de source thermale chlorurée sodique. En revanche, elle a des eaux à la fois chlorurées et sulfureuses (froides à Loslorf, chaudes à Lavey; voir Eaux sulfureuses).

Localités

Chlorure de

Sulfate

de

magné-

sium

potas-

sium

so-

dium

cal-

cium

chaux

Rheinfelden. eau salée . .

Rheinfelden. eau mère . .

Schweizerhalle

Bex. eau salée

Bex, eau mère

Wildegg

Le titre si élevé du chlorure de sodium dans les eaux provenant des salines de la Suisse a un intérêt plutôt scientifique que pratique, puisqu’on les dilue dans un bain d’eau simple de manière à obtenir le faible degré de salure prescrit par le médecin. Certaines eaux chlorurées se prennent intérieurement, ainsi celles de Wildegg, et l’eau mère de Bex après dilution et filtration.

Outre les chlorures sodiques, magnésiens, calciques, les eaux salines contiennent souvent des sulfates alcalins ou (îalcaires, des bicarbonates de chaux ou de magnésie, enfin du fer, des traces d’iodures et de bromures; en tait de gaz, de l’acide carbonique, parfois de l’hydrogène sulfuré (Lostorf).

L’action utile de cette minéralisation compliquée des bains salins est due à l’irritation produite par le chlorui-e de sodium et celui de calcium sur la peau. Si le premier n’est pas absorbé, il imbibe du moins les couches sujierlicâelles de la peau, de manière à exciter directement les extrémités des nerts cutanés. Le bain salin a une action tonique; il stimule fortement les échanges intimes dans les tissus, favorise la régénération cellulaire, la résorption des épanchements et exsudais. Le chlorure de cahunin pal'aît avoir une action tout aussi importante, si même elle n’esi pas plus forte, ((ue celle du chlorure de sodium.

Introduit dans le corps par la boisson, le chlorure de sodium amt sur la digestion stomacale et intestinale, dissout feZicus! favorisela sécrétion gastrique et biliaire exa e le mouvement péristaltique. Il a une action profonde sur la nutrition générale et sur l’hématopoese.

IxDicvTioNS. — Les bains chlorures sont les bains par excklence de la scrofule, dans ses manifestations les plus variées, du rachitisme; ils exercent une action résolutive, résorbante sur les glandes hypertrophiées, les exsudats et épanchements chroniques, les engorgements des maganes internes, spécialement des organes du petithassin chez la femme; ils conviennent à certaines affections chirurgicales, spécialement à celles qui sont basées sui la scrofule Les eaux chlorurées peuvent être conseillées a certaines formes de rhumatisme; en revanche, elles sont peu utiles dans les maladies de la peau (exception faite des manifestations cutanées de la scrofule). Pour la goutte, les eaux chlorurées très faibles sont les seules que I on puisse recommander. L’acide carbonique de certains bains chlorurés a une importance considérable.

A l’intérieur, l’eau salée convient aux catarrhes des muqueuses du tube digestif et des bronches, aux lymphatiques et aux scrofuleux. Dans la cure interne, de nouveaux facteurs entrent d’ailleurs en ligne, savoir 1 iode et le brome contenus dans certaines eaux chlorurées sodiques. Voici les principales eaux suisses contenant des indurés et bromures :

Localités

ingr.

Constitua nts

Saxon

lodures de calcium et de magnésium.

Bex, eau mère

lodure de magnésium.

Wilflcgg

lodure de sodium

Bex, eau .salée

lodure et Oromurc de magnésium.

Solis

lodure et bromure de sodium.

I*as.sugg, s. Fortuuatus . .

lodure de sodium.

Tarasf», s. Lucius ....

lodure de sodium.

Hotlienbruiineu ....

lodure de sodium.

Saxon tient le premier rang dans cette catégorie d’eaux ; malheureusement, son titre d’iode est essentiellement variable, et cela, dans des limites étendues. Malgré leur faible quantité d’iode, les eaux indurées agissent, comme l’expérience l’a prouvé, d’une façon réelle dans la scrofule, le goitre, les hy jieilr opines glandulaii'es, les exsudais (d éprmciiem.eiits chronUiiies, le syphilis tertiaire,eXc.

5° Eaux ferrugineuses. — La Suisse contient un ^u’and nombre d’eaux ferrugineuses ; à vrai dire, il est peu d’eaux minérales où l’on ne trouve le carl)onate de protoxyde de fer représenté dans l’analyse par une troisième ou une <piatriènie décimale.

On a fixé arbitrairement une limite inférieure à jiartir de laquelle on qualifie l’eau de thérapeutiquement ferrugineuse (pour les uns 2 centigrammes, pour les autres 3j. Le fer est dissous dans la majeure partie de ces eaux sous la forme de bicarbonate, grâce à la présence de l’acide carbonique. La Suisse compte aussi quelques eaux, inutilisées, où le fer se présente sous la forme de sulfate. Outre le bicarbonate de fer, les eaux ferrugineuses contiennent tantôt du bicarbonate de soude, tantôt du chlorure de sodium, tantôt du sulfate de soude, du carbonate ou du sulfate de chaux, tout autant de subdivisions ({ue l’on peut établir dans cette famille.

Voici les principales eaux fernigineuses de la Suisse :

Localités

Sl-Moritz

Tarasp-Scluils, Wycj S. Hcnianliiio • • • PassuL'g, Molvc(li‘a(|.

Siiiestra

Tiol(Mikast('ii

Pidei'is

Scliwaîiidikaltliail Biuineiistcin . . .

Sccwcii

Ottcnk'ue

.Morsiiis

Bicai'b.

de fer

.\cido

cnrb.

mgrm.

lOil

Principaux constituanis

Bicarbonate, sulfate de soude. Bicarbonate de chaux.

Sulfate de cbaux, de magnésie.

Bicai'b. de .chaux, de soude, de magnésie.

Bicarb. de cbaux. sulfate etaiwn.

de soude.

Sulfate et bicarb. de chaux, chlor.

de sodium.

Bicarb. fie soude, de chaux.

Bicarb. de chaux.

Bicarb. de chaux.

Bicarb. de chaux, de magnésie.

Bicarb. de cliaux, de magnésie.

Suifale lie chaux.

Il itiuL y tijuucci, ufipifo VI ,

vine avec 59 milligrammes de bicarbonate de fer, et Gon-

ten avec 43. . .

Si la Suisse n’a pas de sources ferrugineuses aussi fortes que celles de l’étranger, elle trouve une anqile compensation dans la haute altitude où jaillissent plusieurs de ces eaux, par exemple celles de 'lYf/rosp, Morpitis, nardino, St-Moritz. etc., altitude qui possède elle-menie, nous l’avons vu, une action hématopoétique excellente. Le fer de l’eau minérale relève chez les anémiques le nombre des hématies, augmente la (fiiantité d’hémoglobine du

I ••u*rmn •istrino-eiitedu fer sur le tube dij^estif se tra-

sang. • celle des sels qui accompa^ment

vertu à l'ac-'ide rariwniqne qu'ils eontienuent (vou- hfm.' ""ivîi'Sioxs. - A«Me, cmro-rnæmie, mtx rie Ç,i-

HwV'te l'oies Ai, terres, mtarrhc Oa-omori

fi" Ealx sulfureuses. - Elles sont 1res nombreuse» en -Suisse ■ la plupart sont froides, mais il y en a de très chai dësTiui'c!/. Àhinznmn, Bariew. Elles conttennen toute» dp r hydrogène sulfuré qui leur donne leur odeui bien connue- en outre, comme constituants «oxides, des sulfures et sulfates, parfois des chlorures. La quantité d by i - <rène sulfuré libre varie beaucoup, arrivant au W centimètres cubes (La Lenhj. La Suisse possédé aussi uaelrmes sources contenant, outre rhydro-ene sulfure libre du sulfure de sodium, ce corps qui tait la caiacteri. tiaue des eaux des Pyrénées (celles-ci pont pour la lilnpart pas d’hydrogène kilfuré libre). Voici la composition des principales eaux de la Suisse :

Uocaliti'S

l.üstorf

La Lc-iik, ItaliiKi Scliiiiziiacli

Uuniigcl, S liriiimeli lleustricli Schimlicr!

L’.Mliaz Lavcj Yvcnioii .

Lac noir • r.lianipiTy Stachfllxirp iiadcn Alvancu

On voit qu’il y a des eaux sulfureuses cliloiMirées fZ/>.vtorf, Schinznach, Lavo.y, Baden), alcalines avec bicarbonate de soude iHe.uHtrich, ScJii/abery, ('luünjuiryj. calcaires (Ln Lenli, Gurnujel, etc.), salines par le sulfate de soude ou de magnésie (Lamy, Badenj.

L élément commun de toutes ces eaux est l’hydrogène sulfuré, car les sulfures de quelques-unes d’entre elles se décomposent et donnent naissance à de l’hydrogène sulfuré, ou parfois aussi à du soufre, qui, s’il est en quantité suffisante, constitue un purgatif doux. Ce gaz pénètre dans la circulation soit par l’estomac, dans la cure par la boisson, soit par la peau et les poumons, dans la cure balnéaire. Il est éliminé par les reins, les poumons, la peau ; les sulfates de l’urine augmentent. L’hydrogène sulfuré a une action toxique sur les globules rouges, dont il chasse l’oxygène, en se combinant à sa place avec l’hémoglobine. On a dit que son action se portait surtout sur les hématies anomales ou usées, mais c’est là une pure hypothèse. Il ralentit les battements de cœur; on lui suppose une action cholagogue excellente et curative.

Les bains sulfureux agissent tant par leur action excitante sur le tégument que par l’absorption du gaz à travers la peau (il n’est pas prouvé que la quantité absorbée est faible) ou par les poumons, le baigneur respirant un mélange d’air et de gaz. Il est difficile de faire le départ de ces nombreux facteurs : bain chaud, gaz, sels contenus dans l’eau. A la longue, l’hydrogène sulfuré a une intluence déprimante sur la circulation et la respiration ; mais il active les fonctions de la peau et modifie profondément les éléments intimes de l’organisme.

Pen d’eaux minérales ont soulevé d’aussi vives discussions que les eaux sulfureuses ; on est tombé d’un côté dans un naïf excès de confiance, de l’autre dans un scepticisme outré qui, chose curieuse, admet à peine l’action thérapeutique de l’hydrogène sulfuré, tout en faisant de sombres tableaux de son action toxique. Il est vraisemblable cependant qu’un agent aussi actif que ce gaz, pénétrant partout, expulsé par exemple par la peau quand on se borne à boire l’eau sulfureuse, ne peut manquer d’influencer les éléments les plus délicats de l’organisme. Dans les bains sulfureux, l’hydrogène sulfuré peut agir comme le chlorure de sodium, l’acide carbonique d’autres bains. On oublie trop souvent aussi que de grands ellets

npuve.it être proclnite p».' une petite cause, surteul .luan.t

üelle-ci «ont prescrites en

ISOICATIONS. — T.fth , lgg niuqueuses pUary'n-

boisson dans les diveis ca^ i.êsicnlr. Leur

Oicnne. remrntovrc leur a valu une

action sur les eleme"^ ^e^ rcmense abdomi-

rertaine vogue dans mcjorgemeM

leur attribue une action tavo-

rable dans les intoancntwns rlumiatis-

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