ENVIRONS DU LAC LÉMAN
GENÈVE, 378 iii., 71000 habitants. — Celte belle ville est située à l’endroit où le Rhône sort du lac Liunan. Sa situation pittoresciue, les eaux si pures du tleiive «lui la traverse, la vue du Mont-Blanc, ses luonuments historiques, ses ressources scientifiques, littéraires et artistiques, tout cou-
tribue à attirer dans cette ville un grand nombre d’étrangers. Mais le climat n’est pas favorable au séjour des malades. La température moyenne de 1 année est de celle des divers mois: janvier — 0.4Ü, levnei 0 84, ’mars 4.62, avril 8.6, mai 12.42, juin 17.26, juillet 18 18 août 17.67, septembre 14.54, octobre 9.59, novembre 5.45, décembre 1.12. Le nombre des jours avec chute d eau est de 117, avec un total de 846 millimètres d eau. On compte 25 jours de brouillard. Moyenne de l’humidite relative, 82. Le climat de Genève est donc assez humide. Les vents dominants sont celui du nord-est, puis celui du sud-ouest ; le premier, la Use, s’y fait sentir souvent avec
une grande violence.
Genève offre en été des ressources balnéaires spéciales, on se baigne, en effet, soit dans le lac, dans le Rhône, soit dans les eaux très froides de l’Arve.
Les environs de Genève renferment un grand nombre de villages que leur situation et leur climat recommandent aux convalescents et aux malades. Sur la rive gauche du lac : les coteaux de Cologny, 456 m.; Pressy, situé sur une hauteur ensoleillée avec un asile de convalescents qui rend d’excellents services; Jussy, 473 m. Au sud-ouest de Genève, Lancy, 400 m., localité à l’air vif. Sur la rive droite du Rhône, le Petit-Saconnex, 443 m., village heureusement placé sur une colline.
Les véritables stations climatériques voisines de Genève, Moi^ieæ et Monnetier, sont situées sur le territoire français, à environ 10 kilomètres de la ville, au pied du Mont Salève ou sur ses pentes.
Mornex, 497 m., village sur le flanc oriental du Salève, offre plusieurs endroits bien abrités contre les vents du nord. On y séjourne d’avril à novembre. Son climat est doux et convient aux malades excitables, aux convalescents, aux phtisiques et aux asthmaticfues.
Monnetier, 712 m., se trouve dans une gorge profonde, véritable coup de hache qui partage transversalement le Salève en deux sections d’inégale importance. L’air y est vif, renouvelé sans cesse par un courant d’air. L’exposition est tout autre qu’à Mornex, les vents du nord-est y ont libre accès, la température y est plus basse. C’est un air plus vif, plus tonique que celui de Mornex, et préférable pendant la saison d’été. Lombard le recommande aux hystn-iques, aux chlr/rotiques, aux épuisés par suite d’hémom'hayies, aux gnsti'ülyiques, aux dyspeptiques et à tous les malades
atteints de nérroHCs pouvant être utilement cornhattnes par le séjour à la niontafrne.
Kntin, le sommet du Salève, Châlet des Treize-arbres, 1171 m., oü’re aux malades les avantaf^es d’un véritable climat de montagne.
(ienève a donc sous la main trois stations de la zone subalpine pouvant satisfaire à des indications fort diverses. On atteint ces stations sans diflicultés par de bonnes routes carrossables (Mornex est à 10 km. de Oenève, Monnelier à 12 km.). — Chemin de fer électrique en construction desservant Mornex, Monnetier et les Treize-.-\rbres.
Champel-sur-Arve, 416 m., dans le faubourg sud-est de Oenève, dans une position élevée sur une colline, au milieu d’un parc avec de beaux ombrages. Ktablissement h.ydr()thér(t.j)ique de premier ordre: douche:^ dicerses, jnscine.s à eau courante. Bains de tout genre; maiUols ; bains russes et turcs. Massage. Aérothérapie, électrothérapie, etc. L’eau froide employée à Champel est celle de l’Arve, rivière qui descend avec rapidité des glaciers du massif du Mont-Blanc. Elle a une température moyenne de 10°, qui tombe parfois, au moment des grandes crues, à 8 ou 9. L’eau est fort pure ; elle contient 15 centigrammes de sels par litre, principalement du carbonate et sulfate de chaux, du sulfate de magnésie, de l’argile. Elle est rendue légèrement grisâtre par du saMe lin qui s’y trouve en suspension. Le mouvement rapide de l’Arve sur son fond rocailleux mélange à son eau une quantité notable d’air. L’eau est élevée de la rivière à la hauteur de l’établissement de Champel par des^ pompes, qui peuvent déverser par minute 1 mètre cube d’eau dans les piscines à eau coui’ante, et 150 à 200 litres d eau ültrée dans les réservoirs. Le courant des piscines i)eut être gradué et répondre ainsi aux indications les plus variées. On traite à Chami)el surtout les attections du système nerreu.r (nécroses, neurasUténie , hystérie, choree), celles de la moelle (ataxie, paralysie infantile). Va né mie et la (•id(yr()-(vnémie, les rhtmiaUsmes, bi sciatique, le diabele. VaÀbu'tninurie, ralfaiblissemcnl deÿ, organes se.rnels. les affections utérines. Notons encore la conralescence. et surtout \‘A.dyspepsie et les affections de f estomac (nerrataies, qastrèetasie, (tyspej)sie neurasthénique i.
LAUSANNE. — 455 m. (gare) à 520 m. (cathédrale). m le de a:UK)0 habitants, à 60 km. à l est de Oenève, sur les pentes du .lorat. Depuis (iindcpies années, Lausanne est
par unr très 'l'.ïéin so'
■iel'r s:,m'i'‘: ;Xs"o.m.èe^au- mi.n, et ses et.virons offrent ponr qnMte e™,,.
'f ï du M eüe nf p ésente |.as les carac-
{“iXe'liï; >^?ÏSeî
1 Miis-inne qu’à Genève ; on compte par an loi jonib avec ICiè Tenu ^ im total de 1088 niillim. Le re-.me des vents a déjà été mentionné à propos dn bassin nrédominance dn vent dn nord-est qui est a celui du S-S 1-30 est àl. Lausanne oftre de nom-
breuses ressources ponr l’édncation des jeunes geiis, ies-
teS'de'crrtain^^^^^ pulmonaires (ponr les
indications, voir JTeust.rich) et pour l anesthesie sans
dani'^ers nar le protoxyde d azote. ,, i ^
Ouchy 876 m.. port de fsansanne, à laquelle il est re lié i>ar un chemin de fer funicnlo.ire. Situation ble aubord dn lac; ombrages
nord-est v sont un peu moins sensibles qn a Lausanne. Bnins d/a lac très fréquentés pendant la bonne saison. Romanel, 611 m. Kau alcaline \illage a ^
nord-ouest <le Lausanne, station du chemin de tei Laiisanne-Hercber. La source, a
fournit environ 10 litres par minute. L eau contient pm litre, en milligrammes (analyse de Bruaner) : carbonate de calcium 289, sulfate de calcium 26, chlorure de sodium 12 carbonates de iiiagnésium 45, de sodium 2i, de potassium 20. Acide carbonique libre 28 c. c. Bischoff y a trouvé en outre, dans une précédente analyse, 1 / milli- <rranimes de nitrate de calcium, qui a disparu à la suite de perfectionnements a[q)ortés au captage de la soime. V.ette eau est donc très pure, ne titrant que 866 inilligramines de sel par litre : on y remarque la presence de sels a base de iiotasseet de soude. Analogme à l’eau d Lyian, elle est employée dans les même atVeclions <(ue l’eau tram^aise, après avoir été (‘liargée artiticiellement d acide carbonique.
Au-dessus de Lausanue, dans la direction du noi'd-est, le climat des pentes du Jorat prend rapidement un caractère subalpestre, l’air est très tonique et vivifiant, à une certaine altitude. Venues, 708 m., sert de séjour d’été à de nombreuses familles. Vers chez les Blanc, 857 m., séjour d’été, à proximité des forêts: station intermédiaire entre la plaine et les montagnes proprement dites ; air pur et vif. Ces localités sont desservies par une voitui-e postale partant de Lausanne.
Chexbres, 580 m. (T), à 18 km. de Lausanne, dans la direction de l’est, au-dessus des pentes couvertes de vignes de Lavaux. Station de la ligne Lausanne-Bei-ne. La station est à 8 km. environ de Vevey (service d’omnibus, fr. 1.25). Excellent air, vue magnifique sur le lac et les montagnes, notamment depuis le Signal, point de vue recommandé à tous les touristes.
Vevey, 880 m. (T.) Ville de 7925 habitants, à 19 km. de Lausanne. Station d’automne et de printemps ; station intermédiaire. Cure de raisins.
Itinéraire. — Vevey est station du chemin de fer de Lausanne à Brigue et des bateaux à vapeur du lac Léman.
Trariway électrique de Vevey à Montreux et Chillon. — Casino-Thédtre ; Cercles du Léman, du Marché. — Bains du lac. — Eglises protestantes allemande, anglaise; catholique; russe.
Vevey est une charmante petite ville, proprement bâtie au bord du lac Léman, à l’embouchure d’un torrenÇ la Veveyse. Elle se trouve déjà dans cette région termiminale du lac Léman qui est certainement une des plus belles parties de la Suisse. La vue est splendide, au sud sur le lac et les montagnes de la Savoie, à l’est sur la chaîne de montagne de VAreel, qui, s’élevant brusquement de la vallée du Rhône au delà de Villeneuve, va du côté du nord se souder aux montagnes fribourgeoises. Au nord-ouest, de l’autre côté de la profonde échancrure qui laisse passer la Veveyse, le Pèlerin, dernier renflement du .Torat (1000 m.), arrête les vents du nord-ouest, ou./oran. Les montagnes qui se dressent à l’est et au nord-est de Vevey ne sont pas assez rapprochées poui' protéger complètement la ville contre les vents du nord et du nordest ou bise. Toutefois, grâce à elles, ce vent n’a pas ici l’intensité qu’on lui connaît à Lausanne ou à (fenève; mais il n’en est pas moins vrai qu’il descend sur la ville, soit par-dessus les montagnes, soit en suivant la vallée de
région sont conx dn
V\ Vevevso. Les antres vents de la
La 10.4, C-urchod 9.78, moyenne
‘«Vaprès Curchod,
inensnelles ; i^Xaeût^^
oXln•e'i^.8!^lovèm^^^ 5.0,' décembre 1.0. chiffres Hnipid d'nne énoqne déjà bien eloignee de nons et J^emmi pni • étre œnthm^ p'irdes observations plus recentes, Vant-mt nlusau’il ost possil)leqne de notables changements i "oient proiïnitel la climatologie de cette cemon
dans les vingt dernières aiinees^^^
moyi^nne
n'osl nas .'onmie, l,a qumMé dam tombée annuellement esllvaïnée à 9IK) .nillim. (Çnrcftod, ; I annee com|.te 9 imirs clairs. 60 de plnie, i de neige et >0/ mixtes, ii s’af^it là iirobablement de .jours on il a plu tonte la jo}” " née et dans les jours mixtes on a compte sans (tonte bien des jours où il a plu. Vevey doit aAmir un (’hittre ^ e .jours •iV(V chute d’eau à peu près semblalde a, ceux 6e Lau- ’sanne (lùl jours) et de Montreux (140 .jours). Martin résume en ces termes la climatologie de \ evey contrée en jdein soleil, à température variable, sans extrêmes excessifs, peu humide; neige rare, brouillard très nu-e Vevev n’a donc pas nn climat troid, mais cependant les vents du nord s’y font sentir avec une force telle cju on ne neut classer cette ville au nombre des stations climateiiques d’hiver. En revanche, c’est un charmant séjour de nrintemjis et surtout d’automne, saison pendant laquelle on V fait la cure de raisins. En septembre et (octobre, le tenijis est en général beau, la végétation prend des teintes sunerbes sur le flanc des montagnes, la chaleur est tempérée, les nuits deviennent frahdies Vevey jiarticipe en réalité encore an climat de la plaine du Rhône . le ^(vnt du midi y arrive encore avec force, et souvent, par la bise, le ciel est clair alors (jii’il est couvert de nuages sur le reste de la région du lac I.,éman.
Vevey a de charmantes promenades dont plusieurs sont horizontales, jiar exemple le quai Sina, les routes derrière hi ville, dans la direction de La Tour ou le long de la Veveyse. Plus loin, du c/ffé du nord on du nord-est, on trouve nombre de buts de promenades ou conduisent des chemins plus ou moins en pente, à travers nn pays heureusemenl couvert de prairies et plaidé de noyers ou d ar-
bres fniitiers. I.!i vue dont on jouit de Vevov est la iiiHine que celle de Montreux; toutefois la Denl-'du-Midi, pins éloignée, se présente sous un autre aspect que dans cette dernière localité.
La ville est salubre; elle est bâtie sur un sol conij)osé d’alluvions, de graviers charriés par la Veveyse. par conséquent poreux et sans humidité à une distance sufli.sante du lac. L’eau potable qui provient des montagnes, près des Avants, au-dessus de Montreux, est d’excellente qualité.
Indic.vtions. — Vevey est avant tout une station d’automne, utilisable soit pour la cure de raisin, soit comme station intermédiaire pour les malades qui se diriuent vers le midi ou vers les stations d’altitude. Comme ville d’hiver, V'evey sera moins un séjour de malades atteints d’atfections des voies respiratoires qu’une station convenant aux débilités, à certaines névroses, à tous ceux (jui ont besoin d’un climat relativement doux, mais conservant encore un certain degré de tonicité.
Bibliographik. — 6’v/rcèod, Essai sur la cure de raisins. 1,S<)0. Martin, Vevey, station climatérique, 188(5.
Les environs de Vevey offrent plusieurs localités (jui peuvent être conseillées avec avantage aux malades. La Tour de Peilz (T.), qui n’est en vérité qu’un faubourg de Vevey, peut être assimilée à cette ville dont elle présente toutes les qualités en y ajoutant celles d’un séjour un ])eu plus champêtre. Station de chemin de fer et des bateaux. Chardonne, 582 m. (T.), à S km. au nord-ouest de Vevey (voiture i)Ostale). sur le flanc méridional du Péleiân, est un village dans une bonne exposition au soleil, à une certaine élévation au-dessus du lac (plus de 200 m.) Air excellent et doux. St-Légier ('!’.), à 4 km. au nord-est de Vevey (voiture postale), est un agréable séjour de campagne. Ces deux localités conviennent comme s/n fions d'r/r ou (l'au/owiu’..
MONTREUX. — .Mtitiide, débarcadère de \’ernox. 077 m.; pont de Montreux-Planches, 489 m. ('1'.) Station rlitnatériqur (t’autonone. d'Iiirrn et de jtri'nt(0)ijis. ('mr dr raisins.
iTiNÛKAiiiK. — Montreux coiu|)reml (piatre stations de chemin de fer sur la ligne Ijansanne-Hrigue, savoir, de l’ouest à l'est, Clarens, Montren.r (la plus importante en même temps ipie la ])lus centrale). '/'(‘rritcd-Ginon. Vci/la u.v-C/ii/ion. 'l’rois dél>arcadéres de bateaux à vapeur: Ciarc.ns, Verne.r. Trrrilrl. — De
s? 'lïhiirÆn't^uTï.'œ
met IV4 luMu-e ^ V'’'',^ 1KS9 • '••>0 traîné et 10 lia teaux
i;l;ïï;"to«i« <<» ««/«(io» « «« ‘''("".it sSiifÆ
nades. bancs, de l’entretien des routes, etc.
Montrenj- est un nom collectif pour la contrée qm
s’étend entre le lî'f' [""(iw- ■\ lextréinité orientale du lac Léman, de Glaiens a t.mi Ion Montreux, qui est le nom de là paroisse, coinpie (
feSSÎmmes^ L Le cmelani
la idus grande des trois, avec les localités Venir. >■ et. plus haut, ('hnrve.r, les Avnrds, 64/0 habitants- -.l" Les Planches, avec Terri tet et Glyon., .^ad/ ha-
bitaiits- d" rm//nn./-. 456 habitants. Ces communes sont r. .. . '■ r ..MÎoooQii'r rin donne
parc....
comptàït' eVrtout 9d6d habitants au l«'' décembre 1888.
La chaîne de montapnes qui protepe la contrée du lote du nord-est court du sud au nord; elle seleve ment de la vallée du Hhône, au delà de porte successivement les noms de Monts d Arrel, liothei s de \aiie (’MVi m.). Dent de .laman (18/9 m.), \erreanx, Caae an d/omc ( 19d5 m.) ; plus loin elle se soude aux monta-nes de la (Iruvère fribourpeoise. Montreux est éta-^é smr les dernières pentes de ces montapnes, au point où '"elles viennent plonger dans le lac; il existe pourtant unesurface à peu près plane, qui. nulle à Veytaux, atteint son maximum de largeur a (Uai’ens. Montreux est |)l.ice aux bords d’un golfe, faiblement creusé, ((ue le torrent appelé Haie de Montreux a divisé en deux moitiés par un promontoire di' gravier, l^a l'ivedu lac a la direction noidest-sud-ouest; elle est suivie par la grande route de Lausanne à St-Maurice, le long de laquelle se succèdent presque sans inteiaaiption ('la rens (jirécédé a 1 ouest par les villas Dubochet). Vei^ne-j'-dessnas, Dnn/iort, ’lerritel.
Veyl(ia.i‘ et enfin le dt, (Ue.au d.c (Jhillon. I.e second étage (le cet amphithéâtre est formé par le chàt(ian du ('h/delard, au-dessns de Clarens, Ve'rnea'-drss'as, les Planches et leur romantique église. Le troisième étage, c’est ('harneœ, entouré de noyers, Srmzier, et é/q/owsiii- un promontoire de la montagne, séparé de Sonzier pai’ le ravin profond du (lhauderon. Enfin les Avants, àdOO m. au-dessus de Glyon, forment le dernier gradin de ce vaste cirque.
On peut difficilement trouver en Suisse un plus beau spectacle que celui dont on jouit depuis Montreux, par exemple depuis le cimetière de Olarens. La gracieuse courbure du golfe qui vient se souder, à la hauteur du cEâteau de Chillon, à la sombre montagne de Sonchaud, rameau de l’Arvel, les flancs escarpés des Monts de Cau et de Gubli, le miroir limpide du lac et, au fond, la plaine du Valais, dominée majestueusement par les sept ])ointes de la T3ent-du-Midi ; enfin, vis-à-vis, sur l’autre rive, la masse imposante des Alpes de la Savoie, qui élèvent d’un seul bon(i leur tète chauve à 200U m. au-dessus du lac, tout cela forme un ensemble qui soutient la comparaison avec les plus beaux sites des lacs suisses. En automne surtout, un charme profond, mystérieux, qui saisit l’Ame, s’élève de ce paysage enchanteur.
.\u commencement du XIX'’ siècle, cette région était encore peu fréquentée; Jean-Jacques Rousseau et Ryron venaient de la célébrer dans leurs écrits. Les premières pensions d’étrangers s’ouvrirent vers 1820. Mais ce ne fut ({ue 40 ans après, une fois le railway construit, que Montreux acquit une réelle importance. Aujourd’hui, Montreux a pris l’aspect d’une ville; de nombreuses constructi<ins se sont élevées l’une après l'autre, surtout dans la région voisine du lac, transformant la route en une rue bordée de magasins splendides et animée par le passage incessant des voitures et du tramway électrique. On a construit plusieurs hôtels qui ne le cèdent en rien aux i)lus beaux établissements de ce genre en Suisse, des églises, un kursaal entouré d’un parc. Une soixantaine d'hôtels et de pensions disposent d’environ 8000 lits. Les installations sont en général fort bonnes. La plupart des hôtels ont des jardins; eu hiver, les chambres sont bien chaulfées par des poêles et pourvues de doubles fenêtres ; les corridors et les es(^aliers, chau liés aussi, sont (‘ouverts de ta- [>is. De cett(! fa(;on, les maisons soûl très confortables, (piehpie temps ([u'il fasse eu hiver.
ÔÇ) —
v;;i:f/4or';:Sat,stM^
fr"=i n^e SaBÏÏJnre!:":
CenLbi'e^
nni- 1p nassa^^e d’étrangers venant des stations mendioiic les ou lies stations de monteçne ou y a''™*"
les ou ues suitions (le ./üi-viomytrA
Montreux pour la cure de raisins. An mois de et octobre, les hôtels sont remplis ^lontrenx est |nito t frémientépar des Allemands, des Rosses, des biiisses ei des\ngla?s ; les antres nations sont moins fortement le-
^^^D’nnriAçon générale, plus on va de Glarens du côte de Veytaux. plus on est protégé contre ^e vent, mais plus
•nSi le' soleil se lève tard. Veytaux, qui est si admiia-
blement situé à l’abri de la bise, voit le soleil bien plus tard que les maisons les plus occidentales de ^tarens , en revanche, il n’a pas la bise que ces dermeres ressentent,
d’une façon très affaiblie d’ailleurs. oT-mde
l^a lu’incipale promenade des malades c est la .
route: elle a été pourvue de bons trottoirs nui permet la marche meme en temps humide. Malheu sement, malgré les arrosages, elle est poussiéreuse P^l^® temps sec. Il existe aussi à Glarens nn quai d une certaine Rendue. Une autre promenade une des plus ^e^s et ^ plus abritées, c’est la route a mi-cote qui relie Veinexdessus au cimetière de Glarens. L’absence de promenades verdovantes à proximité des hôtels est un des "
blés de Montreux, qui se fait sentir sm’tout en automne et au printemps. D’une façon générale, il tant niontei pour sortir de la zone des habitations et des vignes, zone Uns ombrage. 11 faut pouvoir marcher et s eleyer le long des coteaux pour atteindre soit les parties boisees qui se trouvent au-dessus de Glarens, soit celles qui existent audessus de Montreux (la curieuse gorge du Ghauderon, la région de Glyon, de Mont-Fleuri). Veytaux est le mieux partagé sous ce rapport.
.Montreux possède une excellente eau potable provenant des \vants et distribuée dans tons les hôtels et la plupart des maisons. Les égoiits, naturellement très en pente, conduisent directement le sewage au lac. Ils déviaient être munis de coujie-vent adaptés aux bouches de leui
l'é^'ioii siipéi’ioiire. de nuinière à éviter des coiinirds ascendants (ini se [)rodnisent parfois.
lia végétation téinoij.ine de la douceur du cliinat. I)ans tous les endroits où le terrain est bien exposé an soleil, on a planté la vi;4'ne; les nrln-es fruitiers et les tio y ers «garnissent les terrains où cette plante ne peut croître (pai' exeini>le ù H;tugy, à d’avel). Les châtaigners soid nombreux à Veytaux et le long du chemin qui mène à (flyori. Le mûrier, le grenadier, le figuier, ramandier et d’autres ])lantes du Midi se voient dans les jardins bien abrités. L’hiver exceptionnellement rude et prolongé de 1879 à 1880 a été fatal à un grand nombre de plantes.
La santé des habitants de Montreux est bonne comme celle de la population des rives du liémaii en général. 11 n’est pas sans intérêt de noter, d’après les D''-" Bumzod et HeHholP.t (cités par Morin), que la phtisie pulmonaire est moins fréquente chez les habitants de Villeneuve que chez les habitants indigènes de Monti’eux. Hans doute, ce fait provient du grand nomljre de phtisiques qui sont venus habiter ces rivages, et non point de l’antagonisme entre la phtisie et les fièvres paludéennes. Celles-ci. en effet, fort fréquentes à Villeneuve au commencement du siècle, en ont presque complètement disparu.
Climat. — A une exception près, celle de Sion, Montreux possède la température moyenne la plus élevée parmi toutes les stations suisses situées au nord des Alpes. Pour l'hiver, Montreux a même une moyenne supérieure à celle de Sion, au lieu de 1.35°. (les qualités exceptionnellement favorables sont la conséquence de ])lusieurs facteurs ; en premier lieu, l’absence des vents du nord et du nord-est, si fréquents et si rudes en hiver dans le bassin du Léman, à la fois secs et d’une violence extrême ; en second lieu, le réchauffement du sol en pente j)ar les rayons solaires ; en troisième lieu, la réflexion de ces rayons par la surface du lac; enfin, l’influence reguhy trice (lu lac sur la température. D’autre part, il est vrai, Montreux est exposé sans défense aux veids du sud-ouest ({ui, sans avoir l’importance de ceux du nord dans la région du Léman, sont cependant fréquents et parfois violents.
Tempérolare. — Voici les moyennes mensnelles de Vernex, calculées d’après les observ'ations du D’’ («arrard pendant 13 ans, 1868 à 1877. Nous les rapi>rocherons des moyeniH’S de Lu()(i,no, de Iip.r et de (rpt'sim. Les minima et les maxima indi(|ués sont absolus.
Montreux Lugano . •
Bex
Gersau ••
Pour les trois mois «'hiver : rtécemW
on note les moyennes suivantes . >-u„ano , -
iiiillpi
intéressante table ,1’observations laites a XT. .-.or 1p nr dp. Hudhera :